Van Buyten :  » On attend de Ferrera qu’il donne le meilleur pour faire gagner le Standard »

Le départ de Santini, sa relation avec Ferrera, ses réseaux, la soi-disant mainmise d’Henrotay, ses ambitions et les critiques : Big Dan a pris le temps en exclusivité pour Sport/Foot magazine d’enfin mettre les choses au point.

L’annonce l’été dernier de la prise de pouvoir de Bruno Venanzi à la tête du Standard en lieu et place de l’impopulaire Roland Duchâtelet avait réussi à rebooster le moral des supporters liégeois. Deux mois plus tard, c’était au tour de Daniel Van Buyten d’intégrer le Conseil d’Administration et d’occuper le rôle de conseiller du président. L’association d’un président liégeois fan du Standard depuis la première heure et d’un ex-Rouche devenu icône du football belge, devait, croyait-on chez de nombreux supporters, définitivement ramener la flamme à Sclessin. La suite allait pourtant être moins rose. Cet été, suite à un mercato qui semble assez peu emballant jusqu’ici, des critiques sont apparues à l’encontre de Daniel Van Buyten. Jeudi dernier, veille du brûlant Standard-Charleroi, nous le rencontrons à l’Académie. Plutôt discret médiatiquement, Van Buyten se livre à cœur ouvert.

« On dit trop souvent que je ne suis pas présent au club, beaucoup de gens se demandent quelle est ma fonction et ce que je fais, ce que je peux apporter. Quand je dis que je bosse 15 h. par jour, je crois que je ne mens pas. On a raconté qu’après ma carrière de footballeur, je voulais me reposer sur mes lauriers. C’est pas du tout le cas, je prends les choses à cœur et je suis ici pour une chose : aider le président, aider le Standard à retrouver la place qu’il mérite, tout en haut. C’est un grand club, ses supporters ont besoin de vibrer. Le Standard est en train de se structurer. Peut être que cette restructuration pourrait se faire plus rapidement mais le Standard est un club un peu à part et ça prend un peu plus de temps qu’ailleurs. Quand certains attendent dix ans avant de gagner un titre, nous on a mis six mois pour décrocher un trophée. On peut dire ce qu’on veut mais cette coupe, on l’a gagnée. »

Mais la saison dernière ne peut pas être considérée comme réussie.

VAN BUYTEN : Evidemment, je suis le premier à en vouloir plus. Mais qu’on n’oublie pas que le club a changé de propriétaire. Il faut que les choses se mettent en place. En plus, l’héritage n’était pas le meilleur possible. C’est toujours plus facile de récupérer un club champion de Belgique… Et, croyez-en mon expérience… ça n’allait pas dans cette direction-là !

Comment avez-vous réagi aux propos de Santini parus la semaine dernière dans Sport/Foot Magazine où l’on pouvait notamment lire ceci : « Je n’ai jamais parlé à Van Buyten. On se croisait, ça se limitait à ça. »

VAN BUYTEN : Je ne suis pas entraîneur, je ne suis pas directeur sportif, je suis au-dessus. Je suis venu pour aider Bruno à structurer le club au niveau sportif. Mon boss, c’est Bruno et c’est à lui que je dois rendre des comptes. Et c’est ce que je fais depuis le début. Je ne suis pas là pour me faire des amis. Je ne peux pas non plus être partout et être en contact avec tout le monde. Peut être que je ne voyais pas Santini tous les jours pour lui dire bonjour mais c’est plus important d’aller voir des joueurs qui ne jouent pas que ceux qui jouent tous les week-ends. Parce que ce qui permet à une équipe d’être championne, ce n’est pas uniquement grâce à ceux qui sont sur le terrain, mais aussi à ceux qui sont sur le banc. Et c’est avec eux que tu as le plus de boulot. Avec Olivier Renard, on travaille en permanence l’équilibre de l’équipe, entre les titulaires et les remplaçants, pour aider l’entraîneur dans sa tâche, pour lui faciliter la vie. Lui, il doit se concentrer sur les résultats de l’équipe. Les gens ne voient pas toujours ce travail, il peut sembler peu important mais il fait la différence dans les grands clubs. On le fait dans toutes les catégories d’âge. Les gens de l’Académie font un boulot énorme. Retrouver une discipline, une mentalité de gagneur dans ce club, c’est un vrai travail. Casser le Standard, le laisser aller dans tous les sens, ça aurait été plus facile.

