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PO1 : le baromètre de Marc Degryse

Marc Degryse, le chroniqueur de Sport/Foot Magazine, livre son analyse des six derniers prétendants au titre.

Les play-offs à venir ont tout pour être les plus serrés de l’histoire. Trois fois, seulement, l’équipe qui avait terminé la phase classique en tête n’a pas été sacrée. Vu les écarts minimes, on pourrait bien avoir un quatrième cas cette année. Une remontée pareille à celle de l’Anderlecht de Besnik Hasi ou La Gantoise de Hein Vanhaezebrouck, ça n’a rien d’utopique. Voici comment je vois les choses, mon analyse de l’état de forme et des chances de chaque équipe qualifiée.

Genk, la relance. Le 3-3 sur la pelouse de Zulte Waregem est, sur le papier, un résultat décevant pour une équipe qui vise le titre. Mais il ne faut pas s’attarder qu’au résultat brut. J’ai vu des choses intéressantes et des raisons d’espérer dans ce match. On a maintenant, définitivement, un Genk dans sa version sans Alejandro Pozuelo. Philippe Clement a réfléchi à une nouvelle occupation et c’était beau à voir contre Zulte Waregem. Il a introduit Junya Ito et Jakub Piotrowski, je trouve que c’était positif. Son équipe n’a pris qu’un point mais elle ne méritait pas d’en perdre deux. Je m’attends à un parcours irrégulier de Genk dans les play-offs, il faudra que ces joueurs qui ne sont pas habitués à gagner des trophées arrivent à gérer la pression de dix gros matches, mais je vois des raisons d’y croire : le bon match en clôture de la phase classique, et aussi les quatre points d’avance sur le deuxième au moment de commencer les play-offs.

Bruges, les clés du stade. Au contraire de ce qu’on constate à Genk, il y a au Club une culture de la victoire et des titres. C’est un avantage mental. Là-bas, ils savent gérer la pression, ils l’ont déjà bien montré. Ce qu’il manque cette saison, c’est l’invincibilité à domicile, une clé des deux titres. Cette saison, ça ne veut plus trop marcher au Jan Breydel. Charleroi et Mouscron ont gagné là-bas en 2019, il y a eu d’autres résultats insuffisants et donc un bilan de sept points sur quinze. Insuffisant pour viser la première place. Retrouver la domination sur son terrain, ce sera un élément essentiel en play-offs.

 » Il y a trop d’écart de niveau entre un bon et un mauvais Standard. « 

Standard, les montagnes russes. Va-t-il être le troisième chien qui partira avec l’os que se disputent les deux premiers ? Je n’y crois pas. Parce que la saison des Liégeois est trop irrégulière. Ils passent subitement du très bon au très mauvais, et en sens inverse. Tout ça a encore été illustré dans le match de ce week-end contre Waasland-Beveren. Il y a trop d’écart de niveau entre un bon Standard (qui est alors capable de battre n’importe qui) et un mauvais. Le défi pour Michel Preud’homme et son staff sera d’installer enfin de la régularité dans les prestations. De là à viser le titre, je n’y crois pas.

Anderlecht, les chiffres qui mentent. Les Mauves ont très bien terminé la phase classique, point de vue bilan chiffré, c’est impeccable. Il y a aussi eu deux révélations individuelles depuis le Nouvel An avec Yari Verschaeren et Yannick Bolasie. Mais pour le reste, c’est toujours pauvre au niveau du jeu et du spectacle. Les chiffres de la dernière ligne droite ne reflètent pas du tout la réalité et la qualité de l’équipe. Je maintiens que le Sporting est moins avancé que les trois premiers et que le plus haut objectif atteignable est une qualification européenne.

Gand, le paramètre Coupe. C’est l’équipe de la fin de phase classique avec ses quatre victoires consécutives. Elle est en pleine confiance, et cette confiance est encore boostée par la qualification pour la finale de la Coupe. On l’a encore bien vu sur la pelouse de Saint-Trond, le week-end passé. Il y avait une pression énorme mais les Gantois ont parfaitement géré en sortant un match plein. Quand on regarde le banc, on voit aussi qu’il y a de la qualité en profondeur. Maintenant, on doit se souvenir que cette équipe a souffert en championnat au moment des demi-finales de la Coupe. Ne risque-t-on pas d’assister au même phénomène à l’approche de la finale ? Où mettra-t-elle ses priorités ?

Antwerp, l’emmerdeur. Je pense que là-bas, l’objectif est atteint. Je vois mal l’Antwerp arriver beaucoup plus haut. Pour résumer, c’est une équipe emmerdante qui a du mal à gagner ses gros matches. Compter sur les duels physiques, c’est insuffisant à partir du moment où les choses sérieuses commencent.

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