Le Standard comparaît mardi devant la Commission des Litiges

Le Standard de Liège devra bel et bien comparaître comme le RSC Charleroi mardi devant la Commission des Litiges de l’Union Belge de football (URBSFA) afin d’y répondre des incidents causés par ses bouillants supporters le 25 octobre au Mambourg lors de la 12e journée du championnat de Belgique de football.

Ainsi en a en effet décidé vendredi le président du Tribunal de Première Instance de Liège, saisi par la fédération des supporters de ‘la Famille des Rouches’, soutenue par le club liégeois, qui contestait à l’Union Belge le droit de lui infliger une sanction disciplinaire dans cette affaire. Un pouvoir qui serait selon le Standard du seul ressort de la Cellule football du Ministère de l’Intérieur.

Le Standard de Liège qui craint la levée du sursis de la condamnation à un match à huis clos, prononcée en février lors de l’affaire du tifo anti-Defour, n’est « pas d’accord avec la motivation de cette décision du tribunal« , ainsi qu’il l’a fait savoir dans un communiqué. Mais il entend apporter « les justifications nécessaires » qui devraient lui permettre de « ne pas être sanctionné pour que la procédure prévue par l’URBSFA reste dans la légalité« . Le Standard de Liège se présentera mardi devant la Commission des Litiges avec l’intention d’y exposer ses arguments. Mais, précise encore le communiqué, « le club étudie par ailleurs avec ses conseils les suites judiciaires à donner à cette affaire. » Selon le club liégeois en effet, il ne serait pas acceptable de se voir condamné pour la conduite honteuse de quelques prétendus supporters qu’il condamne d’ailleurs vigoureusement (il a interdit aux membres de Publik Hysterik Kaos et aux Ultras Inferno de suivre le club dans ses déplacements à Saint-Trond et Zulte Waregem, et de déployer leurs banderoles à domicile jusqu’à nouvel ordre), et de priver ainsi injustement les dizaines de milliers d’autres qui n’ont rien à se reprocher.

De plus, insiste le club liégeois, cela n’empêchera pas de tels incidents de se reproduire. La décision du tribunal précise toutefois que si la phrase « même s’il est établi que les dirigeants du club ont fait tout leur possible pour maintenir l’ordre » devait être interprétée comme excluant toute cause de justification, il y aurait une atteinte à la présomption d’innocence. « En clair le Standard ne pourrait être sanctionné sans avoir équitablement eu le droit de se défendre et d’exposer ses arguments. Dimanche lors du Clasico contre Anderlecht, les supporters ne pourront rentrer dans le stade que deux heures avant le coup d’envoi, ce qui ne leur laisserait pas le temps de préparer des actions susceptibles de perturber le bon déroulement de la rencontre.

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