Yattara : « On n’avait pas le droit de se faire éliminer par un Swaziland. Limite, on mérite une sanction.»

Formé à Lyon, puis prêté à Arles Avignon, à Troyes et à Angers, Mohammed Lamine Yattara appartient depuis l’été 2015 au Standard de Liège.

Présentement, l’international guinéen prépare activement la nouvelle saison avec les Rouches. Arrivé à Liège contre un chèque de 2 millions d’euros, Mohamed Yattara a connu des débuts difficiles dans le championnat belge à cause d’une relation professionnelle tendue et compliquée avec Yannick Ferrera, le coach du Standard.

Six mois après la signature de son contrat, le jeune attaquant guinéen est reparti en prêt à Angers pour avoir un temps de jeu et se refaire un moral. Nous l’avons rencontré à Bruxelles à la veille du début de la saison 2016-2017 pour faire le point sur sa carrière en club et celle internationale. Mohamed Lamine Yattara nous a ouvert son cœur en répondant à nos questions sans langue de bois.

Guineenews© : Mohamed Lamine Yattara bonjour, t’es de retour en prêt au Standard de Liège. Comment se passe la préparation d’avant saison avec les Rouches?

Mohamed Lamine Yattara : La préparation se passe super bien. On a commencé il y a presqu’un mois. On l’a entamé depuis le 13 juin. Franchement, elle se passe super bien. Comme tu le sais, la préparation est hyper importante dans la saison d’un joueur, je suis à fond dedans pour bien entamer le championnat.

Guineenews©: Jusqu’ici t’as joué combien de matches amicaux?

Mohamed Lamine Yattara : Jusqu’ici, j’ai joué 3 matches. Comme à la fin de la saison passée, je m’étais blessé avec Angers, je n’avais pas participé au dernier match de l’équipe nationale. Quand on a commencé la préparation, j’étais un peu blessé. Du coup, j’étais avec les kinés pendant deux semaines, c’est ce qui fait que je n’ai pas participé aux deux premiers matches amicaux. Le troisième match, j’ai joué une mi-temps, le 4ème une demi-heure et le dernier, le même temps de jeu. Avec le temps, je commence à prendre le rythme.

Guineenews©: Comment tu t’es senti physiquement pendant ces matches?

Mohamed Lamine Yattara : Physiquement, je pense que je suis en train de monter en puissance. C’est vrai que la saison dernière, ça n’a pas été facile pour moi avec cette dispute avec le coach (Yannick Ferrera, ndlr) et le prêt à Angers où j’avais commencé à avoir du temps de jeu, après c’était peu. Voilà, sur une saison comme ça, ce n’est jamais évident. On a toujours envie de faire une saison pleine avec son club. Là maintenant, j’ai envie de faire une grosse préparation pour bien entamer le championnat.

Guineenews©: Une dispute avec le coach, entre temps il y a une discussion avec lui et la relation de confiance semble être rétablie. 

Mohamed Lamine Yattara : Sur la relation de confiance, je ne sais pas trop mais ce qui est sûr, je suis arrivé de prêt à Angers, le coach, il m’a convoqué dans son bureau, on a parlé et on s’est dit des choses en face, chose qu’on aurait dû faire dès le début. Je pense que ça a été une erreur de sa part parce que moi j’avais demandé à lui parler, il n’a pas voulu me laisser le temps. Il a même reconnu cela pendant notre entretien. Maintenant on a bien discuté comme des grands garçons. On repart à zéro, on tourne la page et on repart sur des nouvelles bases.

Guineenews©: On ne te connait pas comme un garçon indiscipliné, pourtant dans les médias belges on nous avait fait croire que c’est toi qui as mal parlé à ton coach.

Mohamed Lamine Yattara : Moi c’est quelque chose, je n’ai jamais voulu m’exprimer la-dessus. Ce n’est pas dans mon état d’esprit. Je ne suis pas formé ici, je suis formé à Lyon. Déjà, je n’ai jamais eu une embrouille avec un coach pendant toute ma formation à Lyon que ça soit en catégories jeunes, jusqu’en professionnel. Dans les catégories jeunes, j’en ai eu pas mal de coaches, en professionnel aussi. Même quand j’ai été mis à l’écart à Lyon, mes prêts de gauche à droite, je n’ai jamais eu d’embrouille avec un entraineur. Si on m’a collé cette étiquette, c’était vraiment dommage. Moi je ne voulais pas m’exprimer trop la-dessus. J’avais rien à me reprocher, j’ai laissé parlé les médias. Maintenant, j’ai envie de me concentrer sur le terrain et de jouer mon rôle à fond.

