Olivier Renard : « Les joueurs doivent se regarder dans la glace »

Olivier Renard le dit d’entrée, pour étouffer dans l’oeuf un débat qui pourrait rapidement surgir, eu égard à son récent passé malinois : « Ce n’est pas Renard qui a choisi Aleksandar Jankovic, c’est le Standard…

» Une façon de bien faire comprendre que la décision de limoger Yannick Ferrera et de jeter son dévolu sur le technicien serbe, engagé jusqu’en juin 2019, est collective. Dans la foulée, le directeur sportif des Rouches veut faire taire une autre polémique qui l’irrite et à il y a six mois, lors de son départ de Malines pour le Standard, lorsque le ton était monté entre les deux parties. « Malines a été très correct », souligne Olivier Renard en évoquant les négociations menées avec le Kavé et Aleksandar Jankovic. « Je suis moi-même entré en contact avec le président Timmermans. Cela s’est fait dans le plus grand respect. Il n’y a pas de guerre entre Renard et Malines, où j’ai vécu de très bons moments même si la fin a été un peu triste. On est tombé dans un piège, moi et des responsables du club malinois, tendu par la presse. J’étais encore dimanche à Malines, pour voir mon fils qui s’y déplaçait avec son équipe de Genk… »

« PAS SEULEMENT SANTINI »

Fin du chapitre et retour à l’actualité du jour. « Je sais ce qu’Aleksandar Jankovic peut apporter au Standard, sur le terrain et en dehors. C’est un rassembleur et l’homme idéal pour gérer le noyau, très important, qui lui est confié. Il aura les mêmes devoirs que Ferrera. Beaucoup de choses ont été dites, mais c’est lui qui décidera de la façon d’entraîner et de faire évoluer son équipe le week-end en championnat et le jeudi en Europa League… »

Lorsqu’on lui demande les raisons essentielles qui ont valu à Yannick Ferrera de passer à la trappe, Olivier Renard va droit au but. «Ce sont les résultats mais plus encore la manière », dit-il. « Yannick disposait du même groupe que la saison dernière, à l’exception d’Ivan Santini qui a été remplacé, je l’admets, tardivement parce qu’en interne on voulait voir ce que nos jeunes attaquants
avaient dans le ventre, mais je n’ai pas forcément vu d’évolution. C’était même l’inverse, parfois… On a donc pris la décision de permettre au Standard de prendre un nouvel élan… »

Le directeur sportif des Rouches ne veut pourtant pas imputer à Yannick Ferrera tous les maux principautaires, loin s’en faut. Dans son analyse, il n’épargne pas, et il a raison, les joueurs. « Je ne veux pas faire de procès à Yannick qui a fait son boulot mais la page est tournée. Aujourd’hui, les joueurs doivent aussi se regarder dans le miroir. Ce n’est pas seulement le départ de Santini qui a fait que certains n’évoluent pas à un niveau suffisamment élevé. C’est bien d’attaquer la direction, d’essayer de se défendre par rapport à certaines responsabilités. Je suis heureux que le mercato soit terminé. J’ai vu lundi à l’entraînement, encore dirigé par Ferrera, mais aussi lors de notre match amical face à Marseille, une grosse envie. Les joueurs qui sont arrivés vont réveiller certains anciens parce que la concurrence, désormais, est très forte. Il va aussi falloir penser à la Coupe d’Afrique des Nations. On risque de perdre de 4 à 6 joueurs. On va avoir besoin de tout le monde… »

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