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Sa Pinto, sur la corde raide

La passion du bouillant entraîneur du Standard dépasse très largement la raison.

Le Standard n’aura pas su boucler la boucle d’un triptyque particulièrement épineux. La faute à un penalty loupé par Orlando Sa ou d’un arrêt magistral de Sinan Bolat, c’est selon, dans les derniers instants de la rencontre de dimanche. En cas de victoire face à l’Antwerp, le Standard passait quatrième ; ce partage (1-1) le renvoie hors du top 6. Dimanche, la frustration était évidemment perceptible dans les rangs liégeois, après deux prestations remarquables à Genk et à Anderlecht, en Coupe.

Le Standard n’a plus rien à voir avec l’équipe qui avait subi deux gifles de suite à Bruges (4-0) et face à Zulte Waregem (0-4) en début de saison. L’ensemble est désormais solide mais manque toujours de variété dans le jeu face à des formations regroupées, comme face à Ostende (0-0), il y a deux semaines, ou ici face aux Anversois.

L’absence de Paul-José Mpoku pour suspension et la nouvelle blessure d’Edmilson n’ont évidemment pas aidé. S’il reste encore de nombreux points à améliorer, le Standard a une base solide sur laquelle s’appuyer. Désormais, on bosse et même beaucoup à l’Académie, la fracture est totale avec la saison dernière où les entraînements manquaient d’intensité.

L’entraîneur portugais pousse ses joueurs au maximum, des séances longues de 2h30 ne sont pas rares, ce qui a même causé quelques légers bobos (Luis-Pedro Cavanda, DieumerciNdongala) et de la fatigue chez certains. Mais malgré ses dehors excessifs, Ricardo Sa Pinto n’exclut personne et peut compter sur un groupe totalement dévoué.

Après la tragi-comédie pathétique qui est venue quelque peu gâcher la jolie prestation liégeoise à Anderlecht, les joueurs n’ont pas manqué de se moquer de leur coach. Dimanche dernier, après la rencontre et la perte de deux points précieux, Sa Pinto s’est à nouveau montré agressif devant les caméras de la télévision. Après ce nouvel écart, on peut difficilement imaginer que le Portugais ne soit pas recadré par sa direction.

On peut aussi se demander pourquoi il ne s’exprime pas en anglais après les matches, une langue qu’il maîtrise bien mieux que le français ? Vendredi dernier, deux jours après la qualification à Anderlecht, le club avait toutefois tenu à marquer son soutien, à travers un communiqué, où l’on pouvait notamment lire :  » Faire du coach du Standard de Liège un auteur alors qu’il est avant tout une victime, ce n’est pas correct. Notre club ne peut accepter un tel traitement de la situation.  »

Hier, Sa Pinto comparaissait devant la commission des litiges et a écopé de trois matches de suspension. Si ces qualités de technicien ont revigoré une équipe malade, l’homme est trop souvent sur la corde raide. Depuis qu’il est arrivé à Liège, il dit ne pas supporter le traitement dont serait victime son équipe. Le club principautaire ne serait plus respecté comme il l’était lors de son premier passage, sous Lucien D’Onofrio. La pression souvent excessive exercée ces derniers temps sur ses joueurs, sur les arbitres, ou les médias pourrait, à terme, se retourner contre lui.

 

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