Matthieu Dossevi : « Trois bons matches, trois victoires, trois clean sheets : on veut poursuivre la série ! »

Une deuxième place derrière le leader Zulte Waregem : voilà le type d’enjeu que Matthieu Dossevi n’avait pas connu lors de ses deux premiers Clasicos. Dans ce genre de rencontre, il est conscient que les attentes sont énormes et il n’a qu’un seul souhait : être à la hauteur du rendez-vous.

Vous êtes le seul joueur à enchaîner toutes les rencontres. Comment vous entez-vous physiquement ?

Je me sens bien. J’avais expliqué au coach que j’étais un joueur qui aimait enchaîner les matches, que je trouvais le rythme de cette manière. Après Eupen, j’avais tweeté que j’étais lessivé comme jamais mais il s’agissait de la fatigue normale après un match. Et quand tu peux enchaîner, le corps récupère plus rapidement. Je ne fais rien de particulier pour y parvenir, j’essaye d’avoir une vie tranquille, de passer du temps en famille, de bien me reposer.

L’entente grandit au niveau offensif avec Belfodil et Raman ?

On commence à se connaître. Bien sûr, ce n’est pas encore parfait, nous devons parfois chercher les déplacements mais les nouveaux sont des joueurs intéressants tant au niveau de la générosité que sur le plan technique. Nous avons encore le temps de trouver de meilleurs automatismes. Évoluer dans un climat sain plutôt que d’être à la ramasse, c’est un plus pour la confiance. Les joueurs arrivés en fin de mercato s’intègrent bien, ils nous apportent beaucoup maintenant, la mayonnaise prend. A-t-on encore besoin de joueurs supplémentaires ? Trente, c’est déjà assez, on ne va pas les empiler non plus (rires).

« De l’extérieur, un match pour la 2e place est plus excitant mais un Clasico reste un Clasico, quel que soit le classement »

Ce Standard-Anderlecht est pour enjeu la 2e place en phase classique : c’est plus excitant que ceux que vous avez disputés la saison passée ?

Pour le monde extérieur, c’est plus excitant d’avoir deux équipes en haut du classement. Après, un Clasico reste un Clasico indépendamment du classement. Un tel contexte fait plus parler dans la presse, les supporters ne pensent qu’à ce match.

Un bon résultat dimanche est-il obligatoire pour oublier un début de saison difficile ?

Oui et non. On ne doit pas trop se focaliser sur ce qui est derrière nous. Restons sur notre élan actuel : trois bons matches, trois victoires , trois clean sheets. Veillons à maintenir cette série… et je suis sûr qu’on a les moyens de gagner ce match.

5 buts et 11 assists la saison passée en championnat, 2 assists cette saison : avez-vous besoin d’un gros match pour vous lancer ?

Non, je suis bien dans ma saison. Bien sûr, j’aimerais être encore plus décisif parce que je suis un joueur offensif mais je ne cherche pas de match-référence.

Aviez-vous besoin de sortir de votre zone de confort avec le changement d’entraîneur et des renforts au mercato ?

Quoi qu’il arrive, un changement d’entraîneur bouge un groupe. Ce n’est pas pour rien qu’on parle d’un électrochoc. Je ne me suis jamais senti dans un confort particulier, je n’ai jamais triché. J’ai toujours donné le maximum sur le terrain avant et avec le nouveau coach.

Anderlecht a un problème historique sur les côtés en défense. Une inspiration pour dimanche ?

Le coach l’a dit : on ne parle pas tactique à l’extérieur du groupe. On a deux jours pour mettre un plan au point, on verra où attaquer pour gagner ce match.

Ajax puis Anderlecht, voilà le genre d’enchaînement de matches qui vous a manqué la saison passée ?

Oui et non. Des gros matches dans un laps de temps aussi rapproché, c’est navrant parce qu’on ne peut pas en profiter comme on le voudrait. D’un autre côté, l’enchaînement nous oblige à vite nous remettre en question. On a perdu jeudi mais on a la chance de pouvoir repartir trois jours plus tard. Un match qui peut m’aider pour un trophée individuel ? C’est toujours mieux d’avoir une reconnaissance mais je n’en fais pas une fixation. Le plus important est d’être décisif, de faire basculer un match en marquant, en délivrant un assist, en amenant des actions. Et tant que l’équipe gagne…

La CAN est-elle déjà dans un coin de votre tête ?

Oui mais trop y penser, c’est le meilleur moyen de louper quelque chose. Je dois être performant avec mon club, ne pas me blesser. Non, cela ne change pas la donne du mercato hivernal parce que j’ai toujours été contre. Quand j’entame la saison avec un groupe, je préfère aller jusqu’au bout.

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