Le mot de Gerouche: « MERCI ROBERT »

Le mot de Gerouche: « MERCI ROBERT »

Chers supporters,

Comme la majorité d’entre vous, j’ai été surpris par l’annonce du décès de ce grand monsieur, et attristé plus encore.

Il est des personnages qui ne laissent pas indifférents, qu’on les apprécie ou pas, et, à coup sûr, Monsieur Wasseige, vous faisiez partie de ceux-là.

Sans avoir eu la chance de vous côtoyer de près, j’ai pu comme nous tous et malgré la distance, cerner le coatch que vous étiez à la sagesse inégalable, aux connaissances footballistiques innombrables et acquises sur le terrain, et non derrière les bancs d’une salle de cours.

Comme on le dit très souvent à propos de ces hommes remarquables, Robert Wasseige s’est presque fait tout seul, tant la passion à l’égard du sport dont il avait fait son univers, l’a modulé au fil du temps.

Ce qu’on retiendra de lui essentiellement, outre le fait qu’il était Liégeois avant tout, quelle que soit la couleur de son club de cœur, c’est non seulement son charisme, où qu’il se soit produit, étant le plus souvent emmené à entrainer des clubs Wallons que ceux au-delà de la frontière linguistique, mais c’est précisément son accession à la tête de l’équipe Nationale, contre toute attente et contre toute logique intracommunautaire qui ne faisait à l’époque par la part belle aux Wallons.

Preuve s’il en est que son savoir faire et sa capacité à obtenir la quintessence d’un groupe faisait l’unanimité, jusqu’à passer outre de son statut de Wallon mal lêché.

Et le moins que l’on puisse dire ou écrire, c’est que sa nomination à la tête des diables rouges ne passa pas inaperçue, c’est un euphémisme !

Rappelez-vous, ce premier match ou presque, en déplacement amical du côté des Bataves, alors considérés comme bien supérieurs à nos couleurs.

Dois-je vous rappeler le score de cet extraordinaire joute initiale, sous la baguette de l’ami Robert ?

4 – 4, ceci au terme d’une rencontre d’anthologie, avec des buts, et quels buts, avec un esprit de conquérant que même les « oranje » eux-même n’auraient pas renier.

Ce jour-là, on a tous cru rêver, tant notre équipe Nationale fut méconnaissable !

Et pourtant, notre liégeois était loin d’avoir à sa disposition des joueurs de la trempe des Hazard, De Bruyne, Kompany, Witsel et consors.

Alors oui, Robert, tu nous a fait rêver, l’espace de 90 minutes, et rien que cela, ça mérite le plus grand des respect.

Et puis, il y eut cette autre rencontre, toute aussi mémorable mais avec une issue moins heureuse, et que tout le monde a encore en tête, 17 ans plus tôt, du côté du Japon, et face aux futurs champions du monde, le Brésil.

Certes, lors de notre dernière confrontation contre les « Auriverte », voici un an déjà,  nous pûmes cette fois aller jusqu’au bout, vengeant par la même occasion une injustice flagrante dont notre équipe nationale avait été victime au Japon, contre ce même adversaire.

Mais cette année-là, quelle réplique nous avions fourni aux Brésiliens, sans doute surpris par tant d’audace des petits Belges et pris à la gorge, en 1ére mi-temps, le but de Marc Wilmots étant honteusement annulé pour un hors-jeu imaginaire, sans parler des innombrables interventions de leur gardien, ayant sauvé plus d’une fois la mise, chose à laquelle les champions du monde ne nous avaient pas habitué.

Quant à ses trois passages au Standard comme entraineur, jamais il n’a déçu, donnant toujours le meilleur de lui et manquant de peu le titre, avec des garçons comme Wilmots et Vidmar, mais aussi des jeunes loups de l’époque qui avaient pour nom Léonard et Genaux, soit une phalange aux consonnances bien plus wallonnes que celle d’aujourd’hui.

Alors, Chapeau bas, Monsieur Wasseige, vous avez marqué votre époque, et le foot Belge plus encore.

Vos analyses et avis pertinents vont à coup sûr nous manquer, ainsi que cette petite pointe d’humour lâchée le plus souvent en toute simplicité, l’air de ne pas y toucher.

Et puis, là-haut, sans doute irez vous rejoindre cet autre coatch au profil peu commun, votre ami Raymundo, pour faire une petite belote et vous remémorer vos meilleurs moments, ensemble, et rire de vos jeunes congénaires en cruel  manque de stratégie tactique, quelques fois.

Gérouche

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2 Comments

    • Ardèchois

      18 juillet 2019

      Merci Gerouche pour ce billet sur Robert Wasseige. L’être humain et la relation humaine avait encore une valeur à cette époque.

      RIP Monsieur Wasseige.

    • VanMoer60

      20 juillet 2019

      Merci Gerouche pour cet hommage à l’ami Robert
      J’ai eu l’occasion de le rencontrer une fois dans les licaux de Roularta qui editait Sport Mag pu 80 à l’epoque lors de son deuxième passage au Standard. J’avais été invité à un débat. Même après la séance officielle des questions réponses, Robert discutait encore avec les supporters qui voulaient prolonger la séance. Très sympa à cette occasion comme il le laissait paraître en public.
      Son 3e passage au Standard fut trop court malgré le 1 sur 15.

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