Orlando Sa : « Sur le terrain, je suis un battant »

Le travail d’un attaquant ne se limite pas aux buts qu’il marque pour son équipe. Décisif à Courtrai, le Portugais a usé d’un autre registre pour tenter de conserver sa place dans le onze de base dimanche prochain, alors que Benito Raman est rétabli.

Que serait-il arrivé si, juste avantle temps réglementaire de la première mi-temps, l’arbitre polonais Daniel Stefanski n’avait pas accordé à Orlando Sa un coup de réparation pour avoir été ceinturé par Christopher Samba ? Nul ne le sait. Mais ce qui est sûr, c’est que cette phase qui souleva la colère de tout le clan grec et ce penalty transformé par Junior Edmilson ont changé la face d’un match que l’équipe liégeoise avait abordé de manière bien trop timide, à un rythme de sénateurs, avant de sonner la révolte après le repos. Sans proposer un jeu de qualité, mais au caractère, pour arracher un point qui lui permet de rester dans la course à la qualification.

« Impossible d’être satisfait. Ce partage, je le ressens comme une défaite »

À l’image d’Orlando Sa qui, sans livrer une prestation d’anthologie, a joué un rôle important dans les deux buts liégeois, à défaut de se charger personnellement de tromper le gardien adverse comme samedi passé à Courtrai. Son équipier Collins Fai soulignait l’importance du Portugais… pour soulager la défense. «Devant il abat un énorme boulot en empêchant la défense adverse de remonter trop vite le terrain. »

Pour son rôle sur les deux buts, Orlando Sa n’a pas ressorti les selfies comme samedi à Courtrai. «Si je considère mon rôle sur les deux buts comme si j’avais donné les assists ou même marqué moi-même ? Je cherche avant tout à aider l’équipe que ce soit en poussant les défenseurs à la faute, en délivrant des assists ou avec des buts. J’ai donc rempli mon rôle… », notait l’attaquant portugais en zone mixte. « Mais j’éprouve quand même des difficultés à sortir satisfait de ce match. Ce partage, je le ressens comme une défaite. De 0-2, nous avons eu les occasions pour gagner 3-2. Moi-même, j’ai une belle occasion pour faire 2-2 plus tôt dans la rencontre. Franchement, j’estime que nous méritions de gagner parce que nous étions la seule équipe à vouloir les trois points. Le Panathinaïkos est une des meilleures équipes de Grèce mais je ne comprends pas cette façon de jouer en Europa League. Leur seule préoccupation était constamment de perdre du temps, de casser le rythme. »

« Je ne vois pas pourquoi nous ne serions pas capables de nous qualifier »

Tout au long du match, le Portugais s’est confronté au jeu rugueux de la défense grecque et il en a d’ailleurs gardé la trace sur le front. «Oui, c’était parfois agressif mais cela fait partie du jeu. Tu te bats pour le ballon et malgré ce bobo, j’ai continué à tout donner. Je suis un battant sur un terrain. Nous avons eu le mérite de réagir après le 0-2 alors que la situation n’était pas simple. Une chose est sûre : on ne peut pas se permettre d’encaisser autant de buts. Il va falloir travailler cet aspect. Je ne suis pas content du résultat mais on doit apprécier cette réaction. Je dois aussi remercier les supporters pour leur soutien constant alors que nous étions menés 0-2. Il reste encore 9 points à prendre et je ne vois pas pourquoi nous ne serions pas capables d’y parvenir pour nous qualifier. Dans deux semaines à Athènes, j’imagine que le Panathinaïkos ouvrira plus le jeu pour montrer à ses supporters qu’il est capable aussi de jouer pour la victoire. » Avant Waasland/Beveren, il a appuyé sa candidature pour une 3e titularisation d’affilée alors que le retour de Benito Raman se profile à l’horizon. «Je me donne à fond pour y parvenir. C’est un petit match dimanche mais des championnats se perdent dans ces matches-là. À nous de garder la mentalité affichée contre le Panathinaïkos. »

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