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Le mot de « Gerouche »: LA RECETTE DU CHAMPION

Chers supporters,

Ainsi donc, le Mondial 2018 en Russie a vécu, avec, en apothéose, un titre de champion du Monde qui récompense normalement la meilleure équipe du tournoi.

Sur cette finale, on ne peut pas vraiment dire que ce fut le cas, tant la Croatie nous paraissait mieux inspirée, plus incisive et pratiquant un plus beau jeu que l’équipe de France.

Bien sûr, ce n’est pas chose à aller répéter aux oreilles des Français, et leur réaction pourrait se comprendre. Nous-mêmes ne ferions pas la fine bouche si nous venions à l’emporter …. Contre le cours du jeu.

Comme ils le disent si bien, au final, seul compte le résultat.

Il n’empêche, durant cette 1ére mi-temps, le jeu des français était décevant, même si plus ouvert que face à la Belgique, ce qui permit aux Croates d’accélérer les échanges, possibilité qui nous avait été retirée en demi. Le contraire eut été un comble, si la France s’était encore permis de rester dans sa moitié de jeu en attendant les actions posées par les Croates. Il s’agissait tout de même de la finale d’une coupe du monde, pardi, et la nécessité de l’emporter ne devait tout de même pas se faire au détriment du spectacle.

Certes, du spectacle, donc, il en fut question, même si les buts tombèrent à contre-sens, la France réussissant l’exploit d’inscrire deux buts sans la moindre occasion. UNIQUE, pour ne pas dire cynique.

Face à cette France-là, cette défense-là, les jeux, déjà, étaient presque faits sans que les tricolores y soient vraiment pour quelque chose. Il fallut du reste également une déviation malheureuse d’un défenseur Français et une erreur colossale au dégagement du pourtant irréprochable Lloris pour permettre aux Croates de leur mettre deux buts, eux aussi.

La recette du champion pourrait donc très bien ressembler à ceci :

Vous mettez un tout grand gardien entre les perches, entouré de quelques tours dotées toutefois d’une bonne relance.

Vous mettez devant l’un ou l’autre coureur hors norme, et vous rassemblez le tout autour d’un même plan, d’un même objectif, tout en jouant bas pour bénéficier d’espace vers l’avant, et le tour est joué.

Quoiqu’il en soit, le Mondial Russe aura laissé un bien beau souvenir à tous.

Du jamais vu, vraiment, à ce niveau, tous les cadors étant passés à la trappe, alors que, jusqu’ici, ils semblaient presque intouchables dans les tournois précédents !

Cette coupe du Monde ressembla fort à une compétition où tout vedettariat fut systématiquement pénalisé, les stars ne suffisant le plus souvent pas à sauver les meubles. Seule, en fin de compte, l’esprit d’équipe, l’abnégation, prirent le dessus sur toute autre considération. Et à ce titre, l’exemple de la France en est le meilleur élément.

Même notre Eden Hazard, pourtant si brillant, peut-être même la seule star à avoir tenu son rang, fut pénalisé très souvent pour avoir effectué le dribble de trop ….. oubliant la plupart du temps de céder le ballon à un partenaire mieux placé.

Mais bon, nous ne lui en tiendrons pas trop rigueur, tant il fut l’un des rares animateurs de cette coupe du monde, où ses solos étaient un régal pour les yeux.

Que dire aussi de ce but évité des œuvres de Pickford, le gardien Anglais, sur l’action extraordinaire des diables, avec la reprise instantanée de Thomas Meunier, qui l’était tout autant, lors de la petite finale ? C’eut été à coup sûr le plus beau but du Mondial !

Ah, il n’y a pas à dire, Thomas nous a énormément manqué face à la France, son remplaçant Chadli n’ayant que peu convaincu à cette place. Je regrette d’autant plus ce choix de Mr Martinez que d’autres solutions s’offraient à lui, il me semble. Comme décaler Romelu Lukaku sur ce couloir, où il aurait pu faire parler sa vitesse et son volume de jeu et ainsi se rendre plus utile que dans le rôle ingrat qui lui fut confié, tandis que Batshuayi aurait peut-être mieux tiré son épingle du jeu dans le rectangle Français, largement cadenassé.

