Maniatis: « Aucune comparaison possible entre Emilio et Yannick Ferrera »

Contrairement à ce qui avait été annoncé, le Standard ne dispose pas d’une option d’achat sur Ioannis Maniatis. C’est ce que le joueur grec âgé de 29 ans a révélé jeudi au cours de la conférence de presse de présentation officielle.

« Cela ne change cependant rien pour moi », dit Maniatis. « Je suis venu au Standard parce que je sentais que je n’avais plus la confiance de l’entraîneur de l’Olympiakos et que je n’aurais plus beaucoup de temps de jeu. Il n’a pas eu besoin de me le dire. J’avais besoin d’un nouveau challenge, de mesurer si je pouvais jouer à l’étranger. Beaucoup de joueurs grecs ont cet état d’esprit actuellement et cela n’a rien à voir avec la crise financière que traverse notre pays car, honnêtement, nous devons reconnaître que nous sommes moins touchés que la population. »

Le fait de ne pas avoir d’option ne signifie pas qu’il retournera automatiquement en Grèce en fin de saison ou qu’il ne restera pas à Sclessin. « Il est un peu tôt pour dire si je resterai ou pas. Cela dépendra de différents critères et pas seulement d’une qualification européenne. Cela dépendra aussi… du Standard. Auront-ils envie de me garder? »

Avant d’opter pour le Standard, il s’est renseigné auprès de Matthieu Dossevi, son ancien équipier à l’Olympiakos. « Un très bon joueur que j’ai été surpris de voir partir. Pour moi, il avait sa place à l’Olympiakos mais il arrive que les clubs aussi fassent des erreurs. Il m’a dit que le Standard était un club très sérieux et je constate qu’il ne s’est pas trompé. »

Après avoir été entraîné par Emilio Ferrera à Panionios, Maniatis a découvert Yannick Ferrera. « Je ne retrouve aucune similitude entre les deux », dit-il. « Yannick est très compétent, très psychologue malgré son jeune âge. J’aime ses idées et l’ambition dont il fait preuve mais j’aimais bien Emilio aussi, même si je sais qu’ils ne s’entendent pas. »

Maniatis explique que Ferrera lui a demandé d’être un leader. « C’est dans mon tempérament. L’obstacle de la langue ne constituera pas un problème car tout le monde parle anglais dans le vestiaire. J’ai toujours été un leader à l’Olympiakos, même lorsque je ne jouais plus. Aujourd’hui encore, des joueurs me téléphonent. »

Pour son premier match, contre Saint-Trond, il a pu se rendre compte que le niveau physique du championnat belge était très relevé. « On sent tout de suite que la différence entre les équipes est minime, il n’y aura pas de petit match. »

Il connaissait déjà un peu le football belge pour avoir affronté Anderlecht en Coupe d’Europe avec Olympiakos. « Nous avions gagné 0-3 à Bruxelles mais ce n’était pas vraiment mérité. Je pense cependant que mon ancien club est plus fort que les Bruxellois et sera favori lors des deux prochains duels d’Europa League. Mais Anderlecht reste évidemment une très bonne équipe. »

Yoannis Maniatis a effectué ses débuts à Panionios en 2003. En 2011, il est passé à l’Olympiakos où il a a été champion de Grèce quatre fois d’affilée (2011 à 2015). Il a été international à 38 reprises.

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