Les finances du Standard ne sont pas au beau fixe: la Coupe d’Europe n’est pas (encore) en danger, mais…

Les finances du Standard ne sont pas florissantes. À un point tel, dit-on, à Liège, que le club liégeois pourrait se voir barrer la route d‘une compétition européenne en cas de qualification sportive au terme de la saison. C’est faux, réplique-t-on à Sclessin. « Il n’y a aucun danger ». Dans l’immédiat en tout cas…

Le Standard est à reconstruire et il faudra du temps pour qu’il retrouve la richesse qu’il détenait encore en 2011 et l’indice UEFA (ranking) qui était alors le sien. Bruno Venanzi l’a admis publiquement lors de ses dernières sorties médiatiques, en affirmant que le club liégeois ne roulait pas sur l’or. Ou plus sur l’or… À l’instar de la nouvelle perte d’exploitation, à hauteur d’un peu plus de 6 millions d’euros, enregistrée dans les comptes annuels approuvés le 30 juin dernier.

La situation financière du club liégeois, que Bruno Venanzi a encore affaibli en acceptant une réduction de capital de la SA Standard de Liège à hauteur de 10 millions, pour lui permettre de s’offrir le club de son cœur, inquiète. À un point tel que certains se demandent si, en cas de classement favorable à l’issue de cette saison, le Standard sera autorisé par l’UEFA à prendre part, la saison prochaine, à l’une des deux compétitions européennes qu’elle organise, à savoir la Ligue des Champions ou l’Europa League.

Sous quel prétexte ? Chaque club qui se qualifie sportivement pour l’une de ces deux épreuves a besoin d’une licence européenne, qui lui est accordée, notamment, sur base du respect de la règle du fair-play financier. En vigueur depuis 2011, celle-ci, qui a pour objectif d’améliorer la santé financière générale du football européen (interclubs), autorise les clubs à dépenser 5 millions d’euros de plus que ce qu’ils gagnent, par les trois derniers exercices (et avec un montant cumulé). C’est-à-dire, pour la saison prochaine, 2013, 2014 et 2015. Les clubs peuvent même, s’ils le veulent, remonter à cinq ans en arrière (2011 et 2012) et, en dernier recours, procéder à une augmentation de capital.

Et c’est ici que la menace qui plane dans le ciel de Sclessin est la plus importante puisque l’obtention de la prochaine licence européenne ne prendra plus en considération les « bonnes années », celles où la trésorerie du Standard était florissante, lorsque Lucien D’Onofrio et Pierre François étaient à la barre. Jusqu’à l’été 2011 donc…

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