Vous êtes ici
Home >> Standard-Rouche.be >> Le mot de « Gerouche »: AMER

Le mot de « Gerouche »: AMER

Chers supporters,

Les mots me manquent ce matin pour définir mon sentiment, au terme de  notre pâle prestation dans la capitale, lors d’une rencontre qui ne l’était pas moins. S’il est en effet des défaites qui sont facilement digérées et acceptées, d’autres nous restent très longtemps en travers de la gorge, et celle-ci en fait assurément partie.

Difficile en effet de comprendre comment une équipe, la nôtre en l’occurrence, puisse être tombée si bas, alors qu’elle était si brillante en playoffs l’an dernier. Comment elle peut battre des équipes comme Séville, Kraznodar, et même Bruges, dans ses installations, et échouer lamentablement contre des adversaires de moindre envergure, dès qu’elle se produit à l’extérieur, confirmant plus que de raison l’impression d’insuffisance ou de  « suffisance » laissée durant la phase classique, à de trop rares exceptions près.

Certes, dans des temps pas si lointain, se déplacer et gagner au parc Astrid n’avait rien d’une sinécure, mais ici, vu le contexte, nous n’aurions dû faire qu’une bouchée des Anderlechtois, réduits qui plus est à 10 après seulement dix minutes de jeu.

Toutefois, je ne peux pas dire que les joueurs alignés ne sont pas investis dans leur tâche, la bonne volonté étant évidente mais …. Insuffisante par manque surtout d’inspiration, face à des « mauves » visiblement revigorés et déterminés à effacer leurs contre-performances depuis l’entame de ces playoffs, à se sublimer surtout face à nous pour compenser la sanction arbitrale initiale.

Bien sûr, on pourra toujours évoquer les nombreux absents, celle de VanHeusden n’étant pas la moindre, mais quand même, comme l’a bien dit MPH, les onze hommes sur le terrain avaient eux aussi des références à faire valoir, mais qui ne se sont guère vues, hormis des efforts en solitaires de Medhi, essentiellement, voire uniquement, auxquels s’ajoutent quelques tentatives trop timides d’Hallilovic.

En termes d’occasion, ce fut peu, vraiment trop, aucune combinaison digne de ce nom ne venant apporter le danger dans le rectangle adverse, face à une défense déforcée après l’exclusion de Bornaut.

Pire, on pourrait même arguer que nous jouâmes finalement à …. 9 contre 10, tant nos deux hommes à l’avant passèrent presque inaperçu, Emond paraissant bien fatigué et Lestienne très effacé.

Alors, qu’est ce qui tourne plus chez nous ?

A entendre le bouillant Michel lors de l’interview d’après match, tout serait de sa faute. Et bon nombre de supporters sont actuellement aussi enclin à le penser. J’avoue moi aussi en faire un peu partie, à vrai dire.

Car ce qui m’interpelle, ce sont précisément cette absence récurrente de mouvements et d’actions bien menées devant, un peu  comme si nos attaquants n’avaient rien préparé en semaine, n’avaient aucune solution sur laquelle s’appuyer, ce qui n’est du reste pas totalement faux. Cela fait trop longtemps en effet qu’on crie haut et fort que notre effectif manque d’un véritable centre avant, d’un vrai pivot, de quelqu’un capable de conserver le ballon, voire tout simplement de placer une belle tête.

En attendant, voilà notre ennemi juré relancé grâce à nous, et notre équipe engoncée dans une spirale bien négative, qui nous éloigne non seulement du podium mais risque fort aussi de nous contraindre à disputer des matchs de barrage, tant en fin de championnat qu’en coupe d’Europe. Bonjour les dégâts !

Mais la vérité, c’est qu’il semble que notre équipe, nos joueurs, ont perdu, avec la perspective de jouer le titre au lendemain de notre  défaite chez nous face à Genk, toute envie de se surpasser, un peu comme si le reste n’avait plus d’importance. N’est t’elle pas là, précisément, la grosse différence avec les autres playoffs, menés de main de maitre les saisons précédentes, quand nous en faisions partie ? LE TITRE OU RIEN !

C’est du moins l’impression que la situation, l’état d’esprit actuel me donne à penser.

L’envie, visiblement, n’est plus trop présente dans le groupe, toujours un peu groggy après avoir laissé échapper l’opportunité de jouer la gagne jusqu’au bout.

Ils avaient tous beau crier haut et fort qu’ils fallait aborder les rencontres match par match, on ne m’enlèvera pas de la tête que seule la plus haute marche intéressait et motivait les joueurs.

Dores et déjà, on peut se tourner vers la saison prochaine, en espérant apporter des retouches aux endroits nécessaires tout en comblant les quelques départs annoncés.

Tout « chambouler » ne servirait sans doute à rien, le bébé n’étant pas à jeter avec l’eau du bain, surtout dans l’optique d’une certaine continuité, certes bien difficile à mettre en place dans notre championnat.

J’aimerais pour ma part voir au minimum confirmer quelques joueurs cadres à des postes clefs, tant en défense et à la construction essentiellement, et ne faire appel à des « mercenaires » qu’aux endroits où seul le talent est requis, mais en nombre restreint.

Dans cette perspective, des garçons comme Bastien, Miangue, Cavanda  et Rasquin devraient bénéficier de bien plus de crédit et s’installer dans la durée, tout comme Emond à la condition de ne plus le laisser tirer son plan seul devant, mais au contraire bien secondé par un véritable cador. Carcela aussi peut rester, si tel est vraiment son intention, à la condition de s’investir pleinement dans le projet et non plus menacer de partir au moindre « clash » avec la Direction.

Et puis il y a le contrat annoncé sur quatre ans pour Obby Oularé, auquel le staff croit semble t’il dur comme fer. Moi aussi du reste, j’y suis favorable, en espérant toutefois que ce joueur soit ou moins fragile ou moins malchanceux à l’avenir, sans quoi, ce sera une fois encore un caillou jeté à l’eau…. Mais le risque est grand, et à ce rythme, les opportunités ne se présenteront pas cent fois !

Gérouche

Similar Articles

One thought on “Le mot de « Gerouche »: AMER

  1. Comme je l’ai déja dit, il nous manque un homme sur le terrain avec du caractère. Si je prends les 3 équipes qui nous précèdent, ils ont ce type de joueur. Dewaest à Genk, Vormer à Bruges, Van Damme à l’Antwerp. Chez nous, qui sonne la révolte ? Personne.
    MPH n’est pas le premier venu. Il sait très bien ce qui lui manque dans l’effectif. Quand à Carcela, même si hier, il a été un des rares à tirer son épingle du jeu, il le doit uniquement à son talent. Personnellement, je pense qu’ il doit apporter plus.
    Que dire de joueur comme Kosanovic et Lestienne. Insipide, incolore, inodore.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Top