Mais bon, nous ne referons pas l’histoire et notre troisième place était peut-être plus belle à prendre que la seconde, au terme de cette « petite » finale.

Dans deux ans, pour l’Euro, notre équipe affichera sans doute un visage quelque peu remanié, vu le nombre de  joueurs ayant passé la trentaine.

Des Kompany, Fellaini, Ciman, auront sans doute disparu, sans oublier que Naingollan et Defour ont déjà quitté le navire, alors que Jan Vertonghen et Tobby Aelderwereld devraient les suivre, un peu plus tard. Mr Martinez va donc devoir reconstruire, petit à petit, en mettant sans doute cette fois l’accent sur la défense, trop souvent piégeuse, particulièrement sur phase arrêtée.

Du gabarit me semble donc nécessaire si l’équipe Belge veut continuer à briller, voir même finir par l’emporter.

Dans cette optique, les acquisitions du Standard me paraissent très intéressantes, un Miangue, un VanHeusden, constituant de belles promesses pour l’avenir, sans parler du jeune Bastien qu’on se réjouit de voir à l’œuvre, et qui pourrait très bien prendre place lui aussi dans l’effectif des diables, s’il confirme tout le bien qu’on pense ou qu’on dit de lui.

Il serait du reste de bon ton que le Standard de Liège retrouve sa part du gâteau dans la constitution du noyau des diables, même si les Witsel, Fellaini et d’autres sont passés par nos couleurs.

Rester sur la touche signifierait que notre école des jeunes a de nouveau échoué dans  son rôle de pourvoyeuse de talents, ce qui serait bien regrettable et dommageable.

La formation dans les clubs Belges doit être le meilleur moyen de retrouver une  place enviable au niveau international, particulièrement au niveau des coupes d’Europe.

Mais pour y  arriver, il faudrait au préalable cadenasser les contrats des jeunes, obligés de jouer dans leur club formateur jusqu’au moins 22 ans. Il s’agira là du plus dur combat, quand on sait que tout est fait pour privilégier les grosses Nations du foot, pouvant puiser à bas prix dans les viviers des pays moins huppés, les  indemnités de formation ne couvrant que très peu les pertes des gagne petits.

Former les jeunes pour les voir partir avant l’heure et faire bénéficier les tops teams de leurs talents n’est en effet guère motivant en soi, voire même très frustrant.

Notre équipe Nationale pour le prochain Euro pourrait donc très bien ressembler à ceci, à quelques exceptions près, et cela sans tenir compte de nouvelles pépites pouvant éclore à tout moment :

Trossart     Lukaku    Hazard

DeBruyn       Tielemans          Meunier

Bastien

Miangue   Engels    Vanheusden

Courtois

Ceci sans oublier des garçons comme Castagne, Dendoncker.

Alors, non, ne comptez pas sur moi pour dire que cette Belgique ne survivra pas à la génération en « or » actuelle.

Peut-être dans le futur recélera t’elle de moins de vedettes, mais l’essentiel n’est plus là, la preuve ayant été faite qu’un bloc équilibré est plus indispensable que la présence d’une seule hirondelle.

Votre serviteur et chroniqueur amateur

Gérouche

 

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2 thoughts on “Le mot de « Gerouche »: LA RECETTE DU CHAMPION

  1. Exact Sigur, ceci était un projet très futuriste, lol. Mais Miangue a déjà joué en série A et a de la taille à revendre, meme si, comme tu le dis, je ne l’ai jamais vu jouer.
    Idem pour Bastien, quoique de petite taille, mais bon, on verra …. plus tard.
    Par contre, Trossart, Tielemenans, je connais et les apprécie tous deux.

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