La belle histoire de Joannie Bovy

Rencontre avec une personnalité très attachante du Standard. Elle s’appelle Joannie Bovy et elle a deux passions : le Standard qu’elle photographie, avec un réel talent, lors de chaque match et la photo. Tout ça en étant malvoyante de naissance. On l’a suivie quand elle couvrait un match de Torball. Un sport dédié essentiellement aux non-voyants et aux malvoyants.

« Je ne vois quasiment rien. Je distingue surtout les couleurs. Les ombres aussi. Pour le reste je décrypte. Quand j’arrive au stade par exemple, je ne vois pas la pelouse. Je ne vois pas davantage les joueurs. Je ne vois rien. Comme si c’était un tableau de Picasso. Par contre je distingue bien le rouge et le blanc…(rires). Le foot et la photo sont deux vraies passions. Je ne peux pas me passer d’un match. »

Comment est née cette passion pour la photo ?

« Ma maman aimait beaucoup nous photographier. Elle m’a un jour offert un appareil pour ma communion et c’était parti. »

Quel est votre secret pour prendre d’aussi belles photos en ne voyant que très très peu de choses ?

« J’ai développé une ouïe très fine. Quand je suis sur un terrain de sport, elle est en éveil permanent. Je me retourne sur le moindre bruit que j’entends. Le rebond du ballon, les cris des supporters, les disputes des parents…Ce sont des indices qui m’aident à me situer. Au Standard il y a l’audio description qui nous aide beaucoup. Le terrain est divisé en quatre zones. Ça aide. Pour les portraits c’est plus compliqué car il faut plus de concentration. Mais j’arrive à sentir les émotions. Quand quelqu’un sourit. Ou alors je ressens très fort l’énervement… »

Ça vous apporte quoi ce don particulier?

« Avant j’étais introvertie et j’ai aussi été victime de moquerie étant plus jeune. Aujourd’hui je vais davantage vers les autres. C’est une revanche sur le handicap. »

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