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Edmilson : « Je n’ai peur de personne »

Le Belgo-Brésilien est l’homme du money time du Standard. Entre Cité ardente, Sa Pinto, les Diables, et un éventuel transfert, Majic Edi Junior se raconte avec l’accent teinté de sonorités latino-liégeoises.

Edmilson Junior à propos…

…de sa forme étincelante du moment : « C’est le travail d’une saison entière, j’ai bossé dur avant et après les entraînements, j’ai changé mon alimentation, je fais attention à bien me reposer. Pas mal de choses ont changé chez moi. C’est aussi grâce à mes équipiers si je suis aussi bien en cette fin de saison. On est vraiment comme des frères. On se bat l’un pour l’autre, on va à la guerre ensemble. Cet état d’esprit avait disparu pendant deux ans. Mais dès l’arrivée de Sa Pinto, on a compris que ça allait changer. »

…de l’apport de Sa Pinto : « Il a su souder toute l’équipe voire même tout le club. L’an dernier, on faisait un peu ce qu’on voulait. Et Sa Pinto a su ramener de l’ordre dans ce club. Cette fois, on a construit un vrai groupe, que ce soit sur le terrain ou en dehors. On est une vraie famille. La saison dernière, on sentait que certains ne voulaient rien faire pour le groupe, ils faisaient leur petit truc sur le côté, mais ils ne pensaient qu’à leur gueule. Il y avait des coaches qui n’osaient rien dire à ces  » cadres  » qui ont aujourd’hui quitté le navire. Sa Pinto, lui, s’en fout de qui tu es, s’il doit te dire quelque chose, il te le dit en face. Ça nous a fait grandir. Il manquait un coach comme ça, un coach de caractère, qui pouvait apporter cette fameuse grinta. Ce qu’on connaît cette saison n’a plus rien à voir. »

…de son caractère: « Je ne me suis jamais laissé faire. Quand je ne suis pas content de quelque chose, je le dis direct, je n’ai peur de personne. Par exemple, à la mi-temps du match à Bruges ou celui à Ostende qui nous a qualifiés pour les play-offs, j’ai fait passer un coup de gueule. Je ne comprenais pas comment on pouvait afficher un tel niveau : on avait peur de jouer, on se chiait dessus. On devait régler ça. Et que ce soit à Bruges ou à Ostende, on a eu la réaction adéquate après la pause. »

…de son attachement au Standard : « Je suis né ici, tous mes amis sont de Liège, mon père est passé par le Standard. Quand je suis revenu ici il y a plus de deux saisons, c’était surtout un choix du coeur. Je suis fier de porter ce maillot ! Ce que je voulais c’était jouer à Sclessin devant ce public de fou. La rumeur Anderlecht ? Ça n’avait rien à voir avec moi. Mon club aujourd’hui, c’est le Standard. »

…des Diables Rouges : « Jouer pour mon pays, avoir tout un peuple derrière soi, c’est la chose la plus belle dans le foot. J’ai toujours de la famille au Brésil, mais je suis né ici, j’ai grandi ici. Si un jour, je peux porter ce maillot, ce serait une fierté énorme. Si ça pourrait arriver plus vite que je ne le pense ou si c’est encore trop tôt ? Je ne sais pas si c’est trop tôt mais il y a une Coupe du Monde qui arrive et le coach doit avoir déjà son groupe en tête. Cette Coupe du Monde, je me suis toujours dit que j’allais la regarder tranquille avec mes amis. Ce ne serait évidemment pas une déception pour moi de ne pas être appelé. »

Par Thomas Bricmont

Retrouvez l’intégralité de l’interview d’Edmilson Junior dans votre Sport/Foot Magazine

 

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