On a pourtant le sentiment que tout le monde ne tire pas dans la même direction au Standard.

VAN BUYTEN : Je l’ai entendu plusieurs fois. Ce n’est sans doute pas toujours facile de comprendre ce qu’on fait et comment on le fait. On commet aussi certainement des erreurs dans les signes qu’on donne vers l’extérieur. On n’est pas parfaits, c’est aussi une fonction nouvelle pour moi. J’ai entendu plusieurs fois que ma relation avec Olivier Renard n’était pas bonne. C’est ridicule. Il est le directeur sportif du Standard et on a des discussions qui nous opposent parfois, mais c’est toujours constructif et dans l’esprit que veut le président. En plus, Olivier est mon ami dans la vie et notre relation est bien plus que professionnelle.

« ON A MIS LES BONNES PERSONNES AUX BONS POSTES »

Dans les faits, qu’avez-vous réussi à changer dans ce club ?

VAN BUYTEN : Si Bruno Venanzi m’a choisi, c’est afin d’apporter l’expérience que j’ai accumulée dans des clubs comme le Bayern Munich. Je suis venu à l’Académie, j’ai estimé qu’il manquait pas mal de choses et j’ai conseillé au président de mettre les bonnes personnes aux bons postes ; c’est notamment pour ça que j’ai demandé à Thierry Verjans qui travaillait alors chez les jeunes à Anderlecht, s’il était intéressé de venir ici pour apporter son expérience à notre centre de formation. Il est clair qu’on a pris du retard par rapport à des clubs comme Anderlecht, c’est pour ça que le Standard a perdu beaucoup de joueurs. Thierry Verjans a des compétences sportives qui sont indispensables ici. Même chose avec Olivier Renard, car on ne peut pas être seul à s’occuper d’un club. J’ai demandé à Olivier de venir car je sais qu’il est compétent, dévoué et travailleur. Et je place des personnes en qui j’ai confiance. C’est très important, surtout au Standard, encore plus parce que les attentes des supporters sont énormes.

Vous êtes le vrai patron sportif du club ?

VAN BUYTEN : Le vrai patron reste le président et j’ai toujours préféré le travail en équipe au travail individuel. Normal, vu mon passé de footballeur. Et je suis persuadé que si le président me fait confiance, c’est parce que j’ai une expérience qui me permet, à la fin, de savoir ce qui est bien pour le club. Au final, je prends toujours mes responsabilités.

Vous avez donc un droit de veto sur tous les sujets liés au sportif ?

VAN BUYTEN : Bruno Venanzi m’a donné cette mission parce que, grâce à mes années passées dans des clubs de haut niveau, j’ai cette capacité à comprendre ce qui ne fonctionne pas et pourquoi ça ne fonctionne pas. Ce serait idiot de se priver de mon expérience après m’avoir offert le poste !

Avez-vous encouragé la vente de Santini ?

