Preud’homme : « Pas une situation agréable pour Yannick »

Après avoir rappelé qu’une qualification pour les 8es de finale de la Ligue des Champions n’était «objectivement pas réaliste même si nous ferons tout pour l’obtenir », Michel Preud’homme a abordé longuement le match face au Standard.

> Comment s’est passée votre semaine après le non match du Club face à Courtrai, au terme duquel vous aviez déclaré que vos joueurs allaient le sentir passer ?

Nous avons livré un mauvais match, et surtout une mauvaise première mi-temps. On se doit de réagir. Maintenant, je ne suis pas fou non plus : quand j’ai dit cela, cela ne signifiait pas que j’allais leur infliger un entraînement punitif, que j’allais les casser physiquement. Il y a d’autres manières de faire passer un message : par les mots, par les images, par des décisions, etc.

> Ce qu’ils vous ont montré en semaine vous a rassuré ?

Même avant Courtrai, ils ne m’avaient pas déçu à l’entraînement. C’est leur attitude qu’ils doivent changer. On verra donc dimanche. Parfois en Belgique, je lis que les joueurs se battent – ou pas – pour sauver la peau de leur entraîneur. C’est ridicule. Ils sont payés par un club, pas par un entraîneur à qui ils veulent faire plaisir.

> Justement, Yannick Ferrera se retrouve dans une situation délicate au Standard…

Ce n’est pas une situation agréable pour Yannick. Je ne connais pas la réalité exacte de cette situation mais d’après ce que je lis, je trouve son management très correct. Il ne faut pas oublier que c’est un jeune entraîneur, qui a aidé le club à se redresser dans des circonstances parfois délicates. Il reste calme, focalisé sur son travail.

> Dimanche, vous pourriez l’enfoncer un peu plus ?

Je ne pense pas à cela. Ce qui compte, c’est que Bruges remporte les trois points. Pour le reste, ce n’est pas de ma responsabilité.

> Tout le monde garde en mémoire le 7-1 de la saison dernière. Pensez-vous que cela peut trotter dans la tête des Standardmen ?

Non. Depuis lors, ils nous ont battus à deux reprises, chez eux et en finale de la Coupe. Ce sera totalement différent.

> Le contexte est tout de même assez similaire, non ?

Le Standard n’est pas exactement dans la même situation. L’an dernier, il y avait eu un changement d’entraîneur, Deflandre avait assuré l’intérim. Aujourd’hui, le Standard a une véritable philosophie. Tu ne vois plus une équipe où il n’y a plus rien, bien au contraire. J’ai vu le match contre Charleroi : même s’il n’y a pas eu d’occasions ou de tirs au but, la première demi-heure était d’un très bon niveau. Mais qu’est-ce qu’il y a eu comme dépense physique, comme travail des deux équipes en termes de marquage-démarquage et vitesse d’exécution. On ne voit pas souvent des demi- heures pareilles en Pro League.

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