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Ochoa présenté au Standard: « Le rêve compte plus que l’argent »

Un jour après son arrivée en Belgique, le Mexicain Guillermo Ochoa a accordé sa première interview en français. il n’a pas caché son envie de ne pas vivre une aventure de courte durée au Standard.

Guillermo Ochoa explique son choix de carrière qui étonne beaucoup au Mexique

Memo, la question est sur toutes les lèvres : pourquoi avez-vous choisi le Standard ?

J’avais la possibilité de rejoindre un club qui fait partie des grands en Belgique. Le Standard offre une possibilité de se battre pour l’Europa League ou la Champions League. Pour ma carrière, c’est un objectif qui compte. Dans son histoire, le Standard a toujours eu beaucoup d’ambitions, a déjà gagné de nombreux trophées. Certes, j’avais d’autres contacts mais mon choix s’est porté sur le Standard. Une bonne équipe avec un mélange de jeunesse et d’expérience.

Vous évoquez déjà des objectifs au-delà de cette saison, vous voulez rester plus longtemps ?

J’ai signé un contrat de deux ans avec une option pour une année supplémentaire. Donc, oui, j’ai cette envie de réaliser mes ambitions avec le Standard. Par rapport à mes clubs précédents, j’ai plus l’opportunité de me battre pour les atteindre. J’ai joué le maintien avec Ajaccio et Grenade. Malaga, on s’est battu au maximum pour être en milieu de tableau. C’est la première fois depuis que je suis en Europe. Évidemment, le Standard doit faire mieux que la saison passée mais on verra comment se passera le championnat. Je connais un peu le championnat belge, je connais plusieurs équipes. J’ai l’espoir de voir l’équipe réaliser une belle saison.

L’intérêt du Standard n’est pas récent : pourquoi cette fois-ci a été la bonne pour le club liégeois ?

Dans le football, c’est toujours un peu compliqué. Dans le passé, je n’avais pas les mains libres puisque j’appartenais à un club. Maintenant, j’étais libre et j’étais le seul à décider de venir au Standard. De plus, je me retrouve au-devant d’une année importante pour moi : un an avant la Coupe du Monde. J’en ai parlé avec le coach et Olivier Renard. À tête reposée, j’étais satisfait du projet proposé par le club et voilà pourquoi je suis ici.

Les premiers contacts remontent à quand ?

Plus ou moins un mois. Ce n’était pas simple de trouver le temps pour se parler parce que, le championnat d’Espagne à peine fini, j’ai rejoint l’équipe nationale pour d’abord disputer deux matches amicaux et deux matches de qualification pour le Mondial. Ensuite, j’ai disputé la Coupe des Confédérations en Russie. Malgré tous les matches et les voyages, le coach et Olivier Renard ont fait preuve de patience alors que je demandais un peu de temps. Je n’avais pas encore eu de vacances ! J’ai fait le point pendant une semaine en famille. Être ici, c’est un bon défi.

Retourner au Mexique n’était pas une option ?

Je sais que beaucoup de personnes au Mexique s’étonnent de mon choix. Ces avis m’importent peu, seule compte ma carrière. Je suis ravi d’être ici et de rester en Europe. Le championnat de Belgique n’est pas aussi facile qu’on ne le pense au Mexique. Pour un gardien mexicain, ce n’est pas simple d’arriver en Europe quand tu n’as pas le passeport communautaire. Personne ne m’a aidé, j’ai connu des hauts et des bas. J’ai été le premier de mon pays à le faire. Hermosillo a dit que c’était un pas en arrière ? Je ne connais pas le contexte dans lequel il est arrivé, ce qu’il a vécu ici. Je connais sa carrière au Mexique. C’était un attaquant, je suis gardien et je préfère parler de ma carrière. Comme chaque année, j’ai eu des offres pour retourner au Mexique. Oui, je pouvais gagner plus au pays mais le rêve est plus important que l’argent, c’est pour ça que je suis parti alors que j’étais à America, un des plus grands clubs. Le niveau le plus haut est en Europe, je veux encore rester des années en Europe. La Ligue des Champions reste le rêve.

Vous allez découvrir les conditions climatiques du nord de l’Europe…

Je sais qu’il pleut souvent en Belgique (rires). Depuis que je suis en Europe, j’ai toujours connu le Sud : la Corse, Malaga, Grenade… Je vais m’habituer.

Tout le monde a en tête vos arrêts lors du Mondial au Brésil. Avez-vous encore progressé depuis ?

Avec le temps, tout joueur gagne en expérience mais j’ai l’impression d’être seulement à la moitié de ma carrière. Un gardien peut jouer minimum jusqu’à 40 ans. Physiquement et mentalement, je me sens bien dans ma peau, je suis proche d’une Coupe du Monde qui pourrait être ma quatrième.

Le choix du numéro 8 a surpris beaucoup de monde…

J’avais deux options intéressantes : le 1 et le 13. Comme vous le savez le 1 est pris par Gillet et je ne l’ai pas demandé par respect. Le 13 est celui du capitaine. Le 8 était disponible, il y avait un petit jeu de mots en espagnol. Le club était d’accord que je le prenne.

Vous a-t-on pourtant donné des garanties d’être titulaire ?

Le coach me voulait ici, c’est ce qui compte. Je respecte Gillet et sa carrière. Je vais lutter pour ma place. Dans la vie, tu ne peux jamais te relâcher même si on te dit que c’est toi qui joues. C’est la loi du plus haut niveau.

Vous parlez encore bien le français…

Forcément, je l’ai moins parlé depuis mon départ de France. Je l’ai encore pratiqué parfois dans le championnat espagnol pour traduire des consignes du coach. J’ai maintenu un certain niveau. Maintenant, mes enfants vont pouvoir reparler français. Ma fille est née à Ajaccio mais ne le parlait pas.

À Grenade, vous avez connu Mehdi Carcela et Uche Agbo.

Je n’ai pas encore reparlé à Mehdi mais je sais qu’il a joué ici. En fait, j’ai eu des contacts avec Ricardo Faty qui a été mon équipier à Ajaccio. Il m’a parlé de Liège, du club, des supporters qui étaient chauds… Je connais bien Uche : c’est un bon gars, il travaille beaucoup, il est costaud, il est méchant, n’a pas peur de jouer sous la pression, il aime avoir le ballon dans les pieds. Il est jeune et peut encore progresser beaucoup.

Le Standard a connu récemment Victor Valdés.

Le contexte est différent. Victor Valdés était arrivé en prêt, moi j’étais libre. Il revenait d’une longue blessure et c’est totalement différent pour moi. Je croise d’ailleurs les doigts (rires). On ne peut pas comparer.

Vous connaissiez Ricardo Sa Pinto avant de signer ?

Pas personnellement. Comme tout le monde, je connaissais sa carrière au Portugal, au Standard… Dès les premiers contacts je suis resté en relation avec lui. Ici, il me parle pour savoir si je suis bien, que je l’appelle dès que j’ai besoin de quelque chose. Je le remercie de la confiance qu’il m’a accordée.

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