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La réponse cinglante de Sa Pinto à Vanhaezebrouck: « Je suis choqué du niveau d’éducation de ce coach »

Le Standard a donc été accroché à domicile face à Bruges (1-1) et a donc perdu ses derniers espoirs de décrocher le titre.

« En première mi temps, on a été très fort pendant 30 à 35 minutes. On a marqué et je pensais qu’on en marquerait d’autres. Et puis, dans les 10 dernières minutes, on a eu un passage à vide. C’est normal, on ne peut pas presser 3 matches d’affilée en 8 jours pendant 90 minutes. On espérait profiter de la mi-temps pour récupérer un peu. Quand vous êtes fatigués, c’est plus difficile de faire le jeu que de défendre mais on a essayé jusqu’au bout« , a expliqué Ricardo Sa Pinto en conférence de presse.

Et de poursuivre : « J’ai félicité Leko, le président et les joueurs de Bruges, ils méritaient ce titre car ce sont les plus réguliers« .

En ce qui concerne la polémique autour du but égalisateur de Bruges et la main « involontaire » de Ruud Vormer, le coach portugais s’est montré assez prudent : « On m’a dit qu’il avait poussé la balle du bras mais je n’ai pas encore revu les images. Je n’en ai pas parlé avec l’arbitre. Quand je demande des explications, je reçois un ou deux matchs de suspension. »

La réponse cinglante à Vanhaezebrouck …

Au sujet de l’autre polémique datant de vendredi avec les propos d’Hein Vanhaezebrouck qui a confié que Sa Pinto n’était pas un collègue, Ricardo Sa Pinto a déclaré : « Hein Vanhaezebrouck n’est pas mon collègue. Il a le même job que moi. Je suis choqué du niveau d’éducation de ce coach qui a manqué de respect à mon égard. Je ne vais pas faire comme lui. Il m’a attaqué personnellement mais j’ai trop de respect pour sa famille. On est des pros et il a peut-être perdu la tête.  Il m’appelle « mec ». On n’a jamais parlé ensemble. Il ne me connaît pas et je ne le connais pas non plus. Vous n’êtes pas obligés d’aimer tout le monde ou d’être d’accord avec lui. c’est pourquoi je suis choqué. Je n’ai jamais parlé avec lui. Ne te comporte pas comme un lâche en attendant que je sois parti pour parler comme ça à mon sujet. Si vous continuez à sourire à quelqu’un et à lui serrer la main alors que vous ne l’appréciez pas, j’appelle ça un comportement de lâche. Il déclare que j’ai eu des problèmes avec d’autres personnes. Je suis quelqu’un de sensible car je vis le football à 100%. Je n’ai jamais manqué de respect à un arbitre, à un joueur adverse à un entraîneur. C’est dommage que Leko ne soit plus là pour le confirmer. »

Et d’ajouter : « J’ai perdu 5-0 à Bruges, j’ai dit bravo à Leko. On a été battu 4-0 par Zulte Waregem, j’ai dit bravo au coach de Zulte. Je n’ai pas de problème à dire félicitations à un autre entraîneur. Ce n’est pas un manque de respect quand vous dites a un autre coach ce que vous pensez. Vous pouvez ne pas être d’accord. Il a aussi parlé des problèmes avec le coach assistant d’Anderlecht (Karim Belhocine, ndlr) et le team manager. En football, il se passe des choses avant le match ou à la mi-temps, on est dans le match, il y a beaucoup de tensions et d’émotions. Mais vous devez essayer de résoudre les choses au moment opportun. Après 10 minutes, nous nous sommes serrés la main avec Belhocine et Gunther ( Van Handenhoven, ndlr). Les choses étaient résolues. Quand nous sommes retournés à Anderlecht, Gunther est venu me serrer la main. Pour moi c’est la preuve que tout était oublié. »

« Ensuite, il dit toujours « l’étranger » en parlant de moi. C’est une marque de racisme. Je suis venu ici car le Standard m’a demandé de devenir le coach. On a reconstruit l’équipe, on est parti de loin. On a fait un job incroyable. Le seul but était d’arriver en playoffs 1 et on l’a fait avec les difficultés que vous savez. Ensuite, on a gagné la coupe et décroché le ticket européen. On a joué les playoffs 1 en montrant notre mentalité car nous sommes des vainqueurs, des conquérants. Mon seul défaut, c’est d’aimer la victoire mais pour moi c’est une qualité« , a-t-il insisté.

La question que je me pose, c’est que doit faire un coach qui a tout perdu ? C’est la question que je lui pose !

Sa Pinto a encore pointé une raison de la sortie d’HVH en conférence de presse : « Peut-être qu’il a tenu de tels propos parce qu’en 4 matches, il a perdu 3 fois contre nous. Mais ça je n’y suis pour rien. Si vous n’avez pas les capacités pour comprendre pourquoi vous perdez ce n’est pas mon problème. Le football est international, ce n’est pas une affaire d’ethnies, de religions… c’est un langage international. Demandez à Witsel ou à Waseige comment ils ont été traités chez nous. On est chaleureux et on est fiers de l’être. Il a essayé de détourner l’attention. Dans un moment de pression, il était très nerveux car il perdait toujours contre nous. Pour moi, c’était sa stratégie. Pourquoi n’a-t-il pas expliqué son échec sportif ? Quand une équipe perd, il doit savoir que ce n’est pas toujours la cause des joueurs. S’il n’a pas compris pourquoi il perd, c’est qu’il n’a pas bien fait son job. Je sais pourquoi je gagne et pourquoi je perds car j’analyse toujours mon équipe. Je ne justifie jamais ça à cause des joueurs. »

Et de conclure : « Marc Coucke est venu nous féliciter quand on a gagné à Ostende et quand on a battu Anderlecht, il nous a aussi félicité. Avec Vanhaezebrouck, il a l’entraîneur qui a décroché le trophée du pire coach des Standard – Anderlecht en 99 années d’histoire. Il a perdu 3 fois dans la même saison contre le Standard. Il peut reprendre le trophée et le garder chez lui comme ça il aura gagné quelque chose cette année. Pour finir, il dit que celui qui gagne mérite de continuer. J’ai atteint mes objectifs et je les ai même surpassés. La question que je me pose, c’est que doit faire un coach qui a tout perdu ? C’est la question que je lui pose ! »

 

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