Vigo, un club familial: « Les joueurs ont du mal à quitter le Celta! »

La Galice est une région moins connue que la Catalogne ou l’Andalousie, mais non moins accueillante – à l’image du Celta Vigo, un club chaleureux. Le président du club de supporters Pena Carcamans nous en a parlé!

C’est dans un petit bar de l’île d’Arousa, à une cinquantaine de kilomètres de Vigo, que nous rencontrons Belermo Dios. Il est président du club de supporters Peña Carcamáns, qui compte 600 membres (soit un dixième de la population de l’île!) dont 400 ont leur abonnement pour les rencontres du Celta. Ce club s’est notamment fait connaître lors de la saison 2013-2014, quand il a offert… des moules, produit local, à l’Athletic Bilbao et à la Real Sociedad. La raison? Ces équipes affrontaient des candidats à la relégation, contre laquelle luttait également Vigo à l’époque…

« L’engouement pour le Celta n’est pas massif, mais il est fort », nous explique-t-il. « Il y a toujours un noyau de supporters qui se déplace. C’est un supportérisme plus local, contrairement à celui de l’autre club galicien, le Deportivo La Corogne, où c’est plutôt citadin. Vigo est le club des gens du peuple, des pêcheurs, des paysans. Lors d’un match décisif pour le maintien, 4000 supporters avaient fait le déplacement à Valladolid à l’époque »

Un attachement pour le club et la région que partagent les joueurs. « Les Espagnols aiment bien être à la maison », sourit notre interlocuteur. « C’est moins vrai aujourd’hui, de plus en plus d’Espagnols jouent à l’étranger, mais en plus d’avoir le meilleur championnat du monde, il faut avouer que les Espagnols apprécient de rester chez eux. Et qu’ils ne parlent pas forcément très bien les langues étrangères! », reconnaît-il. C’est notamment ce qui pourrait expliquer, selon lui, les difficultés que rencontre Tomas Pina, débarqué à Bruges avec le statut de crack. « Ici à Vigo, nous accordons énormément d’importance à l’entourage du joueur et à son bonheur », explique Belermo.

Si la femme d’un joueur est heureux, le joueur sera heureux!

« Si un joueur ne parle pas la langue, ne connaît personne, c’est très difficile pour lui. Il faut qu’il trouve ses marques. Et surtout, il faut qu’il soit heureux chez lui ». Belermo nous donne alors un exemple étonnant. « John Guidetti. Quand il est arrivé ici, sa femme ne parlait pas la langue et ne connaissait personne », relate-t-il. « Le club a alors contacté cinq suédoises pour qu’elles fassent connaissance avec elle, pour qu’elles deviennent amies! Et sa situation s’est améliorée. C’est la leçon principale à retenir: si la femme d’un joueur est heureuse, le joueur est heureux et performera mieux sur le terrain! », conclut Belermo en riant.

Nolito, actuellement à Manchester City, était lui aussi très heureux à Vigo. « Ca lui a coûté, de quitter Vigo! Il était à la maison ici. Ses enfants allaient à l’école ici, sa famille, ses amis étaient ici, il aimait la vie à Vigo. Mais c’est compréhensible: il approchait la trentaine, c’était une occasion de gagner de l’argent ».

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