L’Ajax, un cran au-dessus

Le Standard a subi sa première désillusion européenne en s’inclinant 1-0 à l’ArenA d’Amsterdam.

Courte mais logique défaite, tant la fluidité du jeu de l’Ajax contrastait avec le manque d’imagination des Liégeois. Il leur reste désormais trois jours pour se remobiliser en vue du Clasico de dimanche face à Anderlecht.

Le Standard aura tenu dix minutes. Les dix premières. Le temps qu’il a fallu à l’Ajax pour rentrer dans sa rencontre. Après, la classe biberon néerlandaise a fait le reste. Le jeune Kasper Dolberg a fait de l’axe central sa maison, laissant à Bertand Traoré le soin de faire tourner en bourrique Darwin Andrade, tant par ses débordements que par sa faculté à repiquer dans l’axe. La remarque peut être appliquée de l’autre côté, tant Amin Younes a fait mal à Collins Fai, dont l’apport offensif sauvait les apparences.

«On a eu beaucoup de problèmes avec les mouvements de Traoré et Younes entre les lignes », reconnaissait d’ailleurs Jankovic. Après vingt minutes d’apnée, le Standard sortait à peine la tête de l’eau qu’il se faisait assommer par le but ajacide de Dolberg (28e) qui traduisait une domination claire : 60 % de possession de balle et le double de passes (206 pour 103) à la demiheure suffisaient pour s’en convaincre. Le Standard avait beau s’être préparé à un scénario possession contre reconversion, il n’a pas réussi à donner du rythme et de l’élan à ses contre-attaques, Benito Raman ne luttant pas à armes égales avec Davinson Sanchez, défenseur colombien à la fois élégant et intraitable que ses 20 ans rendent encore plus désirable aux yeux des grands clubs. Face à ce football batave élégant, fluide et efficace, il ne restait plus aux Liégeois qu’à appliquer les valeurs sur lesquelles l’entraîneur serbe, Aleksandar Jankovic, se repose depuis son arrivée : envie, rigueur et discipline. D’envie, les Liégeois n’en ont pas manqué. Mais cela n’a pas suffi face au talent. Il n’aura pourtant pas fallu grand-chose. Un poteau d’Isaac Mbenza à 7 minutes de la fin aurait même pu permettre aux Liégeois de revenir avec un point. Mais il ne faut pas se voiler la face : c’eut été flatteur. Néanmoins, cela prouve une chose : même face à une équipe plus forte, les Liégeois n’ont pas sombré et ont su faire preuve d’une certaine maturité.

Un poteau d’Isaac Mbenza à 7 minutes de la fin aurait pu permettre aux Liégeois de revenir avec un point. Mais c’eut été flatteur

Pas sûr qu’on aurait pu en dire autant, il y a un mois. Mais, cette défaite conjuguée à la victoire du Celta Vigo contre le Panathinaikos, laisse les Liégeois à trois points de la 2e place. Plus que jamais, la double confrontation face au Pana revêt donc son pesant de cacahuètes. Reste à panser les plaies de cette défaite, moins lourde dans les chiffres que dans la manière. Les Liégeois ont prouvé leur faculté de rebond contre Eupen, après l’élimination pitoyable en Coupe des oeuvres de Geel. Sauf que l’adversaire de ce week-end ne se nomme pas Eupen mais Anderlecht. Il leur faudra, pour dimanche, gommer les traces mentales mais aussi physiques que cette rencontre européenne aura engendrées. Car, désormais, le club mosan ne peut pas se reposer sur son noyau pléthorique pour souffler : Jankovic a trouvé son équipe-type et ne compte pas y déroger. Dommage pour les laissés-pourcompte mais aussi pour ceux qui auraient pensé que cette multitude de joueurs laissait au moins au Standard l’avantage de la fraîcheur et de la récupération sur ses adversaires bruxellois. Car, le renouveau affiché ces dernières semaines prendrait un peu de plomb dans l’aile avec une deuxième défaite d’affilée.

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