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Rétro – Michaël Goossens: le Standard, « c’est le coeur de ma vie »

Neuf ans au Standard, un but incroyable avec Schalke 04 contre l’Inter Milan, une histoire de Mousquetaires et une envie d’entraîner. Michaël Goossens (44 ans) a des choses à raconter sur sa carrière et en vrai Liégeois il le fait avec le sourire.

Le rendez-vous est pris à Sclessin, là où l’attaquant a écrit les plus belles pages de sa carrière. Un terrain qu’il connaît comme sa poche, mieux que son propre jardin, peut-être même. C’est que le Standard, « c’est le coeur de ma vie », comme il le dit lui-même, des étoiles plein les yeux. Et si les interviews ne sont pas vraiment son truc, Michaël Goossens s’y plie malgré tout avec le sourire. Quand on parle Standard avec lui, la bonne humeur fait très vite surface.

C’est que les Rouches, l’homme y est lié depuis longtemps. Une éternité même. « Quand j’étais petit, on venait voir les matchs. On descendait de Tilleur en voiture jusque chez ma grand-mère et, de là, on continuait à pied. Parfois, même, avec mon père, on longeait la voie ferrée. C’était plus rapide, en ligne droite. J’avais 7-8 ans, donc ça remonte (rire). Mais, aujourd’hui c’est interdit », lance-t-il.

Les Mousquetaires

Ce n’est pourtant pas là qu’il a débuté le football. « J’ai commencé tout gamin à Tilleur, à l’âge de 5 ou 6 ans. Après, je suis passé à Cointe puis à Seraing où j’ai fait mes classes jusqu’en Première », raconte-t-il. Ces clubs ne sont évidemment plus ce qu’ils étaient à l’époque. « Seraing et Tilleur ont du mal à remonter où ils étaient avant, c’est un peu le problème. Mais Cointe a un beau centre de formation. »

Au Standard, il faisait partie des Mousquetaires, un groupe composé de Philippe Léonard, Régis Genaux et Roberto Bisconti. Ils étaient arrivés en équipe Première au même moment. Symbole du renouveau liégeois, les contacts sont malheureusement moins fréquents de nos jours. « Malheureusement, Régis, paix à son âme, est décédé. Roberto, je l’ai vu il y a quelques semaines à un tournoi à Tilleur. Philippe, je l’ai eu au téléphone mais ça remonte déjà. Il bouge beaucoup avec ses établissements et le reste. Quand la carrière est finie, ce n’est pas évident de rester en contact », regrette le Jeune Pro de l’année 1993.

« C’était magnifique comme période. Les quatre jeunes qui débarquaient en Première au Standard, surtout qu’il y en avait trois de la province de Liège et Régis de Charleroi. C’était magique. On a gagné la Coupe en 93, à Anderlecht, c’était l’apothéose totale. J’espère qu’il y en aura encore d’autres, des Mousquetaires. Ce serait bien », ajoute- t-il.

Un but de folie contre l’Inter

Après ce premier passage au Standard, il s’envole en 1996 pour l’Italie et le Geona en Serie B. Un passage transalpin qui aurait pu se terminer… avec un transfert à Anderlecht. « Vandereycken est venu me voir à l’entraînement et il m’a dit qu’il me voulait vraiment », se souvient-il. Mais son amour du Standard le bloque : « Étant rouche, je crois que ça ne l’aurait pas fait. Si ça a été concret ? Je ne sais pas. J’aurais douté mais je ne pense pas que j’aurais signé. De toute façon, Schalke est arrivé directement et les discussions se sont arrêtées là. »

Schalke, le sommet de la carrière du Liégeois. « Les clubs allemands, la rigueur allemande, le professionnalisme allemand, les joueurs, le championnat… C’est le plus haut passage de ma vie », lance-t-il avant d’évoquer son plus grand souvenir avec les Königsblauen. « Ce but à la 92e contre l’Inter de Milan, en quart de finale retour de la Coupe UEFA (une frappe enroulée en pleine lucarne, sur un assist de Wilmots, ndlr). On avait perdu 1-0 chez eux, et je fais 1-0 chez nous. » Hélas, l’Inter égalisera dans les prolongations, mettant un terme au rêve européen de Goossens.

L’envie d’entraîner

Après un retour au Standard, il jouera encore au Grazer AK (Autriche), à Saint-Trond, à Eupen et à Bercheux au niveau amateur. « J’ai directement été engagé chez Adidas quand j’ai fini ma carrière », raconte celui qui a inscrit plus de 80 buts avec le Standard. « Ensuite, j’ai retrouvé du boulot chez un ami dans un bureau de paris sportifs mais j’ai arrêté pour signer chez Décathlon dans le rayon football, évidemment. Maintenant, je suis sans emploi, je cherche du travail. »

Outre cette recherche d’emploi, Michaël Goossens envisage également de passer ses diplômes d’entraîneur très prochainement. « Enfin ! », diront certains. « Je peux passer directement le diplôme UEFA B parce que j’ai plus de 200 matchs en Division 1 mais ça tombe tous les 4 ans. Cette année, je ne sais pas si c’est pour le C ou le B. Si c’est le B l’an prochain, je ne vais pas passer le C cette année. Je vais attendre. Mais tout le monde me le demande. »

Quant à devenir consultant comme bon nombre d’anciens pros, très peu pour lui. « On m’a déjà proposé, chez RTL. J’avais été une fois, ça s’était bien passé mais ce n’est pas trop mon truc. Je préfère être au calme. Je suis trop nerveux quand je regarde un match. »

Alors, bientôt le retour de Mika au bord des pelouses ? L’avenir nous le dira.

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