Junior Edmilson veut vite sortir du trou

En plein doute, Junior Edmilson est actuellement dans le trou. Pourquoi n’affiche-t-il pas le niveau qu’il avait à Saint-Trond ? Et comment vit-il la situation ? Tentative de réponse à deux jours d’un choc wallon face à Charleroi que l’ailier belgo-brésilien affectionne.

L’histoire, qui remonte au 6 août, est révélatrice. Ce soir-là, à la 40e minute du match disputé à huis clos face à Saint-Trond, Junior Edmilson se prend le bec avec Adrien Trebel. Ce dernier lui reproche, de manière très virulente, la carte jaune qu’Alexandre Boucaut vient de lui adresser pour un tacle très appuyé sur l’Ukrainien Roman Bezus, suite à une perte de balle d’Edmilson, lequel demande au Français, geste à l’appui, de la fermer. Après la rencontre, dans l’intimité du vestiaire liégeois, la situation s’envenime. Les deux hommes ont une solide explication, à laquelle Réginal Goreux et Eyong Enoh mettent un terme.

Le jeune ailier est tracassé par la situation de son club et cela se ressent dans ses prestations…

Cela en dit long sur l’irritabilité et l’agacement qu’affiche, depuis le début de saison, l’ailier belgo-brésilien, qui traverse des moments très compliqués, à l’image d’Adrien Trebel et Matthieu Dossevi, ses partenaires du milieu de terrain. « Je vous confirme qu’il est tracassé », explique Edi, son papa, qui a porté dans les années 1990 les maillots du RFC Seraing et du Standard. « Il est en train de se poser mille questions, qui polluent son esprit et du même coup ses prestations… » Ivan Santini va-t-il être remplacé dans le secteur offensif ? Adrien Trebel, qui est censé l’alimenter comme Rob Schoofs le faisait si bien à Saint-Trond mais a manifestement la tête ailleurs, va-t-il demeurer à Sclessin ? Qui la direction va-t-elle encore tenter d’attirer en bord de Meuse ? Et qui l’équipe liégeoise risque-t-elle de perdre ? Combien de temps Yannick Fererra, qu’il sait sous pression et qui a été à l’origine de son retour au Standard, va-t-il encore tenir ? Et plus globalement, ce Standard-là, qui apparaît aujourd’hui bien léger et démuni, va-til pouvoir remplir ses objectifs, à commencer par une participation aux playoffs 1 ?

« Je ne suis pas au top de ma forme », confirme honnêtement l’intéressé, qui n’arrive décidément pas à trouver la bonne carburation « C’est surtout mentalement que cela ne suit pas, mais je vais tout faire pour qu’on retrouve le Junior de la saison dernière. Je manque un peu de confiance, mais cela va venir. Je sais que je vais bientôt pouvoir aider l’équipe plus souvent… »

« Il est en train de se poser mille questions, qui polluent son esprit et du même coup ses prestations… »

Très affecté par la situation, Junior Edmilson n’en dira pas davantage, parce que cela ne servirait à rien. Et parce qu’il sait que c’est à lui à trouver les clés pour lancer sa deuxième saison parmi l’élite belge, celle de la confirmation et donc, par définition, celle qui s’annonce la plus compliquée. « Tout le monde voit que Junior n’est pas à niveau », constate aussi son paternel. « Je lui ai dit de se concentrer sur ses entraînements et ses matches, sans prêter attention à tout ce qui se passe au club. En lui rappelant qu’il n’y a qu’une recette pour sortir du trou : travailler, travailler et encore travailler.

En sachant que la fin du mercato lui sera profitable parce qu’à ce moment- là, il n’y aura plus aucune question à se poser et que ce sera donc plus facile pour lui ». Karim Rafiki, son agent de toujours, en accepte volontiers l’augure, convaincu que son protégé, devenu tireur de penalties attitré des Rouches depuis le départ d’Ivan Santini, « doit être capable d’inscrire entre 10 et 15 buts cette saison, toutes compétitions confondues ». À condition que du haut de ses 21 ans, Junior Edmilson retrouve le niveau qui était le sien à Saint-Trond et qui lui avait valu, à l’hiver dernier, d’être courtisé par le FC Bruges, La Gantoise et Galatasaray, « Exact », acquiesce Edi, son papa. « Sclessin n’a pas encore vu le joueur qui avait épaté la galerie lorsqu’il jouait au Stayen… »

Parce que ceux doivent lui fournir les bons ballons sont eux aussi dans le trou et parce que le jeu du Standard penche le plus souvent à droite, où Dossevi est toujours capable de faire, seul, la différence. « À Westerlo, Junior n’a touché que trois ballons en 70 minutes », regrette Edi, désireux de retrouver au plus vite le joueur qui, à Saint-Trond, avait l’art de permuter avec Jean-Luc Dompé et que Victorien Angban, parti à Grenade, et Rob Schoofs, transféré à Gand, savaient mettre sur orbite. « J’ai le sentiment qu’on ne joue pas assez sur ses qualités. Au Standard, il travaille davantage défensivement qu’offensivement. Voyons le positif. Je sais que ses efforts vont bientôt payer. » Dès vendredi dans le choc wallon face à Charleroi, dans un match taillé à sa mesure ?-

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