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Le mot de « Gerouche »: OUFTI

Chers supporters,

On a gagné cette 1ère manche, certes, mais que ce fut dur …. Jusqu’à la 70ème.

Je mentirais en vous disant que j’étais hyper confiant avant la rencontre, cette équipe de « salopards » ne nous ayant pas spécialement réussi jusqu’ici, la seule en fin de compte qui soit venue nous battre à domicile cette saison.

Mieux encore, quand j’ai découvert notre calendrier, j’ai bien cru que la fédération nous avait encore tendu un piège, avec cette 1ére rencontre chez nous contre le pire des adversaires, le plus vicieux surtout, et qui, même si on les disait fatigués ou émoussés, allaient entamer leur premier playoff pied au plancher, quitte à y laisser des forces, alors que les deux autres rencontres  ensuite en déplacement chez des équipes qui ne nous ont pas réussi davantage dans un passé récent relevaient tout autant du parcours du combattant.

Bref, pour le même prix, le Standard pouvait fort bien commencer par un triste zéro pointé après trois journées de playoff 1, ce qui aurait été une véritable catastrophe….

Donc, quand j’ai vu ce diable de Mbokani propulser le cuir après avoir bénéficié d’un contre très heureux, alors que quelques minutes auparavant, la malchance tout au contraire par l’entremise du poteau avait privé Marin d’un bien beau but, je me suis dit que l’histoire face aux troupes de Boloni allait se répéter.

Force est d’ailleurs de constater que notre coach himself était méfiant au départ, au vu de la disposition tactique de son équipe, refusant d’aller trop de l’avant par crainte sans doute de se prendre des contres.

Très vite, il est apparu qu’il serait encore difficile de trouver l’ouverture contre cette équipe, bien disposée sur le terrain et ne nous permettant que très rarement de combiner au ras du sol.

Car finalement, il est bien là le problème du Standard cette saison. Pour pouvoir l’emporter, il nous faut très bien jouer, car notre équipe manque furieusement de grands gabarits sur lesquels nous appuyer quand ça tourne moins bien, tant devant que derrière, Luyindama ayant été jusque fin janvier dernier  le seul à pouvoir réellement contrôler le trafic aérien en défense, voir même devant.

Désormais, depuis son départ, nous ne disposons plus d’un tueur, d’un homme qui fait peur par son physique imposant, hélas.

Alors, que nous restait t’il pour pouvoir prendre l’ascendant ? Les exploits individuels, tout en renforçant notre présence devant.

MPH  n’avait donc plus trop le choix, il se devait en seconde  mi-temps d’abandonner son approche trop frileuse du départ et faire monter Djenepo, notamment, avec le résultat que l’on connait.

Ce n’était plus l’heure des belles combinaisons, le plus souvent avortées, mais bien des raids solitaires, balle au pied, comme seuls en sont capables Carcela, Moussa et Razvan, pour infiltrer cette défense.

Eh oui, dans ce genre de confrontations dites « fermées », le talent pur, ça aide encore.

C’est là le plus grand constat au terme de cette rencontre.

Dommage aussi que notre Polo ne puisse apporter sa pierre à l’édifice, comme les trois autres cités.

Mais ce dernier se perd trop souvent en conjonctures inutiles et manque de courses, de dynamique vers l’avant et peut être plus encore de vista pour pouvoir y prétendre. Dommage, vraiment.

Aussi, malgré ce beau et très important succès, acquis dans la douleur, il serait bon à l’avenir de s’éviter d’être contraint à de telles retournements de situation, car la réussite, tôt ou tard, finira par nous bouder.

Alors, autant commencer les rencontres pied au plancher plutôt que d’être dans la réaction, surtout que notre défense ne parait pas offrir les meilleures garanties pour supporter le poids du match, à subir, vu l’absence d’un véritable tôlier derrière.

Comme le disait si bien un commentateur télé vendredi soir, le Standard a besoin d’un peu de folie pour être vraiment lui-même. De cette folie qui rend les plus beaux exploits possibles, de réaliser les rêves les plus fous.

Tout le contraire en fin de compte de ce que veut appliquer à la lettre notre bouillant Michel et son compère Emilio Ferreira, plus enclins à vouloir tout prévoir, tout gérer, tout organiser.

A cet égard, l’approche de Sa Pinto collait peut-être mieux encore à la  mentalité du club et des joueurs, malgré ses innombrables écarts verbaux et autres dérapages….

Mais d’ores et déjà, les priorités me paraissent très clair pour la Direction la saison prochaine, en matière de recrutement. Une tour à chaque extrémité du jeu serait à coup sûr les bienvenues…

Je terminerai avec le contenu de l’intervieuw en fin de rencontre, accordée au joueur de l’Antwerp, à cet Haroun à la mauvaise foi sans pareil, et qui m’a laissé sans voix, surpassant son maitre et mentor, Boloni.

Comment en effet peut-on se couvrir de ridicule en osant affirmer que les joueurs du Standard ont pratiqué un jeu dur, souvent  trop physique, abusant des pertes de temps et des arrêts de jeu, ceci sans entrainer les moindres sanctions de l’arbitre, trop enclin à favoriser l’équipe locale.

Franchement, je ne savais trop s’il fallait en rire, mais pareille bêtise était trop grosse que pour être tue.

L’éternelle fable de l’arroseur arrosé n’est pas prête d’être dépassée ni démodée.

Quant à l’issue de ces playoffs et donc du titre de champion, bien malin celui qui, à l’heure actuelle, peut dégager un favori entre …. Genk, Bruges et les rouges.

Mais je pense que le combat pour le graal se limitera entre ces trois-là, les trois autres ne m’ayant que très peu convaincu jusqu’ici.

Gérouche

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