L’ignoble banderole : l’Intérieur pourrait poursuivre les auteurs

Si le Standard peut s’estimer volé sur le terrain sportif (voir cidessous l’avis de Stéphane Bréda), on est surtout choqué par la banderole déployée par des supporters du FC Bruges : «Votre avenir est comme votre ville : gris, misérable et débile.

» La toile s’est évidemment emballée et Willy Demeyer, le bourgmestre de Liège, a réagi avec justesse et humour sur Facebook : «Chers amis brugeois, je vous invite à venir découvrir Liège, une ville créative, artistique et accueillante. Et faitesle en 2016 : Liège est une des 50 destinations mondiales à ne pas manquer selon le magazine newyorkais Travel+Leisure. » Un message auquel s’est associé le Standard, tandis que le FC Bruges a présenté ses excuses.

Cette banderole en rappelle d’autres. D’abord celle des fans du PSG, en 2009, adressée aux fans de Lens : «Pédophiles, chômeurs, consanguins : bienvenue chez les Chtis ». Cinq responsables avaient été condamnés par la Justice à 500 euros d’amende et un an d’interdiction de stade, et l’association des « Boulogne Boys » avait été dissoute. En janvier 2015, il y eut, à Sclessin,
la banderole sur laquelle Steven Defour, revenu au Standard sous le maillot d’Anderlecht, était décapité. Sanction du Ministère de l’Intérieur : 8 mois d’interdiction de stade et 400 € d’amende pour le responsable des Ultras Infernos, qui avait tout assumé.

La fourchette des sanctions va de 3 mois à 5 ans d’interdiction de stade, et de 250 à 5.000 euros d’amende »

Pour en revenir à la banderole brugeoise, la Pro League, qui a pris des mesures fortes pour lutter contre les pétards interrompant les matches (pouvant aller jusqu’au score de forfait), n’est pas partie prenante. C’est le parquet de la fédération qui pourrait décider de poursuites, sans avoir besoin pour cela d’injonctions de l’Union belge. Mais c’est avant tout, une fois encore, la cellule foot du ministère de l’Intérieur qui est concernée. Sa directrice, Cathy Van den Berghe, fait le point : «J’attendrai d’abord de savoir si des PV ont été dressés par la police. Les policiers brugeois étaient habilités à le faire, s’ils le jugeaient nécessaires, mais également les policiers liégeois, puisque des spotters du club visiteur sont toujours présents. Tout cela à condition d’avoir identifié les responsables. Si c’est le cas, on fera comme toujours la balance, délicate, entre la liberté d’expression et le cadre de l’article 23 de la loi football, pour savoir si le message est « une incitation à la haine et à l’emportement. » Certaines banderoles ont déjà été poursuivies et d’autres non, selon la perception du message. Celui-ci fait davantage penser à la banderole du PSG qu’au tifo anti-Defour et ce n’est sans doute pas le même degré de gravité que pour Defour. Je rappelle par ailleurs que ceux qui ont confectionné la banderole hors du stade ne risquent rien, contrairement à ceux qui l’ont déployée car l’infraction n’existe que dans l’enceinte. »

On suppose donc que, si sanctions il y avait, elles seraient à nouveau de quelques mois d’interdiction de stade et de quelques centaines d’euros ? «La fourchette des sanctions va de 3 mois à 5 ans d’interdiction de stade, et de 250 à 5.000 euros d’amende. Tout dépend aussi des antécédents des fautifs, s’ils sont identifiés et poursuivis… »

Capture

Cliquez sur ce lien pour rejoindre notre page Facebook et recevoir nos meilleures infos sport sur le Standard de Liège

Commentaires

Commentaires




Laisser un commentaire