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Le mot de « Gerouche »: LA CHANCE DU CHAMPION ?

Chers supporters,

Il n’y a pas eu de surprise hier soir, du côté du Jan Breydel Stadion, hélas.

J’aurais aimé ne pas jouer les oiseaux de mauvaise augure, mais, très honnêtement et vous l’aviez compris, je craignais particulièrement ce déplacement en terre ennemie, tant par la qualité de la phalange Brugeoise mais aussi par l’ambiance parfois limite qui y prévaut, sans parler de l’expérience adverse après deux titres récemment acquis, de la pression qui coule à flot sur le club visiteur et j’en passe… Sans parler de l’issue de nos deux rencontres précédentes, là-bas.

Au terme du match, on ne peut certes pas dire que les champions sortants ne méritent pas leur victoire, tant leur prestation frisa la démonstration dans le second acte, avec ce diable de Dennis à la manœuvre, et pourtant….

Pourtant, il aurait suffi que le pied gauche d’appui de Zino Van Heusden ne glisse pas au moment de vouloir dégager le  ballon, et tout aurait sans doute été différent, les Brugeois ne semblant pas tellement à leur affaire, jusque-là.

Jusqu’à cette fichue et fatidique minute, notre équipe n’avait pas à rougir de son entame de match, ayant même failli ouvrir la marque dès la 1ére minute de jeu. Les nôtres faisaient presque jeu égal avec les Blauw en zwart, alors que nous craignions au départ à l’excès leur pression initiale, passée presque inaperçue au final.

Pour sûr, nos joueurs étaient bien en place et focalisés sur leur match, et puis patatra…. En l’espace d’une minute, tout était dit, les Brugeois enfonçant le clou à peine l’équipe remise debout sans avoir réalisé ce qui venait de lui tomber dessus.

Le reste de la rencontre ne fut plus qu’une formalité pour nos hôtes, nos joueurs semblant perdus sur le terrain et assommés, ayant perdu toute envie d’aller de l’avant et de contrer les actions adverses. De mettre le pied,  tout simplement, alors que sur le banc, Michel paraissait fataliste et Emilio, conforme à lui-même, multipliant les rictus, tantôt d’un sourcil, tantôt d’un œil, tantôt de la bouche, nerveusement.

Bien entendu, ce matin, dans les journaux et à la radio, les commentaires vont déjà bon train, semblant dire, faussement, que le titre s’éloigne du Standard, réaction prévisible et pourtant stupide. Et tant mieux s’ils le croient, après tout.

Car, comme je l’ai écrit précédemment, Bruges est le grand favori à mes yeux, mais de là à dire que tout est fini, il y a une marge….

Cette défaite en soit n’a rien de dramatique, si ce n’est peut-être dans les chiffres et la manière, après le 2-0, et j’aurais signé des deux mains pour avoir 6 points sur 9 après ces trois premières journées.

Je reste même convaincu que si nous emportons 7 des 10 rencontres proposées au menu, nous ne serons pas loin de la 1ére marche.

Espérons toutefois que nos joueurs ne gambergent pas, ne se posent pas mille questions et repartent de l’avant, surtout face à notre prochain adversaire, les mauves, en pleine crise de confiance et donc à prendre, à la condition de ne pas les sous-estimer, car leur jeu déployé n’est pas si mauvais, quoique leurs supporters trop longtemps trop gâtés en disent.

Pas facile n’est-ce pas de perdre quand on n’y a que trop peu goûté ? Encore moins de revendiquer un titre tous les deux ans, et ensuite d’assumer quand ce n’est pas le cas.

Alors, à l’image des Brugeois hier soir, en seconde mi-temps, tâchons nous aussi d’enfoncer le clou, sans pitié, histoire de leur faire goûter le gazon de Sclessin, qu’ils ne s’imaginent surtout pas qu’elle est plus verte chez nous.

Une seule chose en réalité m’inquiète à propos de notre équipe, quant à la suite de son parcours en playoffs1.

Son manque de leaders, Marin excepté, d’esprit de rébellion, quand les événements ne tournent pas en sa faveur.

A ce niveau, même s’il y a sans doute moins de talent du côté de l’Antwerp, il y a bien plus de caractère.

C’est ce qui nous fait défaut, souvent.

La rencontre de vendredi sera donc peut-être  plus importante encore que celle jouée et perdue ce lundi, à plus d’un titre, sans mauvais jeu de mots. Car, durant cette 4ème journée, il y aura aussi un certain Genk-Bruges, et là, bonjour les dégâts, tant mathématiques que psychologiques.

Toutefois, j’aimerais voir sur la pelouse, d’entrée de  jeu cette fois, et non quand tout part en « couilles », un certain Halilovic, qui aurait à mon sens fait grand bien hier si aligné plus tôt à la place de Bokadi, notamment, et qui aurait permis à notre flan gauche d’être un peu moins dépendant du pauvre Layfis, soumis à rude épreuve, face à Dennis. Idem aussi pour Orlando Sa, trop peu utilisé alors que Renaud Emond a certainement besoin de souffler un peu…. Quant à l’absence de Fay dans la sélection, ça pose question, ici aussi, et pas nécessairement à la place de Cavanda, nullement visé je précise.

Enfin, la question finale pourrait être la suivante : Ce Bruges-là est t’il trop fort ?

L’effectif est séduisant, à n’en pas douter, et leur ambition retrouvée n’est pas de nature à rassurer, malgré le prochain départ de Leko, qui semble  vouloir partir sur une bonne note, un peu comme Marin chez nous.

On avait bien espéré qu’une certaine « dissension » ne disperse les Brugeois, mais, visiblement, ce ne sera pas le cas.

En comparant nos effectifs, pourtant, il semble que le Standard ne dispose pas de moins de talents. Ils ont Vörmer, Vanaken, Dennis, Danjuma, Mata. Nous avons Carcela, Marin, Halilovic, Djenepo, sans oublier Lestienne, voir Mpoku, quand il veut se mouiller.

Certes, devant, il  n’y a pas photo, nous ne disposons pas d’un Wesley. Mais dans les buts, l’avantage va clairement à Ochoa.

ET puis, rappelons-nous, Mouscron et Charleroi sont allés gagner là-bas. La tâche n’est donc pas insurmontable, et parfois, un seul petit grain de sable peut bloquer la plus belle des mécaniques, un peu à l’image de la rencontre d’hier soir.

Tout espoir n’est donc pas perdu, et penser le contraire serait une très grave erreur.

Gérouche

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4 thoughts on “Le mot de « Gerouche »: LA CHANCE DU CHAMPION ?

  1. Merci Gerouche doublement méritant.
    Pour avoir le courage d’écrire bien comme d’habitude et surtout de garder la foi.
    En espérant me tromper, cette équipe ne peut revendiquer le titre en manquant autant de caractère voire de réaction ou même de talent.
    Ce sera déjà pas mal de terminer sur le podium.

  2. Ce qui fait la différence actuellement entre bruges et nous, c est la forme de leurs joueurs clefs par rapport aux nôtres, en dessous de leur niveau tout au contraire ! Et donc, oui, si nos pseudos vedettes ne l élèvent pas, il n y aura rien à espérer. Nos 2 premiers succès furent du reste un peu surfait, surtout dans la manière….

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