Michel Preud’homme également étonné : « Une pression perceptible à cinq kilomètres autour du stade »

Michel Preud’homme également étonné : « Une pression perceptible à cinq kilomètres autour du stade »

Le Standard a encore peiné à faire le break et ce qui devait ressembler à une victoire facile s’est transformé en fin de match stressante. La lanterne rouge a même eu la place pour s’imposer, mais c’est l’inverse qui s’est produit in-extremis.

Le match aurait dû être plié au repos, une fois de plus, après un round d’observation : le Cercle est venu ici dans une composition un peu spéciale d’après ce qu’on avait vu, cette fois sans avant de pointe et avec une défense à trois ou à cinq. On a ensuite déroulé, c’était un match plein et extraordinaire au niveau des mouvements, du pressing haut et du pressing après la perte du ballon. Malheureusement, le second but n’est pas tombé et le match n’est alors pas décidé. »

Bernd Storck avait à la pause sorti son défenseur débutant Cassaert pour l’avant Foster, les Groen en Zwart ont fini par mettre la pression. « L’entraîneur en face connaît son métier et a amené deux, puis trois avants avec des qualités et de la fraîcheur. Comme une nervosité s’installait partout, à Sclessin comme à cinq kilomètres autour du stade, le Cercle aurait pu nous tuer. Mais a toujours cru en nos armes. Au lieu de fermer la baraque, en faisant monter Lavalée et Miangue, on a lancé Cop et Emond pour essayer de gagner. »

On ne mérite pas ça

Comme ses joueurs, il n’a pas apprécié que le public siffle après l’égalisation. « Peut-être qu’ils sont influencés par les ânes qui analysent notre jeu. Il y avait tout de même du soutien de certains, mais il faut voir tout ce qu’on crée face à une équipe qui est surtout là pour nous attendre et jouer le contre. Quand on est deuxième, qu’on est capable de présenter un football comme en première mi-temps où on étouffe l’adversaire, on ne mérite pas ça. »

« Et je ne pense pas que le Standard vient de gagner cinq Ligue des Champions de suite. C’est un club qui se reconstruit et qui évolue. Si vous pensez qu’on va aller gagner 0-4 à Guimaraes et en mettre 10 au Cercle… Même chez des équipes de pointe il n’y a pas autant de production », pointe-t-il.

On ne gagne pas avec leur équipe de la première mi-temps

Michel Preud’homme sait tout de même que cela s’est joué sur peu de choses… et sur la trop grande volonté du Cercle de chercher à gagner. « Leur prise de risque a été notre bonheur. Je pense qu’on n’aurait pas marqué avec leur équipe de la première mi-temps. Six attaquants sont montés au jeu, c’est peut-être quelque chose d’inédit », souriait le Liégeois.

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