Personne ne l’a oublié du côté de Sclessin. Pourtant, depuis son départ, Paul-José Mpoku, 24 ans, verviétois pur-jus, a déjà connu trois clubs. Ce soir, il revient à Liège sous le maillot du club grec du Panathinaïkos.

Depuis qu’il a quitté le Standarden janvier 2015, la trajectoire de Paul-José Mpoku n’a pas été linéaire. En un an et demi, il a déjà connu trois clubs et son appartenance à Al-Arabi reste nébuleuse. Aujourd’hui, l’ancienne idole liégeoise, qui a longtemps hésité entre les Diables rouges et les Léopards du Congo avant d’opter pour ces derniers, évolue au Panathinaïkos, en Grèce. La trace qu’il a laissée en bord de Meuse reste immense et se mesure au nombre d’interviews qu’il a données à la presse belge pour son retour en Belgique. Retour sur un parcours aussi chaotique qu’enrichissant sur le plan humain.

AL-ARABI – JANVIER 2015 « Tout le monde a voulu s’immiscer dans le deal »

Lui dit qu’il n’a jamais appartenu vraiment à Al-Arabi. Pourtant, le a bien reçu une compensation financière de la part du club qatari, même si l’accord initial n’a pas été respecté. Et même si Al-Arabi n’a pas tenu tous ses engagements, les Qataris ont bien eu une influence énorme sur ses choix de carrière puisqu’ils ont bloqué son passage à l’Inter en janvier 2015 et l’AS Roma en juillet 2015. «Est-ce que j’aurais dû refuser de m’engager avec un fonds d’investissement ? Je ne sais pas. Avec le recul, je referais sans doute le même choix car, quand tu regardes le projet initial, tu te dis que ce n’est pas si mal. Le problème, c’est la manière dont tout le monde a voulu s’immiscer dans le deal. De toute façon, j’avais fait le tour en Belgique. J’aurais pu terminer la saison mais pas plus. Il était temps pour moi de partir.»

CAGLIARI – JANVIER-JUIN 2015 « Les gens étaient chaleureux »

Finalement, ce sera Cagliari. En Sardaigne, Mpoku fait parler de lui.Il dispute 16 rencontres (dont 14 comme titulaire, marque trois buts et offre deux assists). La Serie A est sous le charme. «Les gens étaient vraiment chaleureux. Le club est descendu en D2 mais j’y avais réalisé quatre bons mois. Le président voulait vraiment me garder et il m’a même dit qu’il était prêt à faire des folies. Moi, ça ne m’intéressait pas de descendre en Serie B. Sans cette relégation, je me serais bien vu rester là-bas plus longtemps. Depuis mon départ du Standard, j’ai déjà connu trois clubs mais ce n’est pas ce que je veux. À chaque fois, je me dis que je vais rester trois ou quatre ans. Quand j’ai quitté Cagliari, plusieurs clubs étaient intéressés. J’ai rencontré l’AS Roma, la Sampdoria, Bologne. Jamais, je ne me suis dit qu’il fallait que je quitte le championnat d’Italie. Je venais de me faire un nom, je n’avais pas envie de tout recommencer à zéro. Finalement, j’ai opté pour le Chievo parce que le montage financier avec l’AS Roma était trop compliqué et que c’était le club de Vérone qui s’était montré le plus insistant. Avec le recul, je me dis que je me suis précipité. J’avais le temps puisqu’on venait de débuter le . J’aurais dû davantage me renseigner sur le club, sa philosophie, le système de l’entraîneur. J’aurais dû écouter mon coeur : je ne voulais pas aller là-bas, je ne le sentais pas, je n’avais pas la paix dans mon coeur. Cela aurait dû me servir de signal.»

