Le Standard a contesté cette vision

Ces dernières années, au niveau national comme européen, le Standard a dû souvent puiser dans ses caisses pour payer des amendes suite au comportement de ses supporters.

459.000 Euros partis dans les caisses de l’UEFA et un match à huis clos cette saison en championnat en guise de sanction suprême au niveau national : le passif devient lourd. À ce niveau-là, le Standard est logé à la même enseigne que tous les clubs de la planète foot : ils sont à la merci, en quelque sorte, du moindre comportement jugé répréhensible de la part de supporters sur lesquels ils ne peuvent avoir la maîtrise totale. Le plus « beau » cas d’espèces a été la longue suspension des clubs anglais dans la foulée du drame du Heysel. Les clubs sont responsables de leurs supporters, point barre : telle est la logique communément appliquée aux quatre coins de la planète.

Le Standard a toujours contesté cette lecture. Il s’agissait d’ailleurs d’un des arguments développés par le club liégeois devant la CBAS en novembre 2014 alors que le club liégeois se battait contre une sanction à huis clos après de gros incidents contre Zulte Waregem. «On ne peut pas sanctionner quelqu’un pour des faits commis par autrui. C’est un fait légal… qui va à l’encontre du règlement de l’Union Belge qui dit qu’un club peut être sanctionné, sans préciser comment », avait plaidé l’avocat du Standard à l’époque.

La CBAS avait toutefois évité de se prononcer à ce sujet, préférant suivre le club sur l’argument soutenant qu’un match à bureaux fermés ne constituait pas une sanction de nature à remédier aux problèmes…

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