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Le mot de « Gerouche » : ECHEC ET MAT

Chers supporters,

Pour préfacer cet « édito »,   j’avais le choix entre bien des titres, tous au plus parlant, pour parler de NOTRE FINALE, emportée aux « forceps » dans un stade frigorifié, mais c’est finalement ce dernier que j’ai retenu.

Difficile, en effet, de relater une rencontre aussi terne, aussi fermée, s’étant essentiellement jouée en coulisse ou sur le tableau des coatchs, en prélude d’une partie qui aurait dû être l’apothéose d’un beau parcours, mais qui, il faut bien le reconnaitre, a accouché d’une souris, pour ne pas dire d’une larve.

Je profite d’ailleurs de l’occasion pour féliciter les courageux et innombrables supporters ayant fait le déplacement vers la capitale par un tel froid de canard et ayant eu à se farcir plus de 120 minutes de non match, ou plutôt d’absence de spectacle.

Mon sentiment est donc mitigé au terme de cette finale tant attendue.

D’une part, bien évidemment, je suis très content que nous l’ayons emporté, même si cette rencontre ne méritait pas vraiment de vainqueur, mais bon, hein, il en fallait un, alors, de vous à moi, autant que ce titre nous échoit.

D’autant plus que, comme l’avait dit Sa Pinto, au vu de notre parcours pour en arriver là, le Standard ne l’a pas volé, ce trophée.

Mais, bien sûr et d’autre part, que ce fut affligeant d’assister à CA …..

Je n’en veux certainement pas à notre entraîneur, presque contraint de pratiquer de la sorte car privé de deux pions essentiels dans sa défense et dans la récupération, à savoir Laifis et Agbo, dont les seules présences nous auraient sans doute permis de jouer un peu plus haut, et qui dut tout au contraire composer avec Koutroubis, manifestement plus à l’aise quand il ne doit pas monter. Agir autrement aurait équivalu à s’exposer sottement et à faire le jeu d’un Karelis, notamment, pouvant reproduire tout à son aise les raids des  Mouscronnois, Malinois et autres Ostendais, pourtant moins doués,  à nos dépends.

Mais cette façon de procéder créait d’office de trop grands espaces entre nos lignes, dès que joueurs évoluant plus haut devaient pousser et s’aventurer dans la forteresse adverse, multipliant de la sorte d’innombrables pertes de balle dans l’entrejeu que nous ne maitrisions plus, fort heureusement récupérées par ceux qui étaient restés sur leur position.

Une seule fois, seulement, nos défenseurs s’aventurèrent un cran plus haut et furent bien tout près d’être punis aussitôt, Karelis étant fort justement signalé hors-jeu, à notre grand soulagement.

Et comme, en face, Mr Clément avait à peu de chose près adopté la même approche, chacun des coatchs se neutralisant en fin de compte, nous eûmes droit à un non match, cent fois hélas pour les spectateurs, et plus encore pour les spectateurs neutres qui pensaient vivre une belle soirée de football.

L’entraîneur de Genk a beau prétendre que son équipe avait le match en main et donc la main mise sur le résultat, personnellement, je n’ai rien vu de tel, et il fallut attendre la 88ème minute de jeu pour voir vraiment la  1ére vraie opportunité de but digne de ce  nom….sauvée par un formidable réflexe de notre Gillet pare balles.

Ce fut donc à une véritable partie d’échec à laquelle nous assistâmes ce samedi soir, Sa Pinto avançant prudemment ses pions qu’étaient Marin et Cimirot à peine plus en avant de la défense, n’utilisant ses tours qu’auraient dû être Fay et Cavanda qu’avec parcimonie, laissant ses deux chevaux, Luyindama et Koutroubis, pouvant sauter entre les obstacles, à l’écuri et sous la bride, alors que les fous du roi Carcela à savoir Polo et junior,  trop avancés et s’enlisant dans la toile d’araignée tendue, ne pouvaient aucunement s’exprimer.

Quant au pauvre et isolé Emond, désigné Reine d’un soir, il eut bien du mérite à tenter sa chance deux fois dans ces conditions, sa deuxième tentative étant la bonne, sur la seule erreur du camp d’en face. N’empêche, les deux héros de la soirée étaient tous deux Wallons, ayant pour noms Jean François et Renaud , et rien que ça, ça fait plaisir.

Le reste n’est que littérature, et mon compte rendu du match s’arrêtera donc à ce constat, tout ayant déjà été dit ou vu.

Même notre Medhi Carcela était aux antipodes de ce qu’on pouvait en attendre, c’est tout dire.

A force d’avoir plus peur de perdre que d’envie de gagner, voilà ce qui en résulte, au final.

Bien entendu, il eut été bien plus beau de gagner en jouant bien, en y mettant la manière, mais pas sûr que si la manière avait été là avec une défaite à la clef, les supporters auraient apprécié…..

Il aurait presque fallu signer un pacte entre les deux directeurs de jeu, se promettant quoiqu’il arrive de jouer vers l’avant, chose impossible, bien évidemment.

