Offensif et conquérant

Pour son premier match, Aleksandar Jankovic a apporté un visage plus offensif et conquérant au Standard, sans apporter beaucoup de modifications dans le onze de base. Cela a suffi pour séduire un public qui adore cette mentalité débridée.

Ce qui est bien avec un groupe de 33 joueurs, c’est qu’il y du suspense à tous les étages. Dès le noyau pour le match dévoilé, des choix sont ainsi posés. Face à Genk, pour sa première, Aleksandar Jankovic avait, par exemple, décidé de ne pas sélectionner le jeune Ryan Mmaae, pourtant très bon à Bruges. Un premier signe de la discipline voulue par le nouvel entraîneur serbe, le jeune liégeois n’étant pas réputé pour son volontarisme à l’entraînement.

Et puis, il y a la feuille de match. Là, pas de révolution, mais quelques changements tout de même, même si le nouveau coach reconnaissait en avant-match «avoir manqué de temps d’observation pour composer l’équipe du soir ». Au niveau défensif, Jankovic décidait ainsi de changer ses latéraux. Pas étonnant pour Réginal Goreux, à la dérive depuis des mois mais maintenu dans l’équipe uniquement pour ses qualités de leader. Par contre, la mise à l’écart de Corentin Fiore était beaucoup plus étonnante, le jeune Liégeois faisant partie des rares satisfactions du début de saison des Standardmen. Jankovic effectuait ces deux modifications pour bloquer la vitesse des deux médians limbourgeois (Thomas Buffel et Leon Bailey), Andrade et Fai étant plus rapides que Goreux et Fiore, mais aussi pour disposer de backs plus offensifs.

Pour le reste, Jankovic osait même reproduire quelques coups tactiques reprochés à Yannick Ferrera (mettre Benito Raman en pointe, ce qu’avait déjà fait le prédécesseur de Jankovic contre Charleroi). Cependant, contrairement au match contre les Zèbres, Raman était bien mieux entouré, l’intention offensive remplaçant la frilosité défensive. Raman était particulièrement soutenu par le nouveau venu, Ishak Belfodil, très présent. Matthieu Dossevi et Jean-Luc Dompé, dont la réhabilitation semble confirmée, jouaient beaucoup plus haut également.

Jankovic a demandé à ses joueurs de presser haut, de multiplier les appels en profondeur et de développer un football offensif. Contrat rempli !

Dans l’animation, Jankovic avait demandé à ses joueurs de presser haut et de multiplier les appels en profondeur, les gabarits de la défense de Genk n’aimant pas spécialement cela. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que ça a fonctionné. Bien aidé par un but rapide, le Standard a pu appliquer les consignes du coach. Jankovic était venu avec l’idée d’un football plus attrayant, presque romantique. Il en a donné un aperçu en première mitemps : du coeur à l’ouvrage, un football porté vers l’avant dans lequel Dompé et Belfodil semblaient particulièrement à l’aise. Le transfert de Belfodil permet aussi à Jankovic d’apporter du liant à cette équipe. Le rayon d’action de l’ancien joueur de l’Inter libère de l’espace pour d’autres. Quant à sa taille (1m92), elle permet au Standard de peser davantage dans le jeu aérien, que ce soit dans la bataille de l’entrejeu, ou sur phases arrêtées.

Adrien Trebel, très effacé ces derniers mois et qui jouait aussi un cran plus haut, était également plus impliqué dans la construction et jouait (enfin ?) son vrai rôle de courroie de transmission. Verdict ? On ne s’attendait pas à autant de verve pour une première. Certes, Yannick Ferrera ne disposait pas de Belfodil et on ne peut donc pas vraiment comparer les deux équipes mais on a l’impression que l’arrivée de Jankovic a déjà permis de lâcher les chevaux. À l’équipe calculatrice et souvent ennuyante de ces derniers mois a succédé une formation plus débridée, collant parfaitement à la mentalité liégeoise.

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