Un but gag qui doit lancer le vrai Raman

Benito Raman, c’est l’homme de la semaine à Sclessin. Pugnace, le petit attaquant gantois a inscrit face à Eupen son troisième but en autant de sorties. Il a tout pour devenir la coqueluche de Sclessin.

Un but qui offre au Standard les trois points de la victoire en déplacement à Lokeren, un deuxième qui n’empêche pas l’élimination en Coupe de Belgique des oeuvres de Geel et un troisième, incroyablement gag, hier face à Eupen, pour lancer les siens vers un troisième succès consécutif en championnat : en une semaine de temps, Benito Raman a pris trois longueurs d’avance aux attaquants susceptibles, dans l’imposant effectif dirigé par Aleksandar Jankovic, de lui contester sa place en pointe, derrière un Ishak Belfodil dont l’apport est de plus en plus important dans le dispositif du technicien serbe.

« Le but le plus facile de ma carrière ? Même pas, le plus simple, c’était lors d’un déplacement à Waasland/Beveren », commente tout sourire l’intéressé, dont la réalisation signée face à Eupen, à la 7e minute d’un match alors déjà plié, est appelée à faire le tour des chaînes de télévision du monde entier. La phase en question : Siebe Blondelle, qui bénéficie d’un coup franc, touche légèrement le ballon du pied comme pour laisser le soin à son gardien de le frapper. Raman, qui a flairé le bon coup, sprinte, récupère le ballon et trompe Van Crombrugge le plus tranquillement du monde. « J’ai entendu que Blondelle disait à son gardien : ‘C’est pour toi’ », explique l’opportuniste attaquant gantois. « Moi, j’ai réagi au quart de tour, sans me poser la moindre question… »

Un but qui rappelle celui inscrit par le regretté François Sterchele, le 12 septembre 2005, lors d’un partage entre Charleroi et Roulers (1-1). Pensant bénéficier d’un coup franc, le gardien flandrien Sierens avait déposé le ballon à hauteur de la ligne délimitant son petit rectangle, avant que l’attaquant liégeois ne profite de l’aubaine. « Je veux effectivement laisser le ballon à mon gardien », indique Siebe Blondelle, fautif à 100 %. « C’est un cadeau que j’offre là au Standard. L’arbitre m’a expliqué, après coup, que j’avais pris le ballon dans les mains, puis que je l’avais touché du pied, et donc que le coup franc avait été donné. Je comprends sa position. C’est une grosse erreur que j’ai commise là, sans me rendre compte que Raman, malin, allait ainsi anticiper et parfaitement jouer le coup… »

Pour lancer le Standard vers un troisième succès consécutif en championnat et tenter de faire pardonner l’inconcevable échec subi à Geel en milieu de semaine. « C’était un accident », martèle Benito Raman. « L’entraîneur nous avait demandé une réaction et elle a eu lieu. C’est le plus important. » Grâce, notamment, au but signé par celui qui, parce qu’il s’appuie sur une fougue et un engagement de tous les instants, a tout pour plaire au public des bords de Meuse et rapidement devenir la coqueluche de Sclessin, comme le prouve la standing ovation reçue lors de sa sortie du terrain, à une vingtaine de minutes du coup de sifflet final. « Cela fait deux mois que je suis au Standard », raconte-t-il. « Avoir inscrit trois buts, à ce moment-ci de la saison et alors qu’il m’a logiquement fallu un petit temps d’adaptation, me satisfait.

« Mon objectif, c’est de faire mieux que la saison dernière (8 buts) : je veux inscrire entre 10 et 15 goals »

Mon objectif, sur un plan personnel, c’est de dépasser le total de huit buts inscrits la saison dernière sous les couleurs de La Gantoise et de Saint-Trond. J’espère en mettre en dix et quinze, pourquoi pas, même si je ne me focalise pas là-dessus. Inscrire moins de dix buts ne signifierait pas automatiquement que ma saison n’a pas été une franche réussite… » En attendant, c’est vers l’Ajax, que le Standard défiera jeudi à l’Amsterdam ArenA lors de la 2e journée de l’Europa League, et Anderlecht, qui se déplacera dimanche dans la Cité ardente, que tous les regards de Benito Raman sont tournés. Deux affiches qui le font saliver, parce qu’elles sentent le soufre. « C’est pour disputer de tels matches que je suis venu à Sclessin », dit-il. « Ces trois succès d’affilée signés en championnat constituent un énorme coup de boost. Ramener un point des Pays-Bas et en prendre trois contre Anderlecht, ce ne serait déjà pas si mal. Ce sera l’objectif… » L’appétit, diton souvent, vient en mangeant.

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