Pour le Standard, un point c’est tout

Grâce à un but de Jonathan Legear dans les arrêts de jeu, le Standard a sauvé in extremis un point à Westerlo. C’est mieux qu’en 2015-2016. Mais dans le contenu, il y a encore du boulot…

Voir ses joueurs passer des mots aux actes, tel était l’espoir avoué de Yannick Ferrera, à quelques heures de l’entrée de ses joueurs dans le championnat. Pour quel bilan ? Mathématiquement, ses ouailles ont sauvé un point inextremis. Mais de là à affirmer que cela a été satisfaisant…

« Il faut arrêter de penser que le Standard va venir gagner 0-5 à Westerlo », se défend toutefois l’entraîneur principautaire. « Si j’étais défaitiste, j’aurais déjà démissionné. Mais je suis optimiste en sachant qu’on doit se battre partout et tout le temps pour signer des performances. Dans les circonstances actuelles, je suis content car nous avons obtenu un meilleur résultat que l’an dernier. Mais je ne suis certainement pas heureux du contenu. Nous devons élever notre niveau de jeu pour prendre plus de points et vivre une saison plus sereine que la précédente. Pour y arriver, chacun doit s’améliorer en se remettant en question. Et quand ce sera le cas, le collectif progressera. » L’entraîneur principautaire a parfaitement résumé la situation car il y a deux manières d’analyser ce premier match de la saison en se plaçant du point de vue liégeois.

La positive d’abord. Le club principautaire a mieux entamé sa saison que l’année dernière quand il avait été battu à Courtrai. Mais entre un candidat au maintien et un prétendant au Top 6, il y a évidemment une différence. Autre point positif, après avoir été vaincus à deux reprises par Westerlo lors de la saison 2015-2016, les hommes de Ferrera ont déjà pris un point aux Campinois, certes un peu tombé du ciel. Même si cette unité a un petit goût de bouchon, c’est toujours mieux au terme de la première journée, et comme le pense Ferrera, de rentrer à Sclessin avec un point.

Mais ensuite, il y a les inquiétudes. Et elles demeurent nombreuses même si ce n’est que le début de saison et que l’incorporation de Raman (titulaire dimanche) et de Mbenza (monté au jeu à la pause à la place d’Edmilson) est encore loin d’avoir donné tous ses effets. Un manque de jeu évident, une incapacité à accélérer les échanges et à hausser le niveau individuel et général, tel est le visage que le club principautaire a montré au Kuipje. Ce qui est d’autant plus regrettable quand, en plus, la défense manque de l’indispensable intransigeance défensive en donnant deux buts à l’adversaire, le premier quand Andrade est enrhumé par Acolatse, le second quand Scholz loupe son intervention en hésitant à aller sur le ballon. Mené au score, personne ne voyait le Standard revenir au score vu que ses joueurs allaient dans l’effort avec parcimonie.

« C’est vrai que dès qu’un grain de sable arrive, il enraye la machine et les joueurs commencent à douter. C’est, et je le répète une fois de plus, un problème de maturité. Mais cela n’a rien à voir avec l’âgemais bien avec les personnes.» D’où trois changements opérés par Ferrera en seconde période.

« J’ai fait rentrer Mbenza car Edmilson avait pris une béquille. Ensuite, je savais qu’on allait avoir une multitude de centres d’où l’introduction de Legear qui possède de la qualité dans ce domaine. Qui plus est, cela permettait de mettre Mbenza dans une position plus axiale. Quant à Laifis, nos défenseurs n’étant plus mis sous pression, je comptais sur la qualité de ses passes pour trouver des ouvertures. »Finalement, l’ouverture viendra d’une erreur de la défense campinoise bien exploitée par Legear dans les arrêts de jeu. Suffisant pour sauver les apparences mais certainement pas pour rassurer tout le monde.

Après le revers en Supercoupe, le constat était évident : il y avait encore du pain sur la planche. En une semaine, il ne fallait pas s’attendre à une transformation complète. Mais au moins les
fans pouvaient-ils compter sur une timide amélioration. Néanmoins, elle ne saute pas aux yeux. En attendant, pour les faire saliver, il conviendra d’élever le niveau général contre
Saint-Trond. Ah oui mince, ce sera à huis clos. Un mal pour un bien ? Justement, c’est ce que certains pensaient après la défaite au FC Bruges.

Capture

Commentaires

Commentaires




Laisser un commentaire