Guineenews©: T’es à fond dans la préparation d’avant saison, l’on peut déjà annoncer que tu vas rester au Standard de Liège cette saison? 

Mohamed Lamine Yattara : Tu sais, le mercato, il est long. Tout peut se passer. Dès fois, il y a des clubs qui arrivent au dernier moment. Après, je ne suis pas là pour dire que je suis sur le départ, loin de là. Je ne suis pas sur le départ et je ne suis pas sûr non plus de rester. C’est le foot. Pour l’instant, je suis sous contrat avec le Standard pour 3 années encore. Je suis là, il y a beaucoup de compétitions cette année. Le Standard a remporté la Coupe de Belgique l’année dernière. Cette année, on est directement qualifié pour la phase des groupes de l’Europa League. C’est un challenge pour moi et pour tout le groupe. On sera sur beaucoup de tableaux. Je pense que le club aura besoin de tout le monde. Après ça dépend de ce que la direction compte faire.

«Quand un coach te dis qu’il ne compte pas sur toi et qu’il y a tel ou tel joueur qui arrive, t’as aucune chance»

Guineenews©: Mais quand même, il ne serait pas exagéré de dire que t’es arrivé à un âge où la stabilité est extrêmement importante. 

Mohamed Lamine Yattara : Oui, c’est clair. Je suis d’accord avec toi. Moi aussi, je me pose souvent cette question. J’ai vraiment envie de me stabiliser dans un club où j’aurais l’opportunité de progresser et de grandir parce qu’on prend de l’âge. On n’est plus à nos débuts en professionnel. Ça fait un moment maintenant qu’on est dans le monde professionnel. À un certain âge, on a envie d’être stable, d’être dans un endroit idéal. J’espère que ça sera le cas cette année à Liège ou ailleurs.

Guineenews©: Comme tu l’as si bien dit, ça fait quelques années maintenant que t’es dans le monde professionnel, avec le recul quelle analyse fais tu de ton parcours jusqu’ici?

Mohamed Lamine Yattara : Avec le recul, je ne vais pas dire que je regrette de mon transfert à Lyon mais je pense que j’aurais dû rester une année de plus encore. Mais après quand un coach vous dit qu’il ne compte vraiment pas sur vous, c’est vraiment dur de rester. Dès fois, il faut forcer le destin. Quand un coach te dis qu’il ne compte pas sur toi et qu’il y a tel ou tel joueur qui arrive, t’as aucune chance. Après, il y a les aléas du football, il y a eu les blessures. L’année dernière, Fékir s’est blessé, Njié est parti même si ce n’était pas prévu. La blessure de Fékir est venue du jour au lendemain comme ça. Je pense que la meilleure solution pour moi, c’était de partir. Je ne peux pas dire que je regrette, je ne peux pas non plus dire que j’ai fait le bon choix pour partir parce qu’aujourd’hui encore, je suis dans une situation où je ne suis pas encore stable. J’espère que cette année va être le déclic pour moi sur tous les plans.

À Lyon, quand tu sens qu’il y a des gars dans le staff technique qui ne sont pas honnêtes avec toi. Ce qu’ils te disent en face est different de ce qu’ils disent derrière toi, vaut mieux partir parce qu’il faut travailler avec des personnes qui ont confiance en toi. À un moment donné à Lyon, je n’ai pas senti cette confiance. Il y a de ces dirigeants qui me faisaient savoir qu’ils avaient confiance en moi, mais dans le dos, je pense que ce n’était pas trop ça. En plus, je pense qu’on a imposé au coach de faire certains choix. Il y avait des internationaux dans l’équipe. À un moment donné, il n’a pas fait tourner trop l’équipe, il ne m’a pas donné ma chance. Pendant les matches de préparation, j’étais un des meilleurs jusqu’aux barrages en Europa League. J’ai fait un doublé dans ces matches, j’étais bien et j’ai bien commencé le championnat même si je n’ai pas marqué. Malheureusement, je me suis blessé contre Lens. Je suis revenu comme si je n’avais rien fait au paravent, le coach m’a complètement oublié. C’est bien beau de dire que j’étais à Lyon, il y avait des compétitions mais, si c’est pour faire des bouts de matches, tu ne peux jamais progresser. C’est pour ça que j’ai décidé de partir. Je pense que c’était la meilleure solution pour moi.

