Le mot de « Gerouche »: Coups bas

Chers supporters,

Le foot, sous nos latitudes, s’avère parfois pire que les changements de saison.

A force de souffler le chaud et le froid, on finit tous par y perdre un peu son latin, tant les résultats d’un club peuvent être « déstabilisants ».

Voici peu, le Standard paraissait être lancé définitivement vers ce qui semblait devoir être une belle saison, tant la manière que le score avaient fait l’unanimité au lendemain d’un certain « Standard – Bruges », de bien belle mémoire.

Mais depuis lors, il y a eu la trêve internationale, tombée sans doute au plus mauvais moment et cassant la spirale positive entrevue.

Il y a eu aussi et surtout cette série de contreperformances, avec ces matchs nuls à Mouscron, chez nous face à Genk, même si pas vraiment une déconvenue, mais surtout ces défaites à Zulte et maintenant contre l’Antwerp.

Que de points bêtement perdus.

On savait ce dernier match être un véritable piège quand on connait leur effectif, essentiellement composé d’anciens Standardman revanchards ou désireux de nous montrer qu’ils ont encore de beaux restes, sans parler de la présence sur le banc de cet empêcheur de tourner en rond qu’est Boloni, et de L. Donofrio en tribune.

Mieux qu’un derby, cette rencontre sentait la poudre, particulièrement dans le chef et les têtes des Anversois.

Aussi, ce matin, tous les supporters convaincus d’être à l’aube d’une belle saison se sont mis à douter.

Douter de l’effectif, de la qualité des renforts, de la stratégie développée et donc, tout aussi inévitablement, de MPH hymself, beaucoup regrettant déjà le départ de Sa Pinto.

Certes, critiquer est plus facile que d’être constructif, et, il faut bien le reconnaitre, le problème du Standard n’est pas nouveau face à ces équipes aux défenses renforcées et jouant trop bas, avec trop d’engagement aussi, alors que ce même engagement est normalement notre marque de fabrique.

Toutefois, je m’en voudrais de jeter un nouveau pavé dans la marre, mais ce à quoi j’ai assisté hier m’a laissé un tant soit peu choqué à plus d’un titre.

Comment, en effet, voulez-vous gagner un match quand ceux d’en face pratiquent systématiquement l’anti-jeu avec un effectif pourtant pléthorique et n’ayant rien à nous envier, groupant qui plus est massivement leur force derrière ou dans l’axe, nous privant ainsi du moindre espace ?

Sans vouloir comparer des époques, des effectifs qui ne le sont pas, je me rappelle d’un certain « Hollande-Belgique » de la grande époque, surtout pour la Hollande qui alignait des Cruyf, Neeskens, Mühren et j’en passe et non des moindre, les oranges devant au minimum faire match nul contre nous dans leur antre et qui furent à deux doigts de se faire sortir du tour qualificatif pour le Mondial par la « petite » Belgique de l’époque bien organisée et regroupée, et  parvenant à inscrire un but finalement annulé pour un hors-jeu imaginaire qui aurait tout changé.

Cette rencontre paraissait pourtant bien disproportionnée, tant la Hollande faisait figure d’épouvantail, et pourtant, malgré leur jeu chatoyant, leurs vedettes, l’impossible fut bien près d’être réalisé….

Comme quoi la qualité, la volonté, ne suffisent pas toujours à venir à bout d’un « petit » déterminé.

Comment voulez-vous gagner quand nos avants sont inexistants ou insuffisants en nombre, perdus il est vrai dans une forêt de jambes, de genoux, mais surtout très mal ou  pas alimentés du tout  ?

Comment peut-on gagner quand les seules et rares opportunités sont systématiquement gâchées ?

Pire, comment peut-on renverser le jeu pratiqué par ceux-d’en face quand l’arbitrage s’en mêle, accordant un pénalty « cadeau » comme une maison aux visiteurs, ceci sans doute afin de les  récompenser de leur prestation cinq étoiles et les conforter sans doute dans leur manière d’appréhender la rencontre, le var confirmant l’invraisemblable coup de réparation ? Tout au plus s’agissait t’il d’une « épaule contre épaule » contre ce diable de comédien Mbokani, mais jamais au grand jamais il y a péno là-dessus, ou alors il faut en siffler vingt par match ….

Je serais du reste curieux de voir comment Mr Javaux va, ce soir, sur le plateau de la Tribune, interpréter cette action-là, sachant qu’il avait déjà jugé non fautive l’agression autrement spectaculaire et dangereuse de Sanneh sur l’attaquant de Zulte, il n’y a pas si longtemps.

Enfin, et sans doute le plus important, comment gagner quand le staff technique, T1 en tête, s’entête à pratiquer un système invariable et immuable, se privant de tout débordement par les flans car se privant derechef des joueurs capables de le faire pour être alignés sur des côtés contraires, leurs rares centres étant d’office sortant et donc captés facilement par le  gardien adverse, le jeu se situant donc essentiellement dans l’axe, secteur de jeu où l’adversaire avait aussi massé l’essentiel de ses forces ?

Vraiment trop facile de contrer ce Standard-là dans cette disposition-là, incapable d’appliquer leur schéma tactique et le jeu en une touche de balle, comme le voudrait le coatch.

Ma foi, si une équipe veut se ménager des espaces dans un secteur de jeu précis, ce n’est certainement pas en massant l’essentiel de ses forces à cet endroit, cette façon de faire attirant automatiquement les opposants comme des aimants.

L’idéal consisterait plutôt et tout au contraire à évoluer ailleurs, donc sur les flancs insuffisamment occupés,  pour plonger dans la zone laissée libre.

Or qu’avons-nous vu au coup d’envoi ? Des garçons comme Agbo, Cimirot, Marin, Carcela, se marcher sur les pieds ou se faire marcher dessus par les Anversois, laissant aux seuls Fay et Cavanda le soin d’arpenter leur côté pour ausitôt rentrer dans le  jeu et s’y retrouver à six. ! Cherchez l’erreur …..

J’aurais pour ma part aimé voir évoluer Poccognoli sur le flanc gauche, un cran plus haut, pour apporter des centres « rentrants ». Idem pour Fay à droite, à la place de Cavanda.

J’aurais souhaité voir Luyindama jouer plus haut lui en lieu et place d’Agbo, pour faire valoir davantage ses infiltrations, sa présence dans le rectangle de Bolat, quitte à lancer enfin ce brâve Zino Vanheusden à sa place.

Enfin, j’aurais aimé voir des passes vers l’avant autrement que dans les pieds et donc dans la profondeur, comme sur la seule action de ce type en début de rencontre qui aurait pu ou du nous valoir l’ouverture du score si ce stupide hors-jeu n’avait été sifflé, ce qui nous aurait valu une toute autre rencontre.

En attendant, les regrets sont superflus et voici à nouveau le Standard éjecté du top 6, un peu à l’image de la saison précédente, et sans doute à nouveau condamné à lutter jusqu’au bout pour s’y glisser.

Elle est déjà loin désormais la liesse qui avait fait de nous, contre toute attente, de futurs prétendants au titre, au lendemain de notre victoire contre les Blauw en Zwarte.

Et je doute que le problème soit un problème de volonté ou de grinta…..

Espérons que le retour aux affaires d’Oularé soulage le pauvre Emond, perdu sur son île, même si Lestienne fut l’un des seuls à montrer de  belles choses ce dimanche, bien plus que ….. Carcela, très décevant et donc bien en dessous de son vrai niveau.

Ceci aussi, il fallait le dire……

Gérouche

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