La renaissance de l’oublié Ishak Belfodil

Trop rapidement présenté comme la nouvelle étoile de l’Olympique Lyonnais, Ishak Belfodil n’a jamais réussi à scintiller dans le ciel rhodanien. De club en club, l’attaquant international algérien s’est longtemps cherché, mais a peut-être enfin trouvé le cadre idoine au Standard de Liège.

Si le talent n’attend pas le nombre des années, la maturité vient elle parfois plus tard que prévu. Dans un milieu du football où les pépites parviennent à exploser de façon précoce, certains ont besoin de plus de temps pour trouver un cadre où s’épanouir pleinement. C’est peut-être ce qu’est en train de connaître Ishak Belfodil. Élégant buteur, formé au Clermont Foot, l’attaquant posait ses valises à l’Olympique Lyonnais en 2008 au sein d’un club qui croyait dur comme fer en lui : « S’il y en a un capable de gagner le Ballon d’Or, c’est lui », allait même jusqu’à déclarer Jean-Michel Aulas dans El Pais à propos de son espoir en 2010. La suite ne donnera pas franchement raison au président lyonnais, le natif de Mostaganem ne disputant que 12 matches en équipe première sans inscrire le moindre but.

Le joueur a ensuite pas mal bourlingué, de Bologne à Baniyas en passant par Parme, l’Inter Milan et Livourne, pour finalement atterrir cet été au Standard de Liège. Autant le dire d’emblée, lorsque le club belge annonçait la signature de l’international algérien (14 capes, 2 buts), nombreux étaient les observateurs à s’interroger sur le bien-fondé de cette venue. Évoluant la saison dernière aux Émirats Arabes Unis, à Baniyas, celui qui avait marqué 11 buts en 26 matches pouvait-il en faire de même sur le Vieux continent ? Pour l’heure, le bilan comptable de l’intéressé est en tout cas on ne peut plus flatteur. Avec 2 buts inscrits en 3 matches de championnat belge, le numéro 99 se met en évidence au Plat pays, son jeu de tête faisant notamment des ravages (1,91m). Engagé pour une saison et une autre en option à Sclessin, Belfodil apparaît enfin sous un bon jour, sans pression.

Alors que, à l’OL, on nous a fait savoir que Belfodil avait un talent indéniable mais qu’il n’avait pas la mentalité adaptée pour répondre aux exigences du plus haut niveau, celui qui se dit par ailleurs plus à l’aise en position de numéro 10, en soutien d’une pointe, regarde aujourd’hui avec recul son parcours, conscient d’avoir manqué de patience : « Je me rends compte que j’ai été impatient. Un exemple. Quand je signe à l’Inter, j’ai 21 ans. Je signe un contrat de 5 ans et je demande à quitter le club après seulement 6 mois car je n’ai pas assez de temps de jeu. Je ne jouais que 10 ou 15 minutes par-ci, par-là. Pourtant, à 21 ans, si tu n’es pas titulaire à l’Inter, il n’y a pas le feu au lac. Tout le monde fait des erreurs et il n’y a pas d’âge pour les faire. J’en ferai encore mais plus comme celles commises avec l’Inter », déclare-t-il au micro de la RTBF, refusant de se présenter comme un saint mais désireux de ne plus faire de véritables mauvais choix. La sagesse, en somme.

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