La semaine tumultueuse du Standard

Décryptage du transfert surprise d’Ivan Santini et de ses conséquences.

« Dorénavant je suis là pour taper du poing sur la table, le Standard de Venanzi commence maintenant. » Voici un extrait de la longue interview donnée par le président du Standard au Soir et à Sud Presse ce week-end. Une forme de mise au point après des derniers jours tumultueux alors que du côté des décideurs de Sclessin, on annonçait pourtant un été clément. Mais pouvait-on réellement l’envisager alors que les dissensions à la tête du club sont nombreuses ?

Yannick Ferrera a entamé la saison avec une épée de Damoclès au-dessus de sa tête. Venanzi a même reconnu dans sa dernière sortie médiatique « être l’un de ses derniers défenseurs. » Et personne ne fait en sorte de lui faciliter la tâche. Pour preuve : deux jours avant le déplacement à Westerlo, Ferrera s’entretient avec la direction pour évoquer les différents contours du noyau et comment élaguer celui-ci. Lors de la préparation, il arrive que 26 joueurs soient mis à la disposition du coach; un chiffre trop important, qui amène régulièrement quatre d’entre-eux à s’entraîner individuellement à l’écart du groupe. Mais le possible départ d’Ivan Santini n’est jamais évoqué (et ce même si le Standard le poussait vers la sortie depuis quelques semaines).

L’attaquant croate est bien présent au décrassage le lundi, lendemain du match face à Westerlo. C’est ce jour-là que Yannick Ferrera apprend son départ. Santini prend la route de Caen le mardi, jour de congé, et fait ses adieux au groupe le mercredi. Le jeudi, c’est au tour de Renaud Emond et de Mohammed Yattara de filer vers un noyau C composé d’anciennes connaissances (Alpaslan Oztürk, Georgy Zhukov ou Yannis Mbombo). Les deux avants apprennent la sanction avant le premier entraînement du jour. Apparemment, la direction compte sur la jeunesse de Ryan Mmaee et d’Isaac Mbenza pour occuper le terrain offensif. Le départ de Santini est mal pris par le staff et le groupe des joueurs, qui ne comprennent pas comment on peut les priver à pareille période de leur seul attaquant efficace.

Mais l’inquiétude n’est pas neuve. Depuis deux semaines, Matthieu Dossevi, qui n’hésite pas à s’entretenir avec Bruno Venanzi et Daniel Van Buyten, et d’autres joueurs cadres souhaitent rencontrer l’ensemble d’une direction à plusieurs têtes. Mais sans résultat pour le moment. Les joueurs veulent connaître les ambitions réelles et espèrent être rassurés. Des craintes légitimes qui rejoignent celles de nombreux supporters.

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