LA GANTOISE 1 – STANDARD 0 : Patatras !

Avec un système inédit, comme pour s’adapter à la mode actuelle mais surtout au jeu des Buffalos, le Standard s’est incliné à Gand. Et une nouvelle fois sur phase arrêtée !

Appelé à fermer cette douzième journée de championnat en ayant déjà la certitude d’avoir deux jours de récupération en moins qu’Ostende lors de sa prochaine excursion dominicale à la Côte, le Standard savait qu’il devait éviter la défaite à Gand pour conserver sa place dans le Top 6.

Certes, à cette période de la saison, cela peut paraître anecdotique mais on imagine que, moralement, cela aurait constitué un adjuvant supplémentaire pour aller saluer, dimanche, la bande à Proto. Mais le club principautaire n’est pas arrivé à ses fins. Et comme à Courtrai, il a de quoi cultiver bien des regrets puisque Trebel, Edmilson et Orlando Sa ont menacé le but de Buffalos inexistants devant Gillet. Jusqu’à la 70e minute et un corner…

Visiblement, à l’Académie, on ne parvient pas à mettre le doigt sur le problème créé par les phases arrêtées défensives. En championnat, les Liégeois n’ont encaissé que dix buts. Mais six consécutifs à des corners ou coups francs. À Zulte Waregem (coup franc, tête et but de Derijck), contre Anderlecht (corner et tête de Teodorczyk) et à Gand (corner et tête de Coulibaly), le Standard a été battu trois fois par le plus petit score (1-0). Et donc une perte de trois unités. Cela commence à faire beaucoup car on peut ajouter le coup franc de Kage et la tête de Totovytskyy à Courtrai pour faire 3-2. Sans oublier qu’à Westerlo, un but avait été marqué suite à une rentrée en touche et qu’à Bruges, suite à un coup franc de Gedoz, les Blauw en Zwart avaient pu égaliser en trois passes !

Une fois encore, le Standard est puni sur une phase arrêtée (un corner de Milivevic repris de la tête par Coulibaly, mal pris au marquage)

«On travaille toujours ces phases », regrettait Jankovic. « Alors cela fait très mal même si on savait que Gand est très fort sur ce genre d’actions. Jusqu’au but, on s’en était plutôt bien tiré. Soares a souffert face à Coulibaly. Mais je pense que rares sont ceux qui ne souffrent pas face à lui sur phases arrêtées. »

Ce but fait d’autant plus mal aux Liégeois que c’était sans doute le meilleur moment d’aller rendre une visite de courtoisie à des Buffalos qui venaient d’encaisser huit buts en deux rencontres. Au point que la déroute au Shakhtar et le revers dans les arrêts de jeu à Eupen ont coûté sa place au gardien Jacob Rinne remplacé par Yannick Thoelen. Et cela aurait pu inspirer les Liégeois en quête d’un succès chez un membre du G5 depuis sa victoire le 21 décembre 2014 à… Gand.

Les Rouches n’ont plus gagné sur le terrain d’un autre membre du G5 depuis le 21 décembre 2014… à La Gantoise. Cela devient inquiétant…

Mais depuis, les Buffalos ont été champions et ont appris à gérer leurs émotions et à se montrer intraitables à domicile où ils restaient sur 15 sur 15 avant d’accueillir les Rouches. Douze jours après avoir innové en changeant ses éléments à deux postes pour trouver une solution de remplacement à la seule suspension de Collins Fai, Jankovic avait une fois de plus décidé de changer ses batteries pour, cette fois, s’adapter à l’adversaire. Et pour y parvenir, il décidait même de relancer Soares, coupable d’avoir presque noyé le navire liégeois à Courtrai finalement sauvé de sa perte définitive par une frappe lointaine de Trebel.

Ce retour du défenseur brésilien était loin de couler de source d’autant que cette option tactique faisait une victime inattendue : Benito Raman. Auteur de deux buts et d’une prestation convaincante sur le flanc contre Waasland-Beveren, l’enfant de Gentbrugge n’a pas eu droit à des retrouvailles dignes de ce nom avec ses anciens supporters même s’il est monté au jeu après l’ouverture du score.

Devait-on y voir une volonté de son coach de protéger un jeune joueur pourtant acclamé par le stade quand il est parti s’échauffer en première période ?

En attendant, force est de constater que l’option choisie par l’entraîneur serbe fut globalement payante. Jusqu’au moment où Coulibaly est sorti de sa boîte. Gand s’imposait grâce à son efficacité. Quant aux Liégeois, l’heure était des regrets !

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