Un nouveau job Bruno Venanzi

Bob Claes, le directeur général du Standard, a reçu hier son bon de sortie. Il sera remplacé par… Bruno Venanzi, qui ne cachait plus depuis la vente de Lampiris à Total, qu’il souhaitait exercer un rôle plus actif à Sclessin. Il devient donc président exécutif et va assurer la gestion journalière de son club.

C’est une décision qui, à l’arrivée, n’aura surpris personne, sauf qu’on l’attendait un peu plus tard : Bob Claes a été officiellement démis hier de ses fonctions de directeur général du Standard, même si l’intéressé, qui savait qu’il allait devoir passer la main, avait appris la nouvelle dimanche, à l’issue du succès remporté face à Genk. Arrivé à Sclessin dans les bagages de Roland Duchâtelet, à l’été 2011, en qualité de directeur commercial, Bob Claes avait été promu, à la fin du mois de juin 2015, directeur général du club liégeois dans la foulée du rachat du Standard par Bruno Venanzi, qu’il avait épaulé et aidé à réaliser son rêve.

Bob Claes avait appris en Suisse le licenciement de Yannick Ferrera

En guise de juste récompense… Mais depuis plusieurs mois, le Limbourgeois de 34 ans s’était distancié de Daniel Van Buyten, à qui il reprochait de faire cavalier seul et d’avoir raboté ses prérogatives, celles liées notamment à la politique des transferts qu’il avait suivie aux premières loges avant que l’ancien international belge ne débarque en bord de Meuse. Très proche d‘Axel Lawarée, limogé en mai dernier de son poste de directeur sportif au profit d’Oliver Renard, Bob Claes l’était aussi de Yannick Ferrera, dont il était devenu le dernier défenseur. Au risque d’apparaître de plus en plus isolé et au point d’apprendre à distance, puisqu’il était alors en mission en Suisse, le licenciement du technicien bruxellois, pour lequel il n’avait donc pas été consulté. Autant dire que la situation était devenue très difficile pour le directeur général des Rouches, qui savait qu’un autre facteur allait entraîner tôt ou tard son départ de Sclessin.

Cet élément, c’est la vente, à la mi-juin dernier, de l’ensemble des parts de la société liégeoise Lampiris, troisième fournisseur du marché belge de gaz et d’électricité, au géant pétrolier Total, pour un montant oscillant entre 150 et 200 millions d’euros. Opération qui avait rapporté une coquette somme de 50 à 60 millions à Bruno Venanzi, cofondateur de Lampiris, mais qui l’avait aussi laissé, du jour au lendemain, sans emploi. Dans l’interview qu’il nous avait accordée au début du mois d’août, au lendemain du départ d’Ivan Santini pour Caen, le président du Standard n’avait d’ailleurs pas caché qu’il entendait, à terme, exercer une fonction exécutive au sein du club qu’il avait racheté un peu plus de treize mois plus tôt. Bob Claes le savait évidemment, conscient que ses attributions seraient rapidement reprises par un Bruno Venanzi désireux d’exercer lui-même la gestion au quotidien d’une société, parce que le Standard en est une, qui « fait 30 millions d’euros et emploie une centaine de personnes », comme il le dit lui-même.

Pierre Locht et Sacha Feytongs pourraient épauler Bruno Venanzi

«Étant donné l’intention du président Bruno Venanzi d’exercer un rôle exécutif au sein du club, le Standard de Liège et son directeur général, Bob Claes, ont choisi de mettre fin à leur collaboration », dit sans équivoque le communiqué publié hier en fin de journée par le club principautaire. « Bruno Venanzi s’entourera d’un comité de direction restreint qui lui permettra d’assurer efficacement la gestion opérationnelle et quotidienne du club. » En clair, le patron de Sclessin a retrouvé un job pleinement taillé à sa mesure et n’engagera donc pas un nouveau directeur général, puisqu’il devient à partir d’aujourd’hui un président exécutif, prenant ainsi, un peu plus encore, les pleins pouvoirs. Aux côtés, comme le stipule le communiqué, de personnes compétentes et dignes de confiance. On peut imaginer que Pierre Locht, le directeur juridique du Standard, et Sacha Feytongs, directeur des infrastructures, qui oeuvrent à Sclessin depuis de nombreuses années, vont être amenés à prendre du galon pour faire partie de la garde présidentielle rapprochée.

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