« La pression de Bruges sur l’arbitre, c’est organisé ! »

1 – Scandaleux que De Bock ne soit pas exclu en fin de match « Le football est parfois paradoxal, et l’arbitrage aussi.

La semaine dernière, j’avais trouvé Bart Vertenten très peu inspiré lors du match entre Waasland/Beveren et Malines. Ce dimanche, il a été globalement bon à Bruges- Standard et, pourtant, ce match a posé problème. Le plus grave, c’est évidemment, dans les arrêts de jeu, le coup de pied volontaire porté par de Bock à Mbenza, qui doit générer un coup franc et une carte rouge. Le cas échéant, les Brugeois n’auraient jamais égalisé. Sur cette action, c’est clairement le premier linesman, Rien Vanyzere, qui est en cause. Bart Vertenten, lui, est à 40 m de là, très logiquement puisqu’il est sur sa diagonale pour le corner qui vient d’être donné, et ne peut donc rien voir. Mais c’est incroyable que cet assistant, qui a le nez sur la phase, n’intervienne pas… C’est scandaleux que De Bock, qui aurait déjà pu recevoir la carte rouge plutôt que la jaune au quart d’heure, ait fini ce match. En réalité, tout cela vient d’un long cheminent sur lequel il est important de revenir…»

2 – Comment Bruges organise la pression sur l’arbitre… « Le comportement général des Brugeois en première période est honteux. De Bock donne donc déjà un coup volontaire au quart d’heure et, comme trop souvent, Simons se rue sur l’arbitre, et le refait plusieurs fois au fil du temps. Oui, le capitaine peut discuter avec l’arbitre. Mais il doit le faire avec respect, ce qui n’est vraiment pas le cas ici. On voit aussi Michel Preud’homme avoir un comportement déplacé. L’arbitre l’avertit, sans l’exclure, et c’est alors son adjoint, Philippe Clement qui prend le relais ! Ceci montre clairement, à mes yeux, que la manière dont Bruges met la pression sur le corps arbitral, c’est organisé ! Et, dans le rayon des provocations, je ne parle même pas du ballon lancé par Butelle dans le dos de Dossevi, ni du public, toujours très chaud à Bruges. Je trouve que Bart Vertenten a eu beaucoup de mérite de garder sa ligne de bout en bout, n’hésitant pas à sanctionner Gedoz d’une carte jaune pour simulation, et annulant très justement deux buts brugeois pour des hors-jeu… parfaitement jugés par le même assistant, Rien Vanyzere ! Reste que des referees moins solides que Bart Vertrenten auraient pu se laisser prendre au piège, sous une telle pression. Et, par exemple, siffler penalty pour Gedoz… Il est grand temps que les instances interviennent, face à de tels agissements. Et je tiens à souligner que, du côté du Standard, tout le monde est resté correct, y compris Yannick Ferrera.»

3 – Butelle aurait dû recevoir au moins une carte jaune… « Il y a encore une phase qui mérite d’être commentée, c’est la sortie très particulière de Butelle, à l’heure de jeu. On a d’abord l’impression qu’il touche le ballon de la main hors de sa surface, mais le ralenti zappe malheureusement la phase. Ensuite, il tente d’accrocher Goreux par le maillot et l’arbitre a raison de laisser l’avantage mais il doit logiquement revenir, ensuite, vers Butelle pour lui donner une carte jaune. C’était d’autant plus facile à faire que le gardien brugeois n’avait déjà pas reçu, en fin de première période, la carte jaune qu’il méritait déjà face à Matthieu Dossevi, seul celui-ci étant averti…

« De Bock ? On aurait cru une bagarre de rue »

Sur l’égalisation brugeoise, les joueurs liégeois préféraient faire leur mea culpa plutôt que d’accabler M. Vertenten… même si le « duel » entre Isaac Mbenza et Laurens De Bock n’est pas passé inaperçu. «Ce n’est pas parce que le match est à Bruges que l’arbitre doit avoir peur de siffler ou céder à la pression du public. De Bock y est allé comme dans une bagarre de rue (sic) avec Isaac. Avec un coup-franc en notre faveur, nous aurions sans doute gagné cette rencontre… mais ce n’est pas une raison pour accabler l’arbitrage », lançait Adrien Trebel.

Alexander Scholz restait également neutre. «Je suis trop loin de la phase pour la juger convenablement. C’était un match intense avec beaucoup de duels à tous les coins du terrain. » Matthieu Dossevi reconnaissait que le Standard avait surtout mal géré la phase qui avait suivi cette fameuse action. «Il y avait une faute évidente sur Mbenza.

Après, nous étions peut-être encore un peu dans l’euphorie de notre second but. Nous étions en retard un peu partout sur le terrain ce coup-là. » Et les autres ? Étonnamment, aucun n’incriminait l’homme en noir, préférant reconnaître les torts d’une équipe qui, décidément, a beaucoup de mal à gérer la situation lorsqu’elle prend l’avance. « Bien sûr que De Bock donne un coup, mais sur ce… coup-là, on doit aussi penser défensivement et rester concentré durant 94 minutes », pestait Junior Edmilson.« On a eu un oubli coupable », ajoute Birama Toure. « C’est rageant… »

« Une faute sur Mbenza »

Yannick Ferrera était frustré sur l’arbitrage au terme de la rencontre. « Je suis très déçu car nous avions la victoire en vue », pestait encore l’entraîneur principautaire quelques minutes après la rencontre. « Quand on mène à deux reprises et encore à 40 secondes de la fin et qu’une grosse faute au point de corner opposé n’est pas sifflée, c’est évidemment très frustrant. Je ne comprends pas que l’arbitre, le juge de ligne ou même le quatrième referée n’intervienne pas sur cette action.

Pourtant, elle est à la base de l’égalisation brugeoise. Et cela fait très mal. Dès lors, je suis partagé entre deux émotions. Celle de cette déception. Mais aussi celle de la satisfaction d’avoir vu cette prestation des joueurs sur le plan de l’engagement, de la volonté et de l’intensité. »

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