Le Standard contestera-t-il sa sanction? Son directeur juridique s’explique

Le Standard a écopé d’un match à huis-clos à une date encore à déterminer, et d’un autre où il bénéficie du sursis jusqu’au 1er mars 2017, suite aux incidents ayant émaillé le match de la 12e journée du championnat le 25 octobre à Charleroi (2-3).

Les Rouches vont à présent étudier le jugement rendu sur le fond en interne, avant d’entreprendre une éventuelle action à son encontre, a confié le teammanager Pierre Locht.

Mais la décision ayant cette fois été prise par la cour d’appel de la Commission des Litiges, il ne reste plus qu’une seule procédure possible pour attaquer ce jugement. Porter l’affaire devant la commission d’Evocation de l’Union Belge de football (URBSFA).

«Ce qui est sûr», explique Pierre Locht, «c’est qu’on ne va pas perdre son temps à chercher d’hypothétiques erreurs de procédure commises dans ce dossier. On veut en effet analyser à fond les motifs sur lesquels s’est basée la commission d’appel pour nous infliger cette sanction. On examinera ensuite les éventuelles suites qui pourraient être décidées pour s’opposer aux mesures qui nous frappent».

«Le Standard a toujours manifesté son opposition à la sanction du huis clos qu’il juge inappropriée», rappelle par ailleurs Pierre Locht. «Elle revient en effet à punir une majorité de gens à cause des actes malveillants d’une minorité. Ce qui constitue une injustice et ne résoud pas le problème. La cellule football du ministère de l’Intérieur dispose d’ailleurs de toute une série d’autres mesures dont l’interdiction de stade pour punir les fauteurs de troubles. Le Standard a du reste lui même déjà poursuivi des supporters aux comportements déplacés, et collabore le mieux possible avec la cellule football. On a ainsi notamment investi dans l’achat de caméras».

La plainte du Sporting de Charleroi qui réclamait un forfait à l’encontre du Standard de Liège ou au moins de faire rejouer le match, a en revanche été rejetée par la Commission d’appel qui ne trouve rien à redire aux décisions de l’arbitre Luc Wouters d’arrêter le match puis de le faire reprendre jusqu’à la fin du temps règlementaire. Il n’a pris aucune mesure arbitraire favorisant une des deux équipes en présence, ni influencé le résultat du match. Charleroi est également débouté dans sa demande de dédommagements à hauteur de 5.000 euros pour les dégâts causés dans le stade.

Aucune amende n’a non plus été infligée au Standard, la commission d’appel estimant que la peine maximale de 5.000 euros n’est pas suffisamment «dissuasive» et est donc inefficace en matière de prévention.

Le Standard devra toutefois assumer les trois quarts de frais de procédure, et Charleroi un quart.

 

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