Le Standard de Liège n’est pas près de sortir de la spirale infernale dans laquelle il est aspiré

La spirale infernale dans laquelle le Standard est aspiré depuis plusieurs semaines ne semble pas devoir s’arrêter de sitôt. Analyse point par point :

Un bilan pire que celui de Muslim

Lorsque Slavo Muslim a été remercié par la nouvelle direction du club de Sclessin, les “Rouches “ comptaient 7 points sur 15. Son successeur Yannick Ferrera a récolté une seule unité sur quinze en jeu, à l’occasion de rencontres pourtant guère plus difficiles que celles disputées sous l’ère du coach serbe.

Lequel avait payé son entêtement à jouer en 4-3-3, sa manière plutôt carrée de gérer le vestiaire et l’élimination du Standard en Europa League qui privait le club d’un rentrée financière de 2,4 millions d’euros.

On reprocha aussi à Muslim d’encaisser trop de buts (3) sur phase arrêtées. Le bilan de Ferrera est de 4. On lui en voulait parce que le Standard n’avait marqué que six petits buts. Avec son successeur, il en est à 5. Sous Muslim, les “Rouches” avaient encaissé 6 buts et les supporters jugeaient le bilan beaucoup trop lourd. Avec Ferrera, l’addition est passée à 12.

On se demande où est la plus value d’autant que le nouvel entraîneur ne cesse de tâtonner dans ses compositions d’équipe, ce qui n’est pas très bon pour créer une dynamique de groupe.

Bref, si le vestiaire n’était pas très heureux sous les ordres de Muslim, il ne semble pas beaucoup plus inspiré par le coaching de Ferrera, peut-être un peu trop léger pour occuper le costume qu’il a endossé.

Une direction tâtonnante

Personne ne peut contester que Bruno Venanzi, le nouveau patron du club liégeois, aime son Standard d’amour, au contraire de l’ancien président (honni des fans) Roland Duchatelet qui, en homme d’affaires pur et dur, n’a pas hésité à retirer du club quelques millions d’euros, ce qui n’en laisse que six dans les caisses.

Mais cet amour sincère ne suffira pas à redorer le blason d’une équipe que les supporters, d’abord heureux d’assister à tous les changements d’inter-saison, ont désormais prise sérieusement en grippe.

Cela doit sans doute faire sourire voire ricaner l’homme d’affaires limbouregois mais cela plonge les actuels gestionnaires de la maison rouche dans les affres de la dégringolade. Il est vrai que ce n’est pas en communiquant comme ils l’ont fait jusqu’à présent (voir la révélation d’un marché présumé entre un ancien joueur et son entraîneur pour que le second assure au premier un temps de jeu suffisamment important pour permettre un transfert juteux) qu’ils redresseront la barque.

Un noyau très insuffisant

Sur le plan des transferts, ils se sont aveuglés en croyant que les nombreux venus engagés cet été allaient faire oublier d’un claquement de studs des anciens, comme De Camargo, Carcela ou Mujangi Bia.

En perdant un peu plus tôt des joueurs comme Vainqueur ou Batshuayi, le Standard s’était déjà quelque peu étiolé (et l’on ne parle évidemment pas des transferts sortants des Defour, Witsel, Mbokani, Mangala ou Jovanovic de la grande époque).

Aujourd’hui, il doit compter sur des éléments qui ne connaissent pas le championnat belge, qui sont venus ou revenus à Liège pour relancer une carrière qui capotait dans leurs clubs respectifs ou dont on pouvait d’entrée de jeu craindre qu’ils n’aient pas vraiment le niveau d’un club censé faire partie de la crème du championnat national.

Résultat: on a pu voir les limites, parfrois criantes, des Yatabaré, Brüls, Dossevi, Yattara, Legear etc s’étaler au grand jour alors que des éléments sans doute plus doués, comme Santini, Emond ou Knockaert, n’ont pas encore fait leur trou et que des tauliers comme Trebel ou Van Damme ont perdu leur football, à l’image d’un Andrade ou d’un Arslanagic par exemple. Ajoutez à cela les indisponbilités très longues et presque mystérieuses de Scholz et d’Enoh, plus expérimentés et plus solides mentalement que beaucoup de leurs coéquipiers, et vous aurez compris qu’avec le noyau actuel, les miracles ne sont pas au menu.

Beaucoup attendent l’arrivée de Daniel Van Buyten pour remettre de l’ordre dans la maison mais d’aucuns estiment que cela pourrait ajouter à la confusion, se demandant comment la cohabitation entre Big Dan et Axel Lawarée sera possible.

Des stats catastrophiques

Avant 2009 et son 10e titre de champion, le Standard (qui est la pire équipe d’Europe si l’on considère les six dernières rencontres de championnat) avait connu une traversé du désert d’un quart de siècle. On craint qu’il doive attendre une fois encore très longtemps avant de retrouver de sa superbe.

Pire: le club n’avait plus occupé la lanterne “rouche” de la première division après onze joutes depuis la saison 1951-1952. Bref, tous les tristes records sont battus par Thuram et les siens. On comprend doncl’ire des supporters, principaux dindons d’une mauvaise, très mauvaise farce.

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