VAN BUYTEN : Pour Santini, on a pris une décision en fonction de l’offre financière, du profil et de l’âge du joueur. On a pris la décision de s’en séparer parce qu’on a toujours envie d’aller plus haut. Pour aller haut, il faut parfois prendre des décisions à contre-courant. C’est anticiper pour arriver à faire mieux ! Parfois, on prend des risques ou des décisions impopulaires sur le moment, mais ce sont des choix payants à moyen terme. Je peux comprendre que les supporters soient inquiets mais ils n’ont pas toujours tous les éléments pour juger. Ils doivent continuer à nous faire confiance parce qu’on a les mêmes objectifs. Il ne faut pas oublier que Santini a été sifflé par le public il y a quelques mois. Si on l’avait vendu à ce moment-là, les réactions auraient été différentes. Alors qu’au final, ça reste le même joueur. On ne cherchait pas à le vendre mais une opportunité s’est présentée. Le joueur était d’accord, son agent aussi. Le président aussi, Olivier Renard aussi… J’ai validé le départ parce que j’estimais que c’était ce qu’il fallait faire. Ma volonté est aussi d’investir dans des jeunes joueurs belges venus du centre de formation pour qu’ils puissent être un jour sur la pelouse de Sclessin puis partir à l’étranger.

Est-ce que les jeunes sont prêts à l’heure actuelle ?

VAN BUYTEN : Si on ne leur donne pas leur chance, ils ne seront jamais prêts.

« YANNICK FERRERA M’APPELLE QUAND IL VEUT »

Donnez-vous des directives à Ferrera par rapport aux jeunes ?

VAN BUYTEN : Non. Yannick peut m’appeler quand il le désire. Je n’ai pas de problème avec lui, je l’ai encore vu un peu plus tôt dans la journée. Mais je suis aussi là pour dire quand je ne suis pas content. Comme contre Bruges, par exemple, en Supercoupe, où à 10 contre 11 on devait être capable de gagner ce match. Et le président est là à son tour pour me faire remarquer les erreurs qu’on peut commettre.

Comment expliquez-vous les critiques qui se sont abattues sur vous ces dernières semaines ?

VAN BUYTEN : Probablement le départ de Santini et l’inquiétude des supporters sur ma capacité à aider cette équipe à gagner. Ma carrière de footballeur n’aide pas. Les gens se disent peut-être qu’avec un mec pareil, ça va rouler. Mais dans le foot, la culture de la gagne ne s’installe pas en deux ou trois mois. Il y a beaucoup de paramètres qui entrent en jeu. Par exemple, le Bayern a mis plus de dix ans pour gagner à nouveau la Ligue des Champions alors qu’ils ont une expérience autrement plus importante. Mais je ne veux pas attendre aussi longtemps pour ramener le titre à Sclessin !

On raconte aussi que depuis plusieurs mois vous n’êtes plus un soutien de Ferrera.

VAN BUYTEN : Vous savez, je n’ai pas la réputation d’être une mauvaise personne et de ne pas soutenir quelqu’un qui est sur le même bateau que moi. Je suis là pour aider à atteindre les objectifs que le président a fixés. Et je ne vois pas pourquoi je ne soutiendrais pas l’entraîneur. D’un autre côté, on attend de Yannick Ferrera qu’il donne le meilleur pour faire gagner le Standard. Peut-être que c’est interprété comme un manque de soutien.

Est-il normal que Ferrera n’ait aucune implication dans les transferts ?

VAN BUYTEN : Les entraîneurs ne font que passer. Ils partent parce que les résultats ne suivent pas, parce qu’il y a la pression des supporters, parce qu’ils ont
l’opportunité d’avoir une meilleure équipe ou un meilleur salaire. Je ne peux pas conseiller au président de changer de stratégie, de route, d’équipe chaque fois qu’un entraîneur s’en va. Le Standard doit avoir sa philosophie, comme les plus grands clubs d’Europe. Si ton entraîneur part après trois mois, on fait quoi avec les joueurs qu’il a voulus ? Pendant l’hiver, on a fait en sorte qu’il reçoive les profils qu’il désirait. Il reste le seul maître de l’équipe et des choix, chaque week-end. Il nous donne les profils qu’il pense nécessaires pour améliorer l’équipe. Les scouts et le directeur sportif font leur travail pour trouver le joueur qui peut correspondre à la stratégie et au budget du club. Moi, je suis le garant de la stratégie à long terme. C’est comme ça que ça se passe dans les grands clubs.

