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Les trois raisons du rebond de l’AJA

Avec quatre succès et une défaite, l’AJA présente le meilleur bilan de Ligue 2 depuis cinq journées. Le résultat d’un mercato réussi.

Une superbe série qui a permis aux hommes de Cédric Daury de quitter la zone rouge, s’offrant même un matelas de sécurité de quatre points sur le 18e et futur barragiste. Une métamorphose qui trouve son origine dans un mercato hivernal réussi. À l’heure où de nombreuses voix s’élèvent dans le milieu contre ce marché hivernal, jugé inopportun voire superflu par de nombreux entraîneurs et présidents, l’AJA a parfaitement négocié le sien en janvier pour se renforcer tout en corrigeant les soucis structurels de son effectif.

1. Touré – Yattara : le gros coup de l’AJA

À peine un mois après leur arrivée dans l’Yonne, Birama Touré et Mohamed Yattara sont devenus des joueurs clés du collectif ajaïste. Avec respectivement six et cinq titularisations, les deux recrues n’ont pas perdu de temps pour assumer leur statut de joueur de niveau Ligue 1, glané par le passé à Nantes et Angers.

Avec un but et une omniprésence dans le cœur du jeu, Birama Touré s’est déjà rendu indispensable à la bonne marche du collectif auxerrois. Quant à Yattara, s’il continue sur ce rythme (un but et trois passes décisives en cinq matches de L2), il ne tardera pas à devenir le chouchou de l’Abbé-Deschamps. Tout ça pour le plus grand bien de l’AJA.

2. Un 5-3-2 et un plan de jeu enfin dans la durée

Un système tactique et une philosophie de jeu sur la durée : voilà ce qui a manqué à l’AJA depuis août.

Que ce soit avec Viorel Moldovan ou Cédric Daury, les Ajaïstes ont passé la première partie de la saison à tatonner, alternant entre 4-3-3, 4-4-2, 4-2-3-1, 4-1-4-1 et même, une première fois, 5-3-2. Sans jamais parvenir à s’y épanouir en trouvant son rythme de croisière.

Depuis son passage en 5-3-2, l’AJA a gagné quatre de ses cinq matches de championnat.

Alors qu’il espérait « corriger son effectif » au mercato, Cédric Daury a donc obtenu en Touré, la sentinelle du milieu, et en Yattara, l’attaquant puissant complémentaire de l’indispensable Courtet, qui lui manquaient. De quoi en profiter pour passer en 5-3-2 après les deux défaites au Gazélec et face à Bourg. Un système plus sécuritaire qui permet à l’AJA de garder sa solidité, d’attaquer sans se découvrir et d’exploser en contre. Un choix judicieux et payant. Cinq matches plus tard, l’AJA en a gagné quatre. Un pas solide vers le maintien.

3. Une AJA bien plus mûre et expérimentée

La maturité. L’expérience. Le vécu. Appelez ça comme vous le voulez. Toujours est-il que pendant le premier tiers de la saison, l’Association de la Jeunesse Auxerroise n’a jamais aussi bien porté son nom. En début de saison, il n’était pas rare que l’AJA affiche une moyenne d’âge d’à peine plus de 22 ans avec régulièrement plus de joueurs dans leur première saison en pros que d’éléments à plus de 100 matches au compteur.

Depuis, la donne a bien changé. Dans le sillage des incorporations tardives des recrues estivales Tacalfred et Touzghar, puis de l’arrivée cet automne d’Obraniak, l’AJA n’a cessé de gagner en expérience et en moyenne d’âge au fil des journées. Malgré leur jeune âge (24 et 23 ans), Birama Touré et Mohamed Yattara font partie de ces éléments – au nombre de sept face à l’AC Ajaccio vendredi contre seulement quatre en début de saison – à plus de 100 matches en pros. Un vécu non négligeable sur lequel Cédric Daury s’est appuyé pour amener sérénité et compétitivité dans son collectif.

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4 thoughts on “Les trois raisons du rebond de l’AJA

  1. Ardèchois

    Perso, je pense que ces joueurs venus de Lique 2 sous estime la JPL. Il faut aller au charbon. Ces joueurs sont sans doute doués techniquement mais cela ne suffit pas. En Belgique, le beau jeu n'est pas privilégié. L'arbitrage ne protège pas les attaquants et les créatifs.

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