Aleksandar Jankovic : « Ce public-là doit nous obliger à chaque fois tout donner »

Aleksandar Jankovic avait parlé d’un « énorme défi » à l’heure de préfacer son premier rendez-vous face à Genk. Le technicien serbe l’a réussi. À la discipline, la générosité dans l’effort et la mentalité, qu’il considérait comme des prérequis, ses joueurs ont ajouté le résultat et, globalement, la manière.

Que vous a inspiré cette première à Sclessin ?

C’était magnifique. Ce public-là nous oblige à tout donner, à ne pas calculer. Si c’est comme ça tout le temps, il saura reconnaître les efforts de ses joueurs et il n’y aura jamais, sur ce plan-là, le moindre problème.

Peut-on parler du retour de l’état d’esprit Standard ?

Je l’espère. Je dois féliciter mes joueurs pour leur mentalité et leur caractère. Bien sûr, ce match peut basculer si, à 0-0, Gillet n’effectue pas un arrêt remarquable devant Samatta, mais ce que je retiens, c’est la mentalité exemplaire que nous avons affichée. Genk est une équipe très joueuse, mais aussi une belle machine que Peter Maes, et je l’en félicite, a parfaitement huilée. C’est une formation très joueuse qui, si vous ne lui opposez pas une organisation parfaite et une grande discipline tactique, peut vous punir.

Mais jamais, à part l’occasion dont vous faites référence, en tout début de match, Genk n’a semblé capable de faire mal au Standard…

On voulait dès le départ insister sur l’agressivité et la volonté de former un bloc compact. C’était la seule façon de contrer la verticalité du jeu limbourgeois et les qualités individuelles des joueurs du Racing. En récupérant des ballons très haut dans le jeu, on a pris confiance et cela nous a permis d’être autoritaires dans la gestion du match.

Vous attendiez-vous, après quatre jours de travail seulement, à ce que votre équipe affiche un tel niveau ?

Ce n’est pas une surprise à mes yeux, même s’il ne faut pas trop fêter ce succès. J’ai vu ce que je voulais voir : une organisation presque impeccable, beaucoup de générosité, de la course et des efforts de la part des deux attaquants. À l’image de Trebel et Enoh, les cadres de l’équipe ont aussi pris leurs responsabilités, c’est très important aussi. Beaucoup de points positifs donc, même si on va surtout travailler, d’ici à jeudi et ce match européen face au Celta Vigo, le négatif.

«Ishak Belfodil est un garçon très généreux. Il va falloir gérer son temps de jeu pour ne pas le brûler »

C’est-à-dire ?

Le négatif, ça reste toujours dans le vestiaire.

Ishak Belfodil a laissé une grosse impression. Comment allez-vous gérer son cas, sachant qu’il n’est pas encore au top sur le plan physique ?

Belfodil, c’est un garçon honnête et généreux, qui a tout donné. Le public ne s’y est pas trompé. Il va falloir, effectivement, gérer son temps de jeu, pour ne pas le brûler. D’où l’importance de pouvoir compter sur un noyau large, de manière à pouvoir injecter de la fraîcheur à tout moment sans perdre en qualité et en intensité.

Comment expliquer l’absence de Ryan Mmaee de votre sélection ?

Ryan reste une option très sérieuse, mais j’ai voulu associer, face à Genk, Belfodil à Raman en pointe. Cela n’a pas trop mal marché. Mais rien n’est définitif, loin de là.

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