Les arrivés de cet été ne jouent quasiment pas. C’est étonnant…

VAN BUYTEN : En foot, il n’y a que les résultats qui comptent. Les personnes qui s’occupent du recrutement, dont moi, prennent leurs responsabilités. L’entraîneur, qui fait ses choix, prend les siennes.

Vous n’interférez jamais dans ses choix ?

VAN BUYTEN : C’est important qu’il sente qu’il a toute la liberté au niveau de la composition d’équipe. S’il a envie de partager ses idées avec moi ou avec le directeur sportif, s’il veut profiter de notre expérience, on le fera volontiers. Mais seulement s’il nous pose la question. C’est Yannick qui décide qui il veut aligner et c’est lui aussi qui décide de mettre un joueur dans le noyau A ou B. Moi, mon rôle, c’est de lui dire que ce n’est pas une bonne chose si je trouve que ce n’est pas une bonne chose ! Beaucoup de gens pensent que la direction sportive du club joue un rôle dans ses choix mais non : l’entraîneur a tout le pouvoir de décision. C’est logique. Interférer dans son domaine, ce serait contre-productif. Ce n’est pas parce qu’on dit que tel joueur doit jouer qu’on va gagner le match. Et alors, on ferait perdre son leadership à l’entraîneur, vis-à-vis du groupe.

« ON PEUT FAIRE MIEUX AVEC CES JOUEURS »

Vous étiez derrière la venue de Ferrera ?

VAN BUYTEN : Oui, j’ai conseillé au président de l’engager. Son profil correspondait parfaitement à ce qu’on voulait pour le club à ce moment-là. Il nous a fait gagner la Coupe alors que le Standard entrait dans une nouvelle ère.

Qu’est-ce que vous aimiez chez lui ?

VAN BUYTEN : Le tout : la personne, la motivation, l’ambition, sa jeunesse. Il devait permettre d’insuffler un vent nouveau. Quand je suis arrivé au club, Bruno Venanzi m’a demandé ce que je pensais de la qualité du travail de Muslin. J’avais envie de lui répondre qu’on allait tout droit vers la Division 2. Quand j’ai vu ce que j’ai vu, j’étais choqué par les entraînements, c’était la foire totale, même en Promotion on ne s’entraîne pas comme ça.

Regrettez-vous les départs de janvier (Knockaert, Yattabaré, Van Damme, Teixeira) qui, à l’analyse, ont déforcé l’équipe ?

VAN BUYTEN : Mon travail dépend aussi de la volonté du président de retrouver un équilibre financier. Et qu’est-ce que vous faites quand un joueur vient vous trouver et vous dit qu’il veut partir ? Le garder alors qu’il aura la tête ailleurs et que vous pouvez en obtenir trois millions alors que six mois plus tard il n’en vaudra peut être plus que 500.000 ? Et puis je ne trouve pas que ça a déforcé l’équipe. On a engagé des joueurs comme Dompé, Edmilson, Raman, Gillet, Cissé, .. A terme, ils montreront tout leur potentiel.

Passer d’un des plus grands clubs du monde comme le Bayern Munich, où tout est parfaitement défini, au Standard, où tout est refaire, l’écart n’est-il pas trop grand ?

VAN BUYTEN : Quand vous arrivez d’une structure où tout est parfaitement en place, vous n’avez aucun mérite non plus. Le Bayern a par exemple changé Christian Nerlinger par Matthias Sammer mais ce n’est pas Sammer qui a gagné le titre pour autant. Il y avait trois titres d’affilée avant son arrivée. Ici, au Standard, il y a un vrai défi car le club n’avait plus remporté de trophée depuis plusieurs années.

On imagine mal le Standard briguer les plus hautes places avec le noyau actuel.

VAN BUYTEN : En tout cas, je sais qu’on est capable de meilleurs résultats avec les joueurs à disposition. C’est ce que j’ai dit à Yannick.

