Guillaume Hubert a en lui l’ADN du Standard

C’est à Charleroi, il y a treize mois, que Guillaume Hubert avait disputé son premier match de championnat sous le maillot du Standard. Il y reviendra dimanche comme titulaire.

S’il avait effectué ses grands débuts professionnels lors d’un match de seizième de finale de Coupe de Belgique laborieusement gagné à Coxyde le 23 septembre 2015 (2-3), c’est à Charleroi, le 25 octobre de la même année, que Guillaume Hubert avait disputé son tout premier match de championnat sous le maillot du Standard, dans la foulée de la mise au placard de Yohann Thuram, victime expiatoire de la défaite concédée une semaine plus tôt face à Westerlo, qui avait plongé le Standard à la dernière place du classement. C’était il y a 400 jours…

Depuis, rien n’a été simple pour le gardien hennuyer de 22 ans, même si son horizon s’est éclairci depuis le déplacement européen au Panathinaïkos, au début du mois de novembre, lorsqu’ Aleksandar Jankovic l’a préféré à Jean-François Gillet, qui avait tout joué jusque-là, à l’exception du match au FC Bruges, pour cause de blessure, mais n’avait plus été aussi déterminant lors des dernières sorties de l’équipe liégeoise. « Le coach m’a appelé dans son bureau à la veille du départ pour Athènes », confie-t-il. « Il m’a demandé si j’étais prêt à jouer. Je n’attendais que ça… »

Parce qu’en treize mois, alors qu’il croyait sa carrière lancée, Guillaume Hubert a pris deux gros coups sur la tête, sous la forme de l’arrivée de Victor Valdés en janvier, puis de Jean-François Gillet en juillet, qu’il a très mal vécu, devant à chaque fois s’effacer pour rentrer dans l’ombre. « On finit, inévitablement, par douter de soi-même, à se poser des questions quant à ses qualités », nous disait-il au début du mois d’octobre. « Ai-je le niveau pour le Standard ? Que dois-je changer pour faire mieux ? Mais je ne tergiverse jamais longtemps. Dès que je broie du noir, je relance la machine et je repars à la guerre. »

PAS D’EXIL

C’est ce que Guillaume Hubert, compétiteur-né, a fait, déçu de ce qu’il a perçu comme étant un manque de confiance et de respect à son égard mais désireux de répondre sur le terrain, et pas ailleurs, à ceux qui doutaient de lui. C’est là son mérite. « Cela a forgé son caractère et l’a rendu plus fort », dit-on dans son entourage. « Mentalement, il est hyper costaud… »

Guillaume Hubert, qui n’a jamais cessé de travailler, en a été récompensé : il enchaînera, dimanche à Charleroi, son 6e match consécutif dans les buts liégeois. « Cela me conforte dans l’idée que j’ai bien fait de rester », confie celui qui, durant l’été, avait suscité l’intérêt de formations anglaises, françaises et espagnoles, mais aussi du FC Bruges, sans suite. « Guillaume est l’un des rares joueurs à ne pas avoir envie de s’expatrier », dit-on dans le vestiaire liégeois, tant l’intéressé vit à 100 % pour le club qui lui avait permis d’assurer sa formation et qui l’avait récupéré en 2012, après trois ans passés à Valenciennes. Où il était parti non pas par choix sportif, mais… scolaire, le système français étant mieux adapté sur le plan des horaires. Avant donc de revenir à Sclessin, où Jean-François de Sart, alors directeur sportif des Rouches, l’avait accueilli à bras ouverts alors que Stoke City et Cardiff, où Hubert avait été en test, étaient sur les rangs. « Le Standard, c’est mon club », martèle Hubert à qui on ne pourra pas reprocher d’avoir en lui, à l’instar de Corentin Fiore, l’ADN du club liégeois.

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