Fort heureusement, de spectacle, il en fut bien question, mais avant l’entame de la rencontre et dans les gradins, nos valeureux supporters se chargeant de mettre le feu, au propre comme au figuré. Pour sûr, les hommes de la sécurité eurent du travail pour se débarrasser de tous ces fumigènes lancés dans l’enceinte. Eux au moins, auront eu bien chaud, l’espace de quelques minutes…

 

Au terme de la rencontre, et comme toujours, l’entraineur vaincu s’en prit une nouvelle fois à l’arbitrage, lui que beaucoup croyait au-dessus de ce genre de considération, le jugeant plus beau et plus classe qu’il ne l’était vraiment, au contraire de notre coatch un peu fou mais devenu ces derniers temps presque raisonnable et méconnaissable.

Certes, sur la semelle de Luyindama, la carte rouge se justifiait me semble t’il, même si Mr Lardo, sans « dollar » promis j’imagine  en contrepartie, jugea l’action involontaire, sans doute, même en consultant le var, sur le seul fait de match finalement sujet à caution. Mais, avant cela, un certain Mata aurait pu lui aussi, sur la base de deux cartes jaunes, être exclu à son tour. Match nul donc, ici aussi, à ce niveau.

Seules les précieuses minutes de jeu supplémentaires soit disant « zappées » vont contribuer à donner de l’eau au moulin des sempiternelles doléances, tant il est vrai que nos joueurs se permirent un cinéma que ne renierait pas un certain Sa Pinto himself, mais qu’auraient fait les joueurs d’en face dans une situation analogue, à votre avis ?

Du reste, je ne comprends pas vraiment une telle revendication, la rencontre ayant été interrompue si je ne m’abuse aux alentours de la 102 minutes alors que la fin cette première prolongation aurait dû sifflée à la 105ème, et qu’elle ne fut remise en route qu’à la 121ème, soit après une interruption de 9 minutes approximativement. Monsieur Clément ne s’imaginait tout de même pas qu’on allait lui remettre ces 9 minutes alors qu’il ne restait que 3 minutes à jouer ! Ou alors il devrait apprendre à compter ….

Oser prétendre par conséquent que l’arbitrage de Mr Lardo fut catastrophique alors que ses nonante minutes initiales dans le temps réglementaire avaient été irréprochables, c’est une nouvelle fois malsain et jette la suspicion sur l’intégrité de l’homme en noir, comme souvent. Mais  bon, le seul fait d’avoir désigné pour cette finale un arbitre Liégeois était déjà suffisamment interpellant en soi.

Toujours est t’il que voilà notre Standard assuré d’être Européen la saison prochaine, après avoir atteint ses principaux objectifs, à l’arraché certes, avec les tripes surtout, et là, quoi qu’on en dise ou quoiqu’on en pense, le mérite en revient au fantasque coatch Portugais.

Je suis donc bien curieux de voir ce que les prochains mois vont nous réserver comme surprise, notre Direction devant être assise entre deux chaises. Et si d’un certain Michel Preud’homme il est de plus en plus question, tant ses apparitions autour des « rouches » se font de plus en plus nombreuses, je le verrais mieux en costume de Directeur Technique présidant aux destinées et  options générales du club, que dans le rôle d’un coatch tout aussi « déjanté »  le long de sa ligne que son prédécesseur !

Quant à notre futur tout proche, notre rôle dans les playoffs1 ne sera pas négligeable, loin s’en faut, la seconde place valant le coup d’être tentée, Champions League à la clef.

Même si l’idée serait tentante d’essayer autre chose, un autre système, ceci afin de remédier à nos carences en défense avancée, notre équipe étant le plus souvent contrainte de faire le jeu mais trop lente à se repositionner.

Autrement dit, dès à présent, la saison prochaine est déjà lancée ……

Com on STANDARD, un club sans nul autre pareil, mais, encore et toujours, le PREMIER de Wallonie, n’en déplaise à Mister Bayat, qui cherche toujours à se créer un palmarès digne de …. Charleroi !

Votre serviteur,   Gérouche

 

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4 thoughts on “Le mot de « Gerouche » : ECHEC ET MAT

  1. Rien à redire si ce n’est que pour la qualité du jeu de cette finale, nous ne devons pas nous en faire. Si Genk avait gagné, il ne se poserait pas ce genre de question. Que dire à St-Guidon……..ils n’ont pas toujours remporté leur 34 titres avec le panache, loin s’en faut !!
    Alors, profitons de l’instant et je pense sincèrement que le club est entre de bonnes mains avec BV. Qu’on le veuille ou non, c’est un titre tous les 2 ans jusqu’à présent. Voici d’ailleurs un lien pour Bayat et son club pour lui rappeler que son palmarès est en effet vierge……ou presque !!

    http://www.sporting-charleroi.be/club-presentation.php

  2. Humm, moi aussi je vais devoir réapprendre à compter, lol. j’aurais du écrire la 111 ème minute et non la 121ème, horreur. J ignore pourquoi j avais ce chiffre en tête. Je plaide coupable

  3. malgré une finale peut emballante quel plaisir de savourer cette nouvelle croky cup et qui donne de la sérénité au club et aussi de la stabilitée .merci à ce 4-2-3-1 chère a notre coach de ces débuts qui nous a permis de gagner cette finale sans 2 pions importants.les play off 1 sont que du bonus et me réjouis de voir de beaux matchs à sclessin.

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