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Les trois vies rouches de Sébastien Pocognoli au Standard

Officiellement de retour au Standard depuis vendredi soir, Poco entamera dès la semaine prochaine le troisième chapitre rouge et blanc de sa carrière. Récit de l’histoire pas comme les autres d’un enfant de Sclessin. De 1996 à 2002: Un véritable enfant de Sclessin

C’est au centre de formation du Standard que le jeune Poco , supporter acharné des Rouches , a développé ses qualités.

« Je suis très heureux de revenir à la maison. »

Les premiers mots prononcés par Sébastien Pocognoli lorsque nous l’avons contacté, vendredi soir, juste après l’officialisation de son retour au Standard témoignent du lien fort qui a toujours existé entre le joueur et le club liégeois.

Symbole du fameux « esprit Standard » , Poco est en effet un vrai enfant de Sclessin. Né à Seraing, le défenseur a porté la vareuse rouche dès son neuvième anniversaire, lorsqu’il a rejoint le centre de formation du Standard en 1996. Un rêve pour celui qui n’a jamais caché avoir été un fervent supporter du club depuis son plus jeune âge.

Si c’est à Genk qu’il a découvert le football professionnel, en 2004, deux ans après avoir quitté le Standard car il estimait qu’il n’y avait pas de « débouchés réels » , c’est bien dans le club liégeois que son talent a été façonné. « Je ne remercierai jamais assez le club liégeois de m’avoir formé correctement. Les entraîneurs y étaient très compétents » , expliquait-il en 2006.

Son sens du placement, son jeu tactique, ses percées sur le flanc gauche, sa qualité de centre, ses tacles hargneux… C’est en rouge et blanc que Poco a acquis et travaillé toutes ces qualités. À Liège, durant six années bien remplies, il a côtoyé des garçons comme Kevin Mirallas, Réginal Goreux ou Jonathan Legear, chez les jeunes.

Des garçons qu’il retrouvera dans le vestiaire à la reprise. Avec le sentiment, sans doute, de ne jamais les avoir quittés… De 2010 à 2013: Trois ans, une Coupe et un drapeau

En trois saisons au Standard, Sébastien Pocognoli avait rapidement acquis le statut de joueur emblématique du club liégeois.

Janvier 2010. La presse s’enflamme. Sébastien Pocognoli est de retour au Standard. Huit ans après avoir quitté son club de cœur pour faire ses débuts professionnels à Genk puis après une expérience très réussie à l’AZ Alkmaar, où il remporte le titre de champion des Pays-Bas en 2009, Poco retrouve la chaleur de l’enfer de Sclessin.

Pour s’attacher ses services, le club liégeois débourse 2,2 millions d’euros mais ne le regrette pas. Dès ses premières apparitions, le latéral gauche, numéro 35 floqué dans le dos (il aura le 15 quelques semaines plus tard), s’impose comme l’un des patrons du vestiaire. Entre 2010 et 2013, le défenseur dispute d’ailleurs 116 rencontres sous la vareuse rouche et inscrit deux buts. Son plus beau fait d’arme ? La Coupe de Belgique, remportée en 2011 sous la houlette de Dominique D’Onofrio.

Durant ces trois années à Sclessin, Sébastien Pocognoli a été un des chouchous du public liégeois, qui lui portait un véritable amour. Et qui n’a évidemment pas oublié son fameux planté de drapeau, le 19 août 2012. Ce soir-là, le Standard avait atomisé son rival carolo dans le choc wallon (2-6). Durant les célébrations de la victoire, Poco s’était emparé d’un drapeau du kop standardmen avant d’aller le planter au milieu du rond central sur la pelouse du Mambourg. Un geste jugé « provocateur » et « incitant à la violence » qui lui avait valu une amende de 650 euros. Mais qui, pour les fans du Standard, est resté dans les mémoires collectives comme l’un des moments forts de la saison 2012-2013, au milieu de laquelle Poco avait quitté le Standard durant le mercato de janvier pour s’offrir un nouveau défi et rejoindre Hanovre, en Bundesliga. De 2017 à… : « En mission pour ramener le Standard au sommet »

Laissé libre par West Bromwich, le défenseur n’a pas hésité au moment où l’opportunité de revenir au sein du club liégeois s’est présentée. « C’était la meilleure solution pour moi. »

Il est donc de retour. Trois ans et demi après avoir quitté les Rouches, Sébastien Pocognoli est à nouveau Standarmen. Depuis 2013, il a connu l’Allemagne et l’Angleterre. Une expérience à Hanovre, tout d’abord, qu’il peut qualifier de satisfaisante. Puis un autre, en demi-teinte, à West Bromwich, depuis 2012. S’il a peu joué à WBA après l’arrivée de Tony Pulis, Poco a retrouvé le rythme et les terrains la saison dernière avec Brighton, où il était prêté et avec qui il a accroché la montée en Premier League en compagnie d’un certain Anthony Knockaert.

Laissé libre par WBA, Pocognoli a choisi de se relancer le Standard… et de relancer le Standard. « C’était la meilleure solution pour moi », indiquait-il vendredi. « J’ai, comme tout le monde au club, pour mission de ramener le Standard au sommet du football belge et c’est un challenge excitant. » Mais qui ne sera pas pour autant évident. Depuis qu’il a quitté Sclessin, le club liégeois a vécu des saisons mitigées et, surtout, une saison 2016-17 catastrophique. Depuis de nombreux mois, le retour de joueurs « avec la mentalité Standard » est désiré par les dirigeants liégeois, qui ont donc joint les actes à la parole.

S’il débutera sa troisième aventure au Standard avec un crédit énorme, Pocognoli aura également une certaine pression. Fort de son expérience à l’étranger, il devra prouver sa capacité à calmer un groupe qui a souvent flanché lorsque la pression devenait trop forte et qui a parfois manqué de révolte lorsque les résultats négatifs s’accumulaient.

Oui, Poco est en mission. Mais il a tout en mains pour la réussir.

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