Guineenews©: Dans ta tête aujourd’hui, tu te dis que t’aurais pu certainement franchir maintenant un palier. 

Mohamed Lamine Yattara : Bien sûr, bien sûr. Comme je t’ai dit, franchir un palier, pour moi c’était l’année dernière à Lyon. Mais la façon dont on m’a traité, je n’ai franchement pas apprécié. Je pense qu’il y a des joueurs qui ont été plus favorisés que d’autres. Le coach est resté à un moment donné deux mois sans me faire jouer. Derrière, on prend une claque à Saint-Etienne, deux jours après c’était trois matches en une semaine. Deux jours après, il me fait jouer contre Reims. Deux mois sans jouer, il voulait que je fasse gagner l’équipe, c’était impossible. Je manquais de rythme. Du coup, j’ai été nul, on va dire. Je pense que c’est l’un de mes plus mauvais matchs. Derrière, il m’a sorti et le match d’après, il ne m’a pas repris dans le groupe. Ça m’a vraiment mis un coup. Franchement, c’était un peu compliqué.

«Personne n’est au courant, mais bientôt je vais être papa. Avec l’arrivée de mon fils, j’espère que ça va être le déclic pour moi.»

Guineenews©: Tu repars pour une nouvelle saison avec le Standard ou un autre club, à ton avis qu’est ce qui te manque pour franchir ce palier?

Mohamed Lamine Yattara : Franchement, c’est la question que je me pose aussi. On va dire souvent, c’est la stabilité. Passer d’un club à l’autre chaque saison, ce n’est jamais évident pour un joueur. Quand tu fais une saison pleine avec un club où t’as fait une bonne saison. La saison d’après, tu repars sur des nouvelles bases. Dans la tête, mentalement t’es prêt. Tu sais que t’as la confiance du coach, t’as la confiance du staff et de tes partenaires. Tu sais, dans le football, ce sont des éléments qui changent tout surtout pour un attaquant. Dans notre poste, c’est vraiment important quand tu travailles avec des gens qui ont confiance en toi. Tu te tiens prêt et tu ne te poses pas de questions. Personne n’est au courant, mais bientôt je vais être papa. Dans deux ou trois mois, je vais être papa. Ma femme est enceinte. Avec l’arrivée de mon fils, j’espère que ça va être le déclic pour moi.

Guineenews©: Félicitations déjà pour cette bonne nouvelle. Comme tu le sais, tu reçois beaucoup de critiques sur ton manque d’efficacité.

Mohamed Lamine Yattara : Les critiques me font progresser. Mais je pense que certaines personnes oublient très vite. Le football, c’est un métier très ingrat. Mes débuts en équipe nationale, quand j’ai commencé, j’ai toujours été efficace. J’ai marqué à tous mes matches presque à Conakry. Mais pour un attaquant, il y a des moments difficiles mais parfois les gens ne se rendent pas compte, ils jugent toujours le présent. Au niveau de l’efficacité, je n’ai pas grand chose à me reprocher parce que pour être efficace, il faut enchainer les matches. Tu fais deux, trois matches sans jouer, le match où le coach te met, tu es obligé d’être efficace. Franchement, ça te met une certaine pression, ce n’est pas évident du tout à gérer. Après les gens, ils ont le droit d’exprimer leur mécontentement. Désormais, moi je vais me concentrer sur le terrain pour faire taire toutes ces critiques.

Guineenews©: Sur ce problème de manque d’efficacité, je pense que ça se joue beaucoup plus dans ta tête que sur le terrain.

Mohamed Lamine Yattara : Oui, peut-être. Je me pose aussi la question. Je vais voir, s’il le faut, consulter même un préparateur mental. Mais je vais d’abord me concentrer sur le terrain et bien travailler. Je ne peux pas dire que je suis faible mentalement parce que des choses, j’en ai vécu surtout avec le nombre de prêts que j’ai fait. Normalement avec les qualités que j’ai, si j’enchaine les matches, je peux être efficace.

Guineenews©: L’équipe nationale, elle ne sera pas à la CAN 2017 au Gabon.