Mais jouer le titre comme rêvé par le président ça paraît très compliqué ?

VAN BUYTEN : Le président se donne les moyens des ambitions du club et je suis là pour faire en sorte que les décisions prises au niveau sportif soient les bonnes. Si cette saison est meilleure que la saison passée, si on s’améliore chaque année, ça me va très bien. Le but ultime, c’est évidemment d’être à nouveau champion.

« D’ONOFRIO EST AGENT, JE N’EN SUIS PAS UN »

Est-ce que vous espérez calquer votre rôle sur celui de Lucien D’Onofrio en utilisant notamment vos contacts pour amener des joueurs ?

VAN BUYTEN : Pas du tout. Lucien D’Onofrio est agent, je n’en suis pas un.

On a beaucoup évoqué votre contrat à 500.000 euros par an. Est-ce que c’est ce contrat qui vous a notamment créé des inimitiés au sein même du club ?

VAN BUYTEN : Je pense que cette histoire de salaire a surtout été gonflée par la presse qui a besoin d’histoires polémiques. Il y a des dirigeants belges plus expérimentés qui ont un salaire plus important.

Dans une interview à Sudpresse, Bruno Venanzi a notamment déclaré : « Daniel veut avancer trop vite et oublie parfois qu’il y a des procédures à respecter. »

DANIEL VAN BUYTEN : Je pense que vous n’avez pas compris mon rôle. Je ne suis pas là pour aller toquer à la porte de chacun. Il y a un protocole et le protocole doit être suivi. Et je pense le suivre. Mais on raconte beaucoup de choses fausses à mon sujet. Notamment que mon cousin est venu à l’Académie. Mais c’est n’importe quoi !

On parle aussi d’une mainmise de Christophe Henrotay, votre ami et ex-agent, sur l’Académie.

VAN BUYTEN : Vous pensez vraiment que Christophe Henrotay a attendu que Daniel Van Buyten soit au Standard pour représenter ou faire les transferts de Romelu Lukaku, Courtois, Carrasco, Fellaini, Tielemans, Dendoncker, … Des joueurs qu’il a recrutés à l’âge de l’Académie. Soyons sérieux ! Il n’a pas besoin de moi pour signer des joueurs. Et je n’ai jamais dit à un joueur de signer avec Christophe Henrotay. Il est mon meilleur ami et je n’ai aucun problème à le dire mais jamais je n’ai fait d’allusion qui pouvait laisser penser qu’un joueur n’aurait rien s’il ne
signait pas avec Christophe. Mon rôle est de discuter avec tous les agents et je n’ai aucun problème avec ça. Par contre, si un jeune vient me trouver et me demande des conseils par rapport aux agents, je vais lui parler de mon expérience comme joueur. Qui, aujourd’hui, peut se vanter d’avoir eu un seul agent dans sa carrière ? Et si, après, le jeune veut rencontrer Christophe, c’est à lui de faire le pas. Il se débrouille pour procurer son numéro mais moi je reste en dehors de ça. Mais je suis là aussi pour leur dire à ces jeunes qu’ils doivent avant tout faire les choix du cœur, qu’ils ne doivent pas se sentir oppressés par l’extérieur. C’est devenu un peu un effet de mode de prendre un agent mais je leur explique qu’à 15 ans, c’est peut-être cet agent qui va briser leur carrière car il ne va regarder que son gagne-pain et non un plan de carrière.

Moi, mon rôle, c’est de lui dire que ce n’est pas une bonne chose si je trouve que ce n’est pas une bonne chose ! Beaucoup de gens pensent que la direction sportive du club joue un rôle dans ses choix mais non : l’entraîneur a tout le pouvoir de décision. C’est logique. Interférer dans son domaine, ce serait contre-productif. Ce n’est pas parce qu’on dit que tel joueur doit jouer qu’on va gagner le match. Et alors, on ferait perdre son leadership à l’entraîneur, vis-à-vis du groupe.

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