CHIEVO – 2015-2016 « Une façon de jouer qui ne me convenait pas du tout »

À Chievo, tout tourne mal. Il a beau avoir un appartement à quelques pas du balcon de Juliette dans une ville très belle, la mentalité très froide des gens ne lui correspond pas. De plus, il joue très peu. Il n’est titulaire que six fois sur la saison. «C’était difficile d’avoir un bonjour ou un merci. Le nord de l’Italie diffère complètement de ce que j’avais vécu à Cagliari. J’étais livré à moi même, un peu seul, même si ma famille et mes proches ont toujours été présents. De plus, j’ai subi une blessure à la cheville, une opération à la pommette et dans l’intervalle, le coach avait trouvé un système qui amenait des résultats. Dans ces conditions, il lui était difficile de modifier ses batteries. J’ai essayé de me battre, de me donner à 100% pour réussir mais ils avaient une autre façon de penser et de jouer qui ne me convenait pas du tout.» Alors que l’on prédisait un départ lors du dernier mercato hivernal, il s’accroche et termine la saison au Chievo. «J’ai quand même appris deux, trois choses, notamment que le foot ne fait pas de sentiments. Je le savais déjà un peu mais j’avais toujours vécu dans des clubs chaleureux. Je sais qu’il faut profiter du moment présent car tu ne sais pas de quoi l’avenir sera fait. Il faut penser davantage à soi-même.»

PANATHINAIKOS – 2016- ? « Ici, je retrouve de la chaleur humaine »

Après une saison frustrante (il a récemment déclaré avoir perdu trois ans de football), il obtient son bon de sortie et signe à Athènes, au Panathinaïkos, un club historique qui vit cependant depuis plusieurs saisons dans l’ombre de l’Olympiakos. « Je n’ai qu’à me féliciter de mon choix. Je retrouve de la chaleur humaine. Un peu comme à Liège ou à Cagliari. C’est exactement ce dont j’avais besoin. Évidemment, il y a quelques différences. Liège, c’est chez moi. Ici, je suis à l’étranger. Je dois me faire aux coutumes locales. Mais le plaisir est revenu.» Il ne lui reste plus qu’à obtenir du temps de jeu. Actuellement, Mpoku n’est cantonné qu’à un rôle de joker de luxe. Une situation qui ne le tracasse pas du tout. «Le temps de jeu, ça va venir. J’ai eu une préparation mi-fi gue, mi-raisin. Je manque clairement de rythme et de sensations. Mais pour le moment, je suis monté à chaque match. L’entraîneur m’a clairement expliqué qu’il comptait sur moi et qu’il me laissait le temps de revenir à mon meilleur niveau. Il sait que ce n’est qu’avec des matches que je vais retrouver mes sensations mais il ne veut pas me fracasser. Il veut que je sois à 100% avant de me titulariser. Je lui fais confi ance. Andrea Stramaccioni (ex-entraîneur de l’Inter) m’a appelé plusieurs fois depuis décembre. Il me voulait vraiment. Ici, je sais que je suis dans un club du top. Cela me fait du bien de rejouer pour des titres après les expériences de Cagliari et Chievo où ce n’était pas trop grave si on perdait. On dispute l’Europa League et on sent une histoire et une atmosphère. Or, j’ai toujours bien joué dans ces environnements bouillants. Au contraire du Chievo, j’ai tout de suite senti une paix dans mon coeur lorsque je suis arrivé ici.» À Glyffada, où il a élu domicile, à 20 minutes d’Athènes, il a vue sur la mer. Il ne lui manque que du temps de jeu pour être pleinement épanoui. «Mais je suis épanoui ! Mon épanouissement ne doit pas venir de ça…», corrige-t-il d’entrée.

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4Fagnard189
6Monteforte Stephano188
7Rouge007182
8Cacahuete181
9Troppo179
10standarmen178

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JPL – Stats des utilisateurs 16/17

KV Courtrai vs RSC Anderlecht
0–04.35% [1]
3–24.35% [1]
1–18.7% [2]
1–313.04% [3]
1–013.04% [3]
1–226.09% [6]
2–130.43% [7]
Sporting Charleroi vs Standard de Liège
1–04.35% [1]
2–18.7% [2]
1–18.7% [2]
1–313.04% [3]
0–113.04% [3]
2–317.39% [4]
1–234.78% [8]
KRC Genk vs KSC Lokeren
0–04.35% [1]
3–04.35% [1]
2–117.39% [4]
3–121.74% [5]
1–021.74% [5]
2–030.43% [7]

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