Léon Semmeling et Guy Vandersmissen inquiets pour leur club: Ça fait mal de voir notre Standard dans cet état-là

Voir le Standard lanterne rouge, cela fait mal à tous les supporters des Rouches. Mais pas seulement. Le cœur des anciens Standardmen, aussi, saigne. Léon Semmeling et Guy Vandersmissen témoignent.

À Sclessin, certains sont encore sous le choc de la défaite de samedi face à Westerlo qui a relégué le Standard à la dernière place de notre Division 1. «  Je suis triste. Je le suis aussi pour les supporters, les joueurs, le staff…  », lance d’entrée Guy Vandersmissen, qui a joué de 1978 à 1991 dans le noyau pro rouche, décrochant deux titres de champion et atteignant la finale de la Coupe des Coupes 1982. «  Je ne connais pas tous les maux dont souffre l’équipe actuelle mais la situation devient urgente. Il faut trouver des solutions, et vite ! Lesquelles ? Ça, je ne sais pas. Il y a des personnes compétentes, enfin j’espère qu’elles le sont, qui sont payées pour en trouver.  »

Même s’il est encore loin, le mercato hivernal pourrait constituer une porte de salut. L’ex-Diable rouge, aujourd’hui devenu agent de joueurs, y croit. «  La direction n’a pas les finances pour frapper un grand coup et mettre quatre millions sur la table pour acheter Kara comme Anderlecht l’a fait. Mais c’est justement dans ces cas-là que la cellule de scouting revêt toute son importance et qu’il faut se montrer créatif pour trouver des bons joueurs pour pas cher. En tout cas, le groupe actuel manque d’expérience et cela se ressent surtout en défense et dans l’entrejeu.  »

Ils ne se sont pas côtoyés à Sclessin mais Léon Semmeling partage totalement le désarroi de Guy Vandersmissen. «  Oui, ça me fait mal de voir le Standard dans cet état-là  », reconnaît « P’tit Léon », quintuple champion de Belgique avec les Rouches dont il a été capitaine. «  J’étais à Sclessin samedi et je discutais avec Sigur (Asgeir Sigurvinsson, invité à donner le coup d’envoi contre Westerlo) qui n’était plus revenu depuis près de deux ans. Il me disait à quel point il était étonné du manque d’engagement, de rigueur de l’équipe. C’est flagrant qu’il y a un manque total de cohésion sur la pelouse, les joueurs ne se battent pas les uns pour les autres. Pour autant, pas question de jouer les anciens combattants et dire que c’était mieux avant  », sourit l’ex-Diable rouge, présent quasiment à tous les matches à domicile des Rouches. «  D’accord, certains n’évoluent pas à leur niveau et il y a des moments où le ballon ne tourne pas en votre faveur, où la moindre erreur se paie cash… Pour autant, il est impensable de se laisser impressionner par des équipes comme Westerlo, OHL ou encore Waasland/Beveren. Là, on ne parle pas de ténors de notre compétition tout de même. Quand on a des ambitions, sans même ici parler de titre, il est primordial de prendre un max de points à domicile face à des formations de ce calibre.  »

En parlant d’ambitions, le top 6 reste-t-il envisageable ? «  Oui mais, là, il va falloir cravacher. Ce sera loin d’être simple, surtout au vu du calendrier. Le match de dimanche à Charleroi tombe vraiment au plus mauvais moment. Ou alors, il permettra de se relancer mais je n’y crois pas trop », poursuit Léon Semmeling. «  Par contre, ça m’interpelle quand j’entends que certains évoquent une hypothétique descente en D2. N’exagérons pas et ne soyons pas si défaitistes. Il ne faut pas tomber dans les extrêmes, tout comme il est trop facile d’attaquer l’entraîneur lorsque cela va mal ou un gardien lorsqu’il encaisse un but. Même si ça m’étonne que des garçons comme Emond et Brüls, qui connaissent bien la compétition, se retrouvent sur le banc, je pense que Yannick Ferrera est un coach intelligent. Laissons-lui le temps.  »

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