Mohamed Lamine Yattara : Oui, dommage. Une très très grosse déception. Je ne vais pas dire que c’est la faute de mes potes, c’est nous tous. C’est nous qui avons commencé même si le dernier matche, je n’étais pas là. On n’a pas réussi à nous qualifier parce qu’on a fait une mauvaise entame. Mais au final, on avait pas le droit de se faire éliminer par un pays comme le Swaziland, malgré tout le respect que j’ai vis-à-vis de ce pays. C’est une grosse erreur de notre part. Limite, on mérite même une sanction parce qu’on n’a pas le droit de se faire éliminer par un tel pays. On avait juste à faire une victoire pour s’offrir une finale au mois de septembre à Conakry contre le Zimbabwe. Quelque chose qu’on n’a pas fait. C’est vraiment dommage.

«Il y a beaucoup de joueurs qui joue pour le public, surtout quand on est à domicile.»

Guineenews©: C’est quand même un échec retentissant vu que vous étiez dans un groupe composé du Swaziland, du Malawi et du Zimbabwe.

Mohamed Lamine Yattara : Oui. Je pense qu’on n’a pas pris nos responsabilités. Franchement, je suis déçu aujourd’hui quand je parle de l’équipe nationale. J’ai honte de dire qu’on s’est fait éliminé par le Swaziland quand on me demande si on est qualifié à la CAN. Personne ne connait ce pays en matière de football. C’est vraiment dommage parce que quand on est ambitieux, tout passe par les compétitions majeures comme la CAN. Penser que les Guinéens vont vivre la CAN sans leur pays, c’est une grosse désillusion. Maintenant, il y a des nouvelles échéances qui arrivent, on va essayer de se focaliser dessus pour qualifier la Guinée à la prochaine Coupe du Monde.

Guineenews©: Quand on observe cette équipe du Syli national, on sait qu’il y a des problèmes à l’interne, en même temps on a l’impression que vous refusez de vous dire la vérité.

Mohamed Lamine Yattara : Non, au contraire. On se parle. Je me rappelle, le dernier match qu’on a fait contre le Malawi, on a fait match nul à Conakry, il fallait gagner au Malawi. Pendant la causerie, le coach a parlé après je lui ai demandé de nous laisser entre nous les joueurs. Du coup, j’ai pris la parole, je ne suis pas le plus ancien, je ne suis pas le capitaine, mais à un moment donné, il fallait se dire les choses en face. On s’est parlé. Au final, on a fait l’affaire. Peut-être qu’il y a beaucoup d’entre nous qui ne sont pas conscients de la chance qu’ils ont parce qu’il y en a beaucoup qui sont vites arrivés. Ils sont arrivés trop tôt dans l’équipe nationale. Ils ne se rendent pas compte de l’importance de l’équipe nationale. Il y a en aussi ceux qui se sont vus trop beau, trop tôt. Ce sont des petits détails, mais ça compte tellement. On sait qu’on joue pour une nation. Quand tu joues pour une nation, il faut vraiment mouillé le maillot. Notre équipe nationale, je pense qu’on manque beaucoup de maturité. On a tendance à prendre toutes les équipes à la légère. Dans la tête du Guinéen, c’est le meilleur. Même quand on joue contre le Brésil, dans nos têtes on est les meilleurs. Non, un match de football n’est jamais gagné à l’avance. Il faut respecter l’adversaire. Aujourd’hui, on sait qu’il n’y a plus de petites équipes. Tout le monde joue au foot. Le problème de notre équipe, c’est l’immaturité.

Guineenews©: Justement, quand on vous voit jouer en équipe nationale, t’as l’impression que certains d’entre vous sont professionnels pour rien. Nombreux sont ceux qui ne respectent pas les consignes donnés avant les matches. 

Mohamed Lamine Yattara : Oui, c’est ce que j’ai dit. Ce sont des petits détails. Je ne sais pas. Peut être qu’ils font exprès ou peut être, ils ne comprennent pas ce que le coach leur demande. En club, ils respectent bien les consignes mais en équipe nationale, ils font leur numéro. Quand on joue en équipe nationale, il faut se donner plus qu’en club. La Nation, elle est sacrée. Il y a des millions de personnes qui nous supportent, parfois quand on perd, elles n’arrivent même pas à manger. Je ne sais pas si c’est un manque de respect, mais c’est dommage de représenter son pays de cette façon.

