Interview exclusive de Bruno Venanzi, le président du Standard: « Il y aura de l’argent pour les transferts »

Avant d’accueillir le FC Bruges, le président du Standard a accepté de faire le point sur ses premiers mois à la tête du Standard. Il est notamment revenu sur son annonce au sujet de l’état alarmant des caisses du club, se montrant rassurant et assurant qu’il y aurait bien de l’argent pour les transferts en janvier.

Bruno Venanzi, il y a deux mois, vous avouiez qu’il ne restait que deux millions dans les caisses. Où en êtes-vous aujourd’hui que vous avez touché une tranche du transfert de Batshuayi et que vous avez vendu Mpoku ?

J’ai tiré la sonnette d’alarme car certains payements n’avaient pas été effectués. Aujourd’hui, cela a été régularisé. Pour les prochains mois, le Standard n’aura donc pas de problème de trésorerie. Il y aura de l’argent pour les transferts éventuels. Et transfert, il y aura. Cependant, il ne faut pas se voiler la face : le club a perdu la saison passée beaucoup d’argent. On espère revenir à l’équilibre cette saison mais on dépend beaucoup des résultats. Une participation à l’Europa League, c’est 2,5 millions d’euros !

Mais que reste-t-il dans les caisses ?

Plus de trois millions.

Si le Standard est dans une situation compliquée sur le plan financier, c’est parce que vous avez accepté de laisser Duchâtelet partir avec 10 millions…

C’est un payement étalé sur plusieurs années (NDLR : la diminution du remboursement de capital s’étale sur 5 ans).

Mais en acceptant qu’il parte avec 10 millions, vous avez été complice d’appauvrissement du Standard, non ?

Je ne vois pas pourquoi vous parlez de complicité.

Parce que vous y gagnez, Duchâtelet aussi mais pas le Standard…

Mais il faut voir cela avec du recul. D’un point de vue économique, quand vous rachetez une société, ce n’est pas le prix d’achat qui compte mais le prix de revente. Il faut regarder la balance dans quelques années. Je vous dis simplement qu’il n’y aura pas de problème de trésorerie. Si c’est nécessaire à un moment donné, je ferai une augmentation de capital. Ce qui est important, c’est de retrouver l’équilibre financier et une équipe compétitive capable de jouer le top-3.

Mais c’est plus facile de retrouver une équipe capable de viser le top-3 avec des fonds…

Peut-être mais je pense que quand on a moins d’argent, on apprend à gérer de manière plus saine. Je l’ai vécu à Lampiris où on a commencé avec un capital de 63.000 euros qu’on a fait monter à plus de 30 millions d’euros. Malines est un bon exemple en matière de transferts. Le Standard a toujours payé ses joueurs à temps et en heure, cela fait partie de notre marque. Mais c’est clair que si un club a trois jours de retard pour l’échéance d’un payement, notre comptabilité va téléphoner. Deux jours de retard, c’est deux jours de retard. Cela fait partie de la gestion saine.

Vous avez baissé la masse salariale de 17 à 12 millions. De quoi compenser le déficit d’exploitation ?

En partie. Mais le Standard doit aussi gagner de l’argent par la vente de joueurs. Mais parfois, vous achetez un joueur 0 euro et le revendez 2 millions. On croit que c’est l’affaire du siècle mais on oublie que négocier avec un joueur en fin de contrat a un impact sur la masse salariale et qu’il faut débourser une prime à la signature.

Découvrez notre interview, sur deux pages, dans les journaux du groupe Sudpresse de ce samedi 12 décembre, que vous pouvez également télécharger en cliquant ici.

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