L’axe Malines – Standard n’a jamais aussi bien fonctionné

Après Kosanovic, Renard, Cissé, Vande Walle et Gillet, le Standard a attiré un sixième élément de Malines en moins d’un an. Les rapports entre les deux clubs n’ont sans doute jamais été aussi bons…

A y regarder de plus près, on pourrait presque croire que Malines a déménagé au Standard. L’arrivée d’Aleksandar Jankovic au poste d’entraîneur n’est que l’ultime péripétie d’une histoire d’amour qui ne date pas d’hier mais qui a clairement repris de l’intensité depuis quelques mois. Car, entre les deux clubs, il y a toujours eu une franche collaboration. En 2002, lorsque le Kavé avait été mis en faillite, le club avait fini la saison avec des jeunes et des joueurs prêtés par le Standard, seul club qui avait bien voulu aider Malines dans cette période troublée. L’arrivée d’Olivier Renard dans un premier temps à Malines a raffermi l’entente. Les ventes d’Ibrahima Cissé et d’Anthony Morris à Malines en étaient les premières preuves. Le transfert de Milos Kosanovic dans l’autre
sens en janvier dernier la deuxième. «C’est vrai que connaître la maison aide clairement dans ce genre de négociations nous avait dit Olivier Renard à l’époque. Sa façon de travailler sur ces dossiers avait séduit le président Venanzi qui avait alors décidé de le débaucher. Son lien d’amitié avec Daniel Van Buyten, le nouveau conseiller de Venanzi, avait fait le reste. Ce passage avait été très mal vécu par le président de Malines, Johan Timmermans, et les deux parties n’avaient pas manqué de s’étriper par presse interposée, envenimant l’avant-match de Malines- Standard, qui s’avéra décisif pour le Standard dans son échec pour les Playoffs 1. On aurait pu croire le lien entre les deux clubs définitivement cassé. Il n’en fut rien. «On a dit que je n’étais pas en bons termes avec Malines, ce n’est pas vrai », a minimisé le directeur technique du Standard. Après sa bisbrouille, désireux d’aplanir le différend, il a eu une conversation cordiale avec Timmermans. Le lien était recréé.

MOINS DE RISQUES

Depuis que Renard a rejoint le Standard, c’est quasiment une autoroute qui a été ouverte entre les deux clubs. Enfin, surtout dans le sens Malines-Standard. Le club liégeois a donc d’abord attiré Kosanovic et Renard, puis rapatrié Cissé, avant de nommer Philippe Vande Walle au poste d’entraîneur des gardiens. Naturellement, toutes ces arrivées préfiguraient celle de Jean-François Gillet, ami de Renard, qui avait travaillé sous Vande Walle comme nouveau gardien numéro un. Tout était donc réuni pour l’arrivée de Jankovic. «Nous savons ce que Jankovic peut apporter sur et en dehors du terrain », a déclaré Renard lors de la présentation officielle du nouvel entraîneur liégeois. Car, cette liaison Malines-Standard n’est pas simplement appliquée par facilité mais surtout par connaissance. En optant pour des Malinois, Olivier Renard minimise les risques inhérents à tout changement. Avec Jankovic, il sait très bien ce qu’il prend et possède une vision d’ensemble (tant sur le travail de terrain que sur la façon d’agir en dehors).

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