«Moi, je joue pour l’équipe même si certains ne le voient pas»

Guineenews©: Quand on ne respecte pas les consignes, on fait son numéro sur le terrain, c’est impossible de faire des résultats.

Mohamed Lamine Yattara : Oui, c’est clair même si parfois nous avons des responsabilités à prendre sur le terrain. Mais il y a beaucoup de joueurs qui joue pour le public surtout quand on est à domicile. Aujourd’hui, dans le football, on nous demande d’être efficace. Il y a de ces passes, de ces déplacements et de ces courses que tu dois faire par pour toi mais pour ton partenaire et pour le collectif. Peut-être, il y en a certains qui comprennent mal le mot efficacité. Quand on joue à Conakry, il y a des joueurs qui jouent vraiment pour le public. Ils préfèrent faire un geste pour épater le public que de penser collectif. Pourtant, le collectif est primordial. Il faut le mettre en avant. Comme on le dit, il faut donner à l’équipe et l’équipe, elle te rendra. Quand Lionel Messi parle, il remercie toujours ses partenaires car c’est à grâce à eux qu’il a ses 5 Ballons d’Or. Si tu veux jouer tout seul, va jouer le tennis ou au golf.

Guineenews©: Comment il faut corriger cela?

Mohamed Lamine Yattara : Il faut que tout le monde se remette en question parce que, t’as beau faire des gestes spectaculaires, si au bout ça n’aide pas l’équipe ça ne sert à rien. Comme je l’ai dit, on manque de maturité tout simplement.

Guineenews©: Personnellement, est ce que tu te reproches de quelque chose quand tu joues avec le Syli national? 

Mohamed Lamine Yattara : Je suis mal placé pour te le dire Tanou. Mais tous les coaches qui sont passés, ils m’ont tous apprécié. Il y a beaucoup de gens qui ont critiqué Luis Fernandez, et moi je n’ai pas grand chose à lui reprocher. Il m’a fait jouer des matches et il y a des matches où il ne m’a pas fait jouer. En Algérie, je n’ai pas joué, presque tout le monde était entré. Et derrière, il m’a fait jouer contre le Maroc et j’ai fait un très grand match, j’ai marqué. À Conakry, il m’a mis remplaçant contre le Malawi même si tout le monde sait que je suis très efficace à domicile. J’étais un peu déçu, je m’attendais à ce qu’il me fasse jouer au moins 30 minutes. Il ne m’a fait jouer que 10 minutes. Moi, je joue pour l’équipe même si certains ne le voient pas. C’est difficile de dire que je n’ai rien à me reprocher.

Guineenews©: Au temps de Dussuyer, le Syli national avait une identité mais sous l’ère Luis Fernandez non. 

Mohamed Lamine Yattara : Luis Fernandez, il est venu, il a fait une liste et il a fait des choix. Il y a des joueurs qui ne sont pas venus au départ, après il s’est réconcilié avec eux. Ils nous ont rejoint. Quand Luis est venu, il a voulu mettre son système en place mais je pense qu’on n’avait pas les joueurs qu’il faut pour ce système. Après, il fallait lui donner le temps pour mettre les choses en place. Luis Fernandez est un grand coach. En plus, il a fait une longue carrière en tant que joueur.

Guineenews©: Mais le souci, c’est qu’il n’a pas pu faire des résultats avec la Guinée.

Mohamed Lamine Yattara : Oui, il n’a pas fait des résultats mais je pense qu’il a été trop pris à la gorge. On ne lui a pas laissé le temps de mettre les choses en place. Quand Michel Dussuyer est venu, les choses ne se sont pas faites du jour au lendemain. Il est resté longtemps, on a raté une CAN quand il était en poste. Je pense qu’on a toutes les chances de réussir avec cette équipe nationale. Il y a des bonnes relations entre nous les joueurs, la preuve tu m’as trouvé ici avec Maibra Conté (Ibrahima Conté, Anderlecht, ndlr). C’est important de se fréquenter, de se parler au téléphone, ça évite la jalousie au sein de l’équipe.

Guineenews©: Merci Momo Yattara, bonne chance pour la nouvelle saison.

Mohamed Lamine Yattara : Merci Tanou, merci. C’est gentil.

Source : http://guineenews.org

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