Quand nos clubs pouvaient faire reporter leurs matches…

Au début des années 2000, un point de réglementation stipulait qu’un club privé d’au moins trois internationaux africains (pré)sélectionnés pour disputer la CAN avaient la possibilité de faire reporter ses matches.

Lokeren, qui avait l’habitude de recruter un nombre très important de joueurs africains, n’avait pas hésité, à l’époque, à s’appuyer sur ce règlement et cette possibilité qui lui était offerte pour postposer certains rendez-vous qu’il aurait abordés en étant trop déforcé. En 2012, comme le règlement de l’Union belge l’y autorisait, le Standard avait lui aussi demandé le report d’un match prévu au GB Anvers, en raison des absences conjuguées de plus de trois joueurs présélectionnés pour la CAN, à savoir les Nigérians Rabiu Afolabi et Godwin Okpara, l’Égyptien Mohamed El Yamani et le Ghanéen George Blay, même si, à l’arrivée, seul ce dernier avait participé avec son pays à la phase finale de l’épreuve.

Ainsi donc, le 19 janvier 2012, le club liégeois, alors co-leader du championnat avec le FC Bruges et en pleine forme puisqu’il venait de battre Charleroi 6 à 0 pour sa première sortie de l’année, avait obtenu le report de son match au Kiel, qu’il avait finalement disputé trois mois plus tard, le 16 avril exactement. Bien mal lui avait pris parce que ce soir-là, le Standard de Michel Preud’homme, en plein naufrage, avait partagé l’enjeu (2-2) avec le club anversois qui l’avait du coup privé de son dernier espoir de disputer une compétition européenne.

Aujourd’hui, ce règlement n’est plus en vigueur, à charge pour nos clubs de s’adapter à la problématique et de recruter en connaissance de cause.

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