Mais où est passé l’esprit Standard ?

Face à Westerlo, le Standard n’a jamais semblé vouloir se révolter. Depuis plusieurs semaines, cette grinta made in Liège fait défaut aux Principautaires qui sont plus apathiques que jamais, comme résigné à subir leur sort.

Dans le passé, il suffisait de peu pour que Sclessin s’emballe et que la furia liégeoise se mette en branle. Les joueurs savaient se donner à fond et s’arracher pour tenter d’arracher la victoire. Ils allaient au charbon comme on dit dans le jargon.

Mais aujourd’hui, cet esprit Standard n’est plus là. Le souffle de la révolte se fait plus entendre dans les tribunes que sur le terrain. Pourtant, c’est grâce à cette envie, cette mentalité que le club liégeois a forgé ses plus beaux résultats.

Des joueurs qui ne collent pas

Ne tournons pas autour du pot, si le Standard ne ressemble plus tellement au Standard, c’est parce que les joueurs n’ont pas cette état d’esprit. Il y a bien un Adrien Trebel qui s’arrache pour arracher des ballons, un Reginal Goreux qui sait faire entendre sa voix si nécessaire ou un Mathieu Dossevi qui est du genre à se donner pendant 90 minutes. Mais derrière…

On ne remet pas ici en doute les qualités des joueurs, mais il faut bien constater que le Standard d’aujourd’hui est trop « gentil ». Santini, malgré sa stature imposante, n’est pas du genre à aller gueuler pour remettre joueurs, arbitres et adversaires en place. Edmilson Jr affiche un profil plus technique et des gars comme Hubert ou Fiore sont encore jeunes. Kosanovic pourrait apporter cette rage dans le futur, mais cela reste peu.

Le départ de Van Damme laisse un grand vide. Le capitaine personnifiait à merveille l’esprit du club. Ce sont désormais à d’autres, et on l’attend avec impatience, de prendre le relais.

Une spirale négative qui n’aide pas

En l’absence de grand leader charismatique, il est parfois difficile de se faire violence, de suivre un exemple. Et quand les choses ne tournent pas comme il faut, l’équipe peut se sentir un peu perdue.

La mauvaise passe que vit actuellement le Standard n’aide évidemment pas et met en évidence ces lacunes mentales. Comment y remédier ? Il faut que certains cadres de l’équipe prennent leurs responsabilités et affichent une plus grande rage sur le terrain.

En l’absence de grand leader charismatique, il est parfois difficile de se faire violence, de suivre un exemple

A cet égard, le match de samedi contre Charleroi pourrait bien être un déclic… comme le contraire. D’un côté, l’ambiance surchauffée et la pression que mettront les supporters pourraient libérer les joueurs liégeois. D’un autre, si le match ne tourne pas trop en leur faveur, le public pourrait au contraire enfoncer sa propre équipe en la sifflant et perdre contre un rival n’est pas du genre à vous relancer.

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