Standard: le film d’une saison pourrie

Pour la deuxième année consécutive, le Standard ne jouera pas les play-off 1. Retour sur une saison qui avait mal commencé et qui s’est mal terminée.

Cela ne faisait plus le moindre doute mais c’est désormais officiel: les play-off 1 se joueront à nouveau sans le Standard, et ce pour la deuxième année consécutive. Voici le film d’une saison chaotique, entre départs en coulisses et contre-performances sportives…

1. C’était mal parti: Ferrera viré après seulement cinq journées

Bruno Venanzi a-t-il eu raison de sacrifier Yannick Ferrera aussi vite, dès le lendemain de la cinquième journée de championnat, alors que le Standard restait sur un nul au FC Bruges? On s’était posé la question à l’époque, et on se la pose d’autant plus aujourd’hui, vu le déroulement de la saison.

Sous la direction de Ferrera, qui avait remporté la Coupe la saison passée, les «Rouches» n’avaient certes pris que six points sur quinze mais il n’y avait pas encore le feu au lac non plus… À titre de comparaison, Bruges – l’actuel leader de la compétition – n’avait qu’une longueur d’avance sur le Standard à l’époque.

2. Jankovic avait démarré fort, sauf en Coupe

Arrivé en provenance de Malines, où il avait commencé la saison par un bilan de 8 points sur 15, Aleksandar Jankovic a presque vécu des débuts de rêve dans son nouveau costume. Le Serbe a signé trois victoires de suite en championnat – contre Genk, Lokeren et Eupen – mais n’a pu éviter une élimination prématurée, dès son entrée en lice, en Coupe de Belgique, sur la pelouse de… Geel. Cela a tout de même fait tache, face à une D1 amateurs, d’autant plus que le Standard était donc le tenant du titre.

3. La cata à l’extérieur: près de cinq mois de disette

Le Standard a été catastrophique à l’extérieur, où il n’a gagné que deux fois. Et entre la première et la deuxième victoire, près de cinq mois se sont écoulés! Vainqueurs d’une courte tête à Lokeren le 18 septembre, les Rouches ont dû attendre leur dernier déplacement à Waasland-Beveren le 12 février pour remettre ça.

À l’extérieur, ils n’ont pris que 13 points sur 39, soit une moyenne d’un point par match. À titre de comparaison, Saint-Trond, antépénultième au classement, a également récolté treize unités en déplacement.

4. Maillon faible en Europa League

Alors que les trois autres clubs belges – Anderlecht, La Gantoise et Genk – sont toujours en course en 1/8es de finale de l’Europa League, le Standard a été le seul à échouer dès le premier tour, lors de la phase de poules, dans un groupe il est vrai assez relevé avec l’Ajax et le Celta Vigo.

5. Le torchon brûle avec Van Buyten

Daniel Van Buyten se demandait si ses conseils étaient encore écoutés… Le 13 février, le Standard annonce qu’il met fin à sa « collaboration » avec l’ancien Diable rouge, qui occupait la fonction de conseiller du président Venanzi, et qu’Olivier Renard a désormais les pleins pouvoirs sportifs.

« Big Dan » n’aura finalement passé que 17 mois au sein du club liégeois.

6. Les play-off 2, ça leur ira très bien

À deux journées de la fin de la phase classique, c’est mathématique: le Standard, qui se trouve à sept longueurs du Top 6, ne peut plus se qualifier pour les play-off 1. Éjectés des places qualificatives pour les «PO1» au soir de la 12e journée – défaite à La Gantoise -, Jankovic et ses hommes n’ont plus jamais réussi à remonter dans le bon wagon.

Sur les dix dernières rencontres de championnat, ils n’ont pris que dix points. Pendant ce temps-là, Malines – l’actuel dernier qualifié pour les play-off 1 – prenait